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I Met the Male Lead in Prison

Chapitre 19

I Met the Male Lead in PrisonI Met the Male Lead in Prison
Chapitre 19

Chapitre 19

Chapitre 19/4146%~8 min de lecture1 436 mots

« Promenade, c'était si terrible que ça ? »

« Une promenade ? » Il esquissa un léger sourire en essuyant ses larmes.

« C'est ce que j'ai demandé au chef des gardiens, pour que tu puisses faire une promenade… » Ses yeux, encore pleins de larmes, me regardaient avec confusion. Mais je lui répondis par un large sourire pour apaiser le tremblement de ses yeux bleus.

Je n'étais capable de rien. Si je touchais cet entrave à son cou, il ne s'ouvrirait pas et le motif de rose ne s'arrêterait pas. C'est pour ça que j'étais soulagée. Pour l'instant, je ne peux qu'admirer sa beauté et lui servir d'aide.

Ouais, c'est tout. C'est la seule chose que je puisse accomplir en tant que figurante.

« Et un "Merci", ça te dit ? » J'hésitai un peu à prononcer ces mots.

Mais il se mit soudain à avancer sur les genoux. Attends une minute. Non, n'avance pas comme ça ! Tu n'es pas un animal ! J'avais envie de le lui dire, mais…

« …toi ? »

« Si tu demandes si c'est vrai, alors je dirais oui. Mais peux-tu me le demander avec des mots humains, pas seulement par regards interposés ? »

« De… dehors. »

« Oui. Dehors. C'était bien ? » Il acquiesça en réponse à ma question.

Je posai un regard fier sur ce hochement mouillé. Oui, c'est exactement ce que je voulais faire. C'est un destin qui passera de toute façon. Je suis aussi très heureuse de cette expérience de run. Ce ne sera pas gagnant-gagnant, ça ?

En fait, le roman est plus court que la plupart des romans qu'on lit habituellement. Par conséquent, l'union sexuelle des protagonistes a eu lieu immédiatement après qu'il fut libéré des entraves.

On sait tous que l'amour c'est bien, mais ils auraient pu profiter un peu plus des petits bonheurs en faisant d'autres choses. Mais qu'est-ce que tu attends ? C'est un roman pour adultes, donc les lecteurs ont dû s'attendre à une conjonction rapide. C'est comme ça que c'est censé être.

Tout comme l'héroïne, j'ai vu Ricdorian dans une cellule, mais c'était parce que j'avais lu ce roman et que je le connaissais. Tandis que pour eux, c'est l'œuvre du destin.

« Faisons une promenade ensemble la prochaine fois. » En disant ça, j'ai eu l'impression que ce qu'on ferait serait une promenade de chien. Peut-être parce que je le regardais, encore à genoux comme un chien. Mais quand même, je veux faire ça.

Son regard tremblant se calma et se tourna vers moi. La simple vue de lui me fit transpirer.

Peu de temps après, il humecta ses lèvres de sa langue. Inconsciemment, mon regard se posa sur ces lèvres.

« Ma… Maître, comment tu appelles ça ? »

« Moi ? Heu-heu. Bah, faire une promenade ensemble… mais… Maître ? »

« In, in, intéressé ! »

« Ta blague est à mourir de rire. » Je ris. Pourquoi m'appellerait-il Maître ?

Je restai perplexe en voyant qu'il ne me lâchait toujours pas. Alors je jetai un œil à sa main et piquai le dos de celle-ci.

« Tu comptes me lâcher quand ? » Sa main tenait encore le bas de mes vêtements.

C'est difficile de le faire lâcher prise, c'est une brute, alors je lui chatouillai le dos de la main avec mes doigts, puis je glissai vers le bas, libérant l'ourlet.

« Oh, oh, j'ai rien fait. »

« C'est toi qui tiens mes vêtements comme ça ! »

« Pas a, ha… ha… pas mains. »

« Quoi, donc t'es le seul à qui il est permis de toucher n'importe quoi ou n'importe qui ? »

Quand je touchai le bout de ses doigts avec le bout des miens, Ricdorian tressaillit.

« …bein, pas ça. »

C'est mignon de continuer à le taquiner. J'ai envie d'essayer de le toucher une fois de plus parce qu'il continue à faire le chaton naïf. Je pouffai à cette pensée, en me couvrant la bouche.

« Injuste… » Comme je riais de lui, il se contenta de tourner la tête.

« La prochaine fois que tu feras une promenade, ne t'enfuis pas. »

« Arff ! »… Depuis quand t'es devenu un chien ?

Je ris de l'absurdité de la situation. Je ne sais pas si c'est intentionnel, mais je suis sûre qu'il se transformera en bête à un moment exquis.

Avant que je m'en rende compte, la rougeur avait disparu de son visage. Je contemplai sur place ses yeux féroces tandis que son côté rationnel battait en retraite après le coucher du soleil.

Je plissai les yeux et le regardai.

« Tu n'écoutes rien de ce que tu n'as pas envie d'entendre, c'est ça ? »

« Ouaf ! ouaf, ouaf ? »… Ce jeune homme ne dit des bêtises que quand ça l'arrange. Aïe !

Hé ! J'ai essayé d'aboyer avec lui dans un accès de colère, mais j'ai changé d'avis et me suis retournée.

Le jour où j'ai fait une promenade avec Ricdorian est arrivé plus tôt que je ne le pensais.

« Ça fait longtemps. Iana. » Le gardien m'accueillit avec joie.

À ma grande surprise, marcher avec Ricdorian n'était pas difficile. Au préalable, j'avais peur d'être une charge pour les gardiens qui entouraient le jeune homme et qu'on me rejette et m'ignore, mais contre toute attente, on me plaça avec lui au centre.

De plus, de temps en temps, les autres gardiens que je connaissais me saluaient au fur et à mesure qu'on se croisait, et la plupart étaient ceux qui avaient reçu quelque chose de moi. Mon sourire de capitaliste l'emportait sur moi.

« Je ne suis pas allée à la buanderie ces derniers temps. Je suis désolée. »

« Tu ne te sens pas mal pour autre chose, pas pour moi ? »

Après avoir échangé quelques mots avec le gardien de la buanderie qui m'apportait de nouveaux vêtements, je jetai un coup d'œil à Ricdorian. Le garçon m'attendait, avec les gardiens qui l'entouraient, et détourna le visage au moment où nos regards se croisèrent.

« Salut. »

Hmph. Pourquoi détourne-t-il les yeux ?

Chaque fois que nos regards se croisaient, il détournait toujours la tête, la faisait pivoter, et fixait l'autre côté d'un air absent. Mais je le surprenais toujours à me regarder avant qu'il ne baisse les yeux.

Qu'est-ce qui lui prend encore ? Réfléchir à un truc comme ça me fait pulser les tempes.

« Tu n'es pas mal à l'aise avec ça ? »

Quand je revins vers lui, je lui demandai immédiatement et tapotai les menottes serrées contre ses poignets.

« Je… je ne suis pas mal à l'aise… »

Après avoir dit ça, il acquiesça visiblement, s'assurant que je le voie bien. Mais dans son hochement, je vis ses oreilles rouges pointer à travers ses cheveux argentés.

Les prisonniers de Kambrakam étaient si pressés de découvrir la vraie identité de Ricdorian après sa première apparition à l'extérieur. Mais après quelques jours de recherches, il semblait que personne n'avait pu réunir d'informations le concernant. Cela indique juste que la vraie identité de Ricdorian doit être une information classifiée. De plus, les gardiens ne connaissaient Ricdorian que comme un prisonnier pour « crime de magie ».

Un prisonnier pour crime de magie était spécifiquement un prisonnier impliqué dans de lourdes infractions légales, et était classé comme un prisonnier qui provoquait souvent des tumultes et des éclats soudains.

Le nombre de gens qui observaient devait encore se demander qui il était.

D'un autre côté, je réalisai, en pénétrant dans le cercle de ces gardiens, que ce n'était pas aussi menaçant que je l'avais vu de l'extérieur.

Cependant, au cas où Ricdorian aurait tendance à être agressif, j'espère que personne ne sera blessé, surtout ceux qui s'approchent de nous.

« Mais c'est quoi ça sur ton cou ? » J'inclinai la tête puis regardai le cou de Ricdorian, me demandant aussi ce que c'était que ce truc.

Son cou était pourvu d'une autre sorte d'entrave que celles qu'il portait depuis sa naissance. Ça ressemble plus à un collier.

Bientôt, le gardien à côté de lui répondit.

« C'est un collier-entrave spécialement créé pour les criminels de magie. Il s'active dès que le prisonnier devient sauvage et violent. Bien qu'il soit aussi un outil utile pour les empêcher de s'enfuir et de s'échapper. »

J'examinai le collier de plus près. Du fer… C'est du fer.

Le gardien saisit la chaîne qu'il tenait, et Ricdorian gémit en étant étranglé : « C'est juste un petit truc mais avec un très grand but. »

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