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I'm the Villainess, So I'm Taming the Final Boss

Chapitre 11

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Chapitre 11

Chapitre 11

Chapitre 11/1906%~5 min de lecture920 mots

Entre la rupture des fiançailles et la fin, il y a deux événements importants qui concernent le sort d'Irène.

L'un est l'événement lié à l'éveil du Roi Démon, directement lié à sa cause de mort.

L'autre est l'événement de la soirée où Cédric rend publique la rupture de ses fiançailles avec Irène et annonce ses fiançailles avec Lilia.

La demoiselle vicieuse Irène refuse d'accepter la rupture des fiançailles et, pour empêcher l'annonce des fiançailles de Lilia et Cédric, engage des voyous pour enlever Lilia afin qu'elle ne puisse pas assister à la soirée. Mais cela est empêché in extremis par un personnage rival -- Irène considère que Marks correspond à ce rôle.

Sans le savoir, Irène assiste à la soirée dans l'espoir de se raccommoder avec Cédric, mais elle est dénoncée par Lilia qui apparaît sur place, reniée par la maison ducale de Dortrish, et jetée dans le quartier bas en tant que roturière. C'était un dénouement qu'Irène aurait préféré éviter si possible.

Car elle n'a pas la capacité de survivre en tant que roturière.

Malheureusement, elle ne l'avait pas non plus dans sa vie précédente.

Cela dit, l'option de ne pas assister à la soirée n'est plus disponible non plus.

Ce matin, quand elle a sondé son père avec « Je me demande si je ne devrais pas finalement décliner la soirée », il a répondu avec un air surpris : « Tu veux devenir roturière ? » Il était sérieux. Son père le ferait absolument. Ne pas y aller mènerait au même résultat.

Mais élaborer un plan pour empêcher un enlèvement qui peut ou non avoir lieu revient, dans le sens où il faut approcher Lilia, à un cheveu de l'action de fomenter soi-même un enlèvement. Être soupçonnée est aussi dangereux.

En résumé, dans la situation actuelle, il n'y avait aucun coup concret à jouer pour éviter les flags du jeu.

(Mais au moins, il faut que j'amène Claude-sama comme partenaire à la soirée et que je fasse en sorte que tout le monde voie que la rupture des fiançailles me ravit du fond du cœur.)

Ainsi, même si quelqu'un d'autre enlève Lilia, Irène n'aura plus de mobile. Puisqu'on ne sait pas ce qui va se passer, il faut d'abord jouer les coups sûrs qu'on peut jouer.

En plus, il faut aussi accomplir la mission de son père : « Compensez les pertes de la maison Dortrish. »

(Il n'y a pas de temps. -- Je n'ai d'autre choix que d'avancer sur les deux fronts en même temps.)

C'est pourquoi, malgré l'immédiateté de la situation, Irène marchait sur un sentier forestier.

Une robe blanche épurée, des bottes lacées. Tenant un grand panier, faisant tournoyer un parasol en marchant, elle se trouvait elle-même parfaite en demoiselle bien née.

Le problème, c'est qu'elle tournait sur le même endroit depuis une bonne heure.

« Est-ce que c'est ce qu'on appelle une barrière ? »

Dénouant le mouchoir qu'elle avait noué à une branche comme repère, Irène ferma son parasol.

Même en levant les yeux au ciel, pas une ombre. Les arbres touffus semblaient eux aussi artificiels, d'une façon ou d'une autre.

« La barrière à l'entrée de la forêt était normale comme toujours... Y a-t-il quelqu'un ? »

Quand elle regarda tout autour, un silence anormalement profond lui répondit.

Elle tenta d'appeler une fois de plus.

« Ne pas se montrer par peur de ma personne... le Roi Démon est vraiment lâche, hein ? »

Le paysage ne changea pas. Mais elle sentit une présence. Il devait être en colère d'avoir vu le Roi Démon insulté.

'Personne ne me voit, ou quoi ? Dans le jeu c'était pareil, mais les monstres l'aiment vraiment.'

Et probablement, Claude est aussi faible face aux monstres.

Irène soupira avec componction.

« Je comprends, je renonce à vous rencontrer aujourd'hui. Mais il y a quelqu'un, n'est-ce pas ? Ne voulez-vous pas sortir ? J'ai apporté un cadeau d'excuses. »

Pas de réponse. Mais une atmosphère d'embarras parvint tout de même jusqu'à elle.

Irène ouvrait le couvercle de son panier et en montrait le contenu à l'espace vide. Beaucoup de biscuits, aux amandes et au chocolat.

Étonnamment, elle savait grâce au jeu que les monstres aiment manger de la nourriture humaine.

« Je les ai faits moi-même. Je ne sais pas s'ils vous plairont, mais j'aimerais que vous les acceptiez. Et ceci, je pensais aux corbeaux... »

En disant cela, elle sortit un petit nœud papillon de la poche intérieure du panier. Le ruban de soie pourpre profond était lisse, nullement bon marché.

Le tenant d'une main, Irène sourit gaiement.

« Comme je l'ai dit hier, l'accueil des corbeaux touche à la réputation du Roi Démon. Alors j'aimerais que les monstres aussi aient un peu de dignité. »

Le paysage ne changeait en rien. Mais elle ressentit sur sa peau cette atmosphère d'embarras.

« C'est un accessoire pour ça. Ne pourriez-vous pas le porter, ne serait-ce que le chef le plus fort parmi les corbeaux ? En tant que preuve du gardien en qui le Roi Démon a confiance. »

Aucune voix ne s'entendait. Mais elle eut l'impression d'entendre une voix dire « preuve du gardien ».

Le même ton enjoué que le marmonnement d'hier sur le fait d'être le bras droit de Belzébuth.

« Personne ne veut sortir comme représentant ? Ou le Roi Démon dit que c'est non aussi ? »

« Fille humaine, donnez-la ! »

Avec un bruit d'ailes, des corbeuls jaillirent soudain de l'espace vide.

Sans savoir qu'Irène esquissait un fin sourire.

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