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I Stole the Child of My War-Mad Husband

Chapitre 81

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Chapitre 81

Chapitre 81

Chapitre 81/8694%~10 min de lecture1 837 mots

« Il y a des gens qui tuent réellement pour se le procurer, mais heureusement, je n'ai pas entendu parler d'un meurtre où seul le cœur manquait cette fois-ci. »

« Si personne n'a été tué, cela veut dire que le mage noir a prélevé le cœur sur un cadavre. »

« Exact, c'est peut-être pour ça que le mage noir est encore en mouvement. »

« …mais de combien de cœurs a-t-il besoin ? Je ne pense pas que ce soit un seul. »

« Au moins une centaine. »

'C'est vraiment pas une blague.'

Exhumer plus d'une centaine de tombes représenterait un travail titanesque.

« À l'origine, il est difficile de mener la magie interdite à son terme. Les résultats sont puissants et incontrôlables. »

Soudain, je me demande qui est ce mage noir. Il a un air différent de tous ceux que j'ai vus jusqu'ici.

'Il n'enlève pas les gens pour les transformer en gargouilles.'

Bien sûr, profaner les tombes d'autrui est déjà assez grave.

Il est interdit ne serait-ce que de rencontrer une âme morte.

N'est-ce pas le vœu de quiconque a perdu un être cher ?

« N'est-ce pas un individu ordinaire ? »

« Qui ? »

« Le mage noir. Peut-être avez-vous mal cerné le champ de l'enquête dès le départ. Vous avez enquêté sur la base de la prémisse qu'il fallait retrouver le mage noir maléfique qui se cache depuis le début. C'est peut-être pour ça que vous ne le trouvez pas ? »

« Mais les gens qui utilisent la magie interdite sont tous fous. Ils achètent des gens, les démembrent et les recousent. »

« Pourtant, je pense qu'il faut réfléchir un peu différemment de d'habitude. »

J'ai fait une pause, puis j'ai poursuivi : « Même un individu ordinaire perd le sens de sa vie s'il perd brutalement quelqu'un d'important pour lui. Je peux comprendre dans une certaine mesure le désir de revoir la personne qu'on aime, même en utilisant ce genre de contrainte. »

« …… »

J'ai regardé le silencieux Rupert. « Toi, tu ne comprends pas exactement ce que je dis. »

« …c'est vrai. »

C'est normal, c'est tout à fait normal.

Il n'a jamais pu avoir un être cher. Et il n'a jamais été aimé par qui que ce soit non plus.

Il doit être difficile de saisir exactement le concept de « perdre un être cher et s'effondrer ».

Alors, il n'y a pas de progrès dans cette affaire. Parce qu'il s'est uniquement concentré sur la traque d'un mage noir maléfique qui utilisait la magie interdite.

'Est-ce que la faiblesse de Rupert, c'est un manque de perspective humaniste ?'

Il arrive que les gens agissent uniquement sous le coup de l'émotion, mais on dirait qu'il ne les comprend pas exactement.

'Il connaît la théorie, mais j'ai l'impression qu'il galère avec la mise en pratique.'

Secouant la tête, j'ai commencé à faire le tour du cimetière.

Maintenant que c'est comme ça, autant essayer de glaner un indice sur le mage noir.

D'abord, j'ai regardé aux alentours de l'entrée, mais j'ai entendu un léger murmure quelque part.

C'était derrière la structure installée au coin du cimetière.

« …quoi…comment ? »

« …toi ! …ha…ha ! »

Même en plein jour, la voix qu'on entendait depuis le cimetière était terrifiante.

Tandis que j'hésitais à appeler un chevalier, j'ai remarqué une chose en regardant le sol.

« Ahhh ! »

Mon cri a fait sursauter les gens que je voyais.

« Ahhh ! »

« Ahhh ! »

« Fuyons ! »

« Vous n'avez pas à fuir. »

Il y a trois enfants qui se cachent. Je m'en suis rendue compte seulement quand j'ai vu de petites empreintes de chaussures sur le sol tout à l'heure.

Les enfants, qui avaient l'air d'avoir 7 ou 8 ans, me regardaient avec des yeux méfiants.

« Vous allez pas nous gronder ? »

« Je ne vous gronderai pas. C'est dangereux de jouer ici, ceci dit. Vous venez d'où ? »

« De l'orphelinat à la périphérie de la rue du Sud. »

Je me demandais pourquoi il y avait des enfants ici, visiblement, ce sont des enfants de l'orphelinat.

J'ai demandé s'ils avaient vu quelque chose par hasard. « Vous venez ici souvent ? »

« Heu, peut-être une fois par semaine ? C'est bien pour jouer à cache-cache sans les adultes. »

« Vos autres amis de l'orphelinat viennent aussi ? »

Les enfants ont hoché la tête en même temps.

À ce moment-là, un gamin a demandé avec des yeux curieux : « Au fait, tu es une princesse, Noona ? »

[T/N : Noona = grande sœur]

Noona ? T'es un bon gamin !

[T/N : Elle préfère qu'on l'appelle Noona/grande sœur plutôt qu'Ahjumma/tata]

Aux yeux des enfants, je dois avoir l'air d'une princesse rien qu'en portant des vêtements luxueux.

« Non, je m'appelle Noel Ainel. »

« Ah ! Je sais ! Tu es la femme du seigneur ! »

Vous avez pas dit « nim » un peu trop ?

[T/N : « Nim » s'ajoute à la fin d'un mot pour marquer le respect. Voici la traduction littérale de la phrase précédente : « Ah ! Je sais ! Tu es la femme-nim du seigneur-nim ! »]

J'ai retenu mon rire parce que c'était trop drôle. À ce moment-là, un autre gamin a haleté.

Il a dit : « Tu attrapes les enfants la nuit et tu les transformes en tartes à la framboise !? S-s'il te plaît, sauve-moi ! »

'Non, c'est quoi les rumeurs qui courent sur moi !?'

C'est un peu choquant !

« Non, je déteste la tarte à la framboise. »

Le gamin qui venait de parler de tarte a demandé : « Alors tu aimes quoi ? »

« La tarte aux pommes. »

« V-vous allez nous transformer en tartes aux pommes !? »

« Ferme-la », a dit un autre gamin.

Heureusement, les autres se sont mis à me défendre.

« Oh, non ! Frère Mion a dit que contrairement aux rumeurs, la madame et la jeune demoiselle sont toutes les deux très gentilles ! »

J'ai été touchée par ces mots. Mion, je devrai lui donner des goûters à manger avec les gamins quand je rentrerai.

'Oh, c'est pas le moment de papoter.'

« Les enfants, vous avez vu des adultes suspects par ici ? Avec une pelle, qui creusent la terre par exemple. »

« J'en ai pas vu. »

« Ben… alors, à part vous, qui vient souvent ? »

« Frère Mion ! »

[T/N : Mion est le nouvel ami de Leah. Relisez le chapitre 77 si vous avez oublié]

« Merci de me l'avoir dit. Mais c'est dangereux, alors ne jouez pas ici trop souvent. »

« Oui ! »

Une fois le travail urgent fini, je devrai trouver un plan pour installer une aire de jeux près de l'orphelinat.

'Il faudra que je demande le reste à Mion.'

Et suite à ma fouille du cimetière, j'ai vu plusieurs tombes portant des traces d'avoir été déterrées.

Comme prévu, les cadavres n'ont pas de cœur.

***

En allant au bureau, j'ai machinalement regardé par la fenêtre et j'ai vu Mion passer par le jardin.

Alors je suis sortie.

« Mion. »

Le garçon a relevé la tête, surpris.

« Ma-madame ! »

« Il est temps de rentrer, tu fais quoi là ? Tout le monde va s'inquiéter si tu rentres trop tard. »

Le garçon a marmonné : « Juste, je cherchais quelque chose que j'ai perdu… »

J'ai demandé curieuse : « Quoi ? Les servantes l'ont peut-être trouvé, dis-le-moi. »

Mion a secoué la tête. « C'est bon ! C'est pas quelque chose dont vous avez besoin de vous occuper, Madame. »

« Vu que t'es même pas rentré, je pense que c'est important, non ? Ma fille joue souvent ici, donc je lui demanderai si elle a ramassé quelque chose par hasard. »

Le garçon a baissé la tête. « Merci. »

« Mion, j'ai un truc à te demander. »

« Oui… ? »

Il était clairement nerveux. Vu la situation, il n'avait pas le choix, alors j'ai demandé d'une voix aussi douce que possible.

« Tu vas souvent au cimetière ? »

« Hein ? Oui… heu, comment tu sais ? »

« J'ai rencontré les enfants de l'orphelinat là-bas tout à l'heure, mais comme tu y vas souvent, je voulais te demander un truc. »

Le garçon a avalé sa salive.

J'ai demandé : « T'as déjà vu une personne suspecte dans le coin ? Surtout quelqu'un qui tient un outil genre pelle. »

Mion a secoué la tête immédiatement. « J'en ai jamais vu… »

« D'accord, merci de me l'avoir dit. »

Juste au moment où j'allais me retourner, j'ai senti un truc bizarre.

'J'ai oublié un truc.'

« Ah ! »

Je me souviens maintenant.

« Oui !? » Mion a été surpris.

« J'ai fait préparer des goûters par la cuisine pour que tu les emportes. Va les manger avec les autres gamins. »

« Oh, merci… »

Encore une fois le garçon s'est incliné, et cette fois je me suis vraiment retournée pour aller au bureau.

'Y en a une sacrée quantité.'

Quand j'ai ouvert la porte du bureau, j'ai vu Ordin et Rupert aux prises avec des papiers.

C'était une scène normale, mais le papier qu'il regardait contenait l'identification d'un suspect.

Parce que Rupert a rallié mon avis au cimetière. Que le mage noir pourrait être un individu ordinaire.

« Combien de gens sont passés par les trois villages ? »

L'adjoint a répondu avec un air embêté : « Comme les trois villages font des affaires avec nous, y en a beaucoup. »

Au moment où les apparitions de fantômes ont eu lieu, on cherchait des suspects en sélectionnant les résidents locaux qui visitaient les villages.

C'était parce qu'il semblait que le mage noir visait un village proche du territoire d'Ainel, donc c'était très probable qu'il se soit installé ici comme base.

'Le commerce et l'échange se sont développés, donc même si tu voyages dans plein d'endroits, tu passes pas pour suspect.'

J'ai vérifié les noms des villages sur la carte étalée sur la table.

'Le village d'Onyx…'

C'est un endroit que je connais ; le village que Leah a recommandé à Carla.

La première apparition de fantôme a eu lieu ici.

'Alors c'est sûrement là que la magie interdite a commencé.'

Leah a dit qu'elle avait entendu parler de ce village par un ami.

'Cet ami, c'est Mion.'

Y a un truc qui cloche. J'ai l'impression de passer à côté d'indices importants.

'Au fait, comment Mion connaît le village d'Onyx ?'

Y a aucune chance qu'un gamin d'orphelinat soit allé tout seul dans un autre village. C'est trop dangereux.

« Ou alors Mion vient de là-bas ? »

S'il vient de l'extérieur, ça explique qu'il connaisse d'autres villages.

« Sinon… »

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