J'ai posé une question stupide, tout embarrassée que j'étais.
Aren avait un petit visage mignon, des cheveux noirs qui lui couvraient à moitié la nuque. Au premier coup d'œil, son apparence se situait entre un beau garçon et une belle femme.
Pourtant, ses yeux dorés comme ceux d'un oiseau de proie étaient assez perçants pour effacer toute cette première impression.
Je l'ai admiré en silence.
'C'est la première fois que je rencontre quelqu'un qui réunit les mots joli et cool.'
Quel que soit le sexe, c'était une beauté objectivement attirante.
« Oui, Madame. Je n'ai pas de nom de famille, vous pouvez donc m'appeler par mon prénom. »
J'ai fait de mon mieux pour ne pas afficher une expression gênée à cette réponse.
Parce qu'il ment et que je connais sa vraie identité.
Le vrai nom du chevalier devant moi est Aisha Ren.
C'est l'héroïne de ce monde qui sera plus tard avec Rupert.
Elle est actuellement déguisée en homme.
'Honnêtement, elle était l'exact opposé de ce que j'avais imaginé.'
Aren a certes l'air joli au premier regard, mais plus on le regarde, plus chaque expression, chaque mouvement, chaque intonation sont vraiment ceux d'un vrai chevalier.
« Enchantée, Monsieur Aren. »
« Vous pouvez me tutoyer. »
« Ah… non. Merci d'avoir aidé ma fille, Monsieur Aren. »
« Il n'y a pas de quoi, Madame. »
Leah a également attrapé le bord de la manche d'Aren et l'a remercié avec vigueur une fois de plus.
« Merci, Monsieur Aren ! »
Ma fille est vraiment un ange. Leah a souri radieusement en le remerciant, mais cela n'a pas duré longtemps.
On dirait que Leah a trouvé quelque chose au bord de la manche d'Aren qu'elle tenait.
Les yeux de Leah se sont écarquillés.
« Oh, tu es blessé quelque part ? »
J'ai alors vu le bras d'Aren.
Les extrémités de ses manches étaient trempées de sang.
'L'avons-nous intercepté alors qu'il allait se faire soigner ?'
J'ai rapidement parlé à Aren.
« Ah, donc vous alliez chez le médecin ? Désolée de vous avoir dérangé. »
Leah a vu sa blessure et a marmonné.
« Tu as mal… »
Aren a rapidement répondu aux inquiétudes de Leah.
« Je me suis blessé par inadvertance pendant un match. C'est juste une blessure mineure. Je reviens du médecin, alors vous n'avez pas à vous inquiéter, Mademoiselle. »
« Hein ? On dirait que la blessure n'a pas été soignée. »
« C'est parce que le médecin est absent. »
J'ai légèrement froncé les sourcils à ses mots.
« Comment se fait-il que le médecin soit si souvent absent… »
C'est pour cela que l'apprenti est venu soigner Leah, après tout.
Peut-être a-t-il cru que j'avais de mauvaises intentions, Aren a défendu le médecin.
« Non, Madame, ces temps-ci il y a beaucoup de monstres qui apparaissent et beaucoup de blessés. Tous les médecins de la famille Ainel doivent être là-bas. »
En d'autres termes, le médecin n'est pas paresseux, mais manquent-ils de main-d'œuvre ?
« Hum, alors… ah ! »
À ce moment-là, Leah, qui marmonnait avec de profondes pensées à sa manière, a cligné des yeux.
« Tu peux laisser faire ma maman. Si ma maman touche, ça ne fait pas du tout mal ! »
Aren a paniqué. Les Maîtresses sont plus précieuses que l'or dans ce monde.
C'est un fardeau. Pourquoi quelqu'un comme ça le soignerait ? a pensé Aren.
« Non, Mademoiselle. Ce n'est pas quelque chose dont vous devez vous soucier. »
« Tu n'as pas mal ? Ma maman peut te soigner ! »
Leah m'a regardée avec des yeux innocents pleins de confiance.
… la voyant comme ça, je ne peux pas l'ignorer.
« C'est vrai, je devrais le faire. »
J'ai souri radieusement en regardant Aren, qui est devenu immédiatement encore plus perplexe.
« Allez, ne vous inquiétez pas trop. »
Bon, Aren semble inquiet face au soin soudain de la « Marquise Viscieuse ».
Avec cette pensée, j'ai ri de l'expression mal à l'aise d'Aren.
***
Rupert est bizarre.
Il a fait exactement la chose bizarre.
J'ai regardé les boîtes cadeaux colorées empilées devant mes yeux.
Tous ces articles sont réputés difficiles à obtenir même dans les boutiques les plus prisées des aristocrates.
De magnifiques bagues et colliers, robes, chapeaux, chaussures, gants en dentelle…
« Qu'est-ce que tout ça ? »
La servante a poliment répondu à ma question.
« C'est le Marquis qui les a envoyés. »
« Pourquoi ? »
Rupert me déteste terriblement, mais qu'est-ce que c'est que ça ?
La servante a répondu avec un air perplexe.
« C-c'est… enfin… Je suis désolée, Madame ! »
Elle a dû être effrayée parce qu'elle pensait avoir offensé la sensible Marquise.
« Non, vous n'avez pas à vous excuser. »
J'étais vraiment curieuse des intentions de Rupert.
'Ça ne sert à rien de demander à la servante.'
« Le Marquis n'est-il pas sorti aujourd'hui ? »
« Si, Madame. »
Je n'ai pas horreur des jolies choses.
Cependant, compte tenu de l'expéditeur, je ne pouvais pas simplement les accepter.
'Il va falloir que je demande à Rupert.'
J'ai immédiatement quitté la pièce. Heureusement, je n'ai pas eu à aller jusqu'au bureau pour le trouver.
Je suis juste tombée sur Rupert dans le couloir.
Je l'ai immédiatement appelé.
« Marquis. »
Rupert s'est arrêté dès qu'il a entendu mon appel. Mais il m'a toujours tourné le dos.
Puis il a marché d'un pas plus rapide.
« Marquis ! »
Il m'ignore à nouveau.
Au bout du compte, agacée, j'ai crié.
« Rupert ! »
Ses pas rapides se sont immobilisés.
[Note du traducteur : Maintenant, l'héroïne originale est toujours une chevalier nommée Aren, pas la Princesse Aisha Ren, donc j'utiliserai le pronom « il » à la place.]