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I Had a Grand World

Chapitre 467

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Chapitre 467

Chapitre 467

Chapitre 467/59878%~7 min de lecture1 307 mots

Fouettée par les vagues déferlantes, la goélette, incapable d’esquiver à temps, chavira. Les gens à bord hurlèrent en plongeant dans l’eau.

Parmi eux, des matelots côtoyaient des aventuriers exceptionnels qui y voyageaient sans frais.

Plusieurs de ces Surhumains bondirent hors du vaisseau, glissèrent sur la surface de l’eau et se posèrent sur la chaloupe la plus proche.

La plupart fut cependant emporté par l’eau, se débattant désespérément et hurlant à l’aide.

Personne ne pouvait pourtant intervenir ; les autres navires avaient à peine eu le temps d’éviter le colosse.

Pour comble de malheur, après avoir semé la panique dans la flotte des Habitants de l’Abîme, le gigantesque vaisseau de guerre semblait mécontent. Il fit demi-tour et se lança à la poursuite des petites embarcations qui filaient à toute allure.

Au fronton du navire, un géant hideux bardé de cuir brandissait une Hache de Guerre en rugissant : « Faibles misérables ! Si vous tenez à votre peau, tirez-vous d’ici ! Laissez passer ce vieux ! »

Face à cette scène, Gao Jing éprouva une vive surprise.

Le Pays du Dragon Ancêtre était assurément une mine d’or. Le hic, c’est que pour y mettre la main, il ne suffisait pas de terrasser ses concurrents. Que venait faire cet acharnement contre les Habitants de l’Abîme ?

Boum ! Boum !

Sensant le péril, les chaloupes en fuite actionnèrent rapidement les catapultes installées sur leurs ponts pour décocher une pluie de pierres contre leurs assaillants.

L’écart de taille était monumental. Le gros vaisseau encaissait presque rien ; quelques projectiles qui l’atteignaient ricochaient sur sa carrosserie blindée.

Une telle impunité exaspéra encore davantage le géant.

Le géant aux traits burinés intercepta une pierre en plein vol, grommela un ordre guttural et la renvoya dans les airs.

Sa force herculéenne était vertigineuse ; il injecta une puissance fougueuse de Souffle de Combat dans le projectile. La masse rocheuse filait dix fois plus vite, déchirant l’air avec un sifflement strident avant de s’enflammer brutalement.

BOUM !

En l’espace d’une seconde, le bloc rocailleux percuta la coque d’une chaloupe et s’y englua, y ouvrant une déchirure béante.

L’eau se rua à travers la faille !

Le navire ralentit dangereusement, voué à être capturé et coulé. Les guerriers à bord prirent alors une décision courageuse : ils se jetaient littéralement vers le vaisseau de guerre colossal.

Rassemblant les dernières forces de leurs corps surhumains, ils scellèrent leur destin. Conscients que la barrière entre la survie et la mort était infime, ils choisirent le combat plutôt que la fuite.

Le chamman à bord agitita sa baguette, invoquant des rafales coupantes qui fusèrent en direction du géant hideux.

Voyant les Surhumains des Habitants de l’Abîme résister, une flamme sanguinaire brilla dans les yeux du géant. Il poussa un rugissement terrible et abattit sa Hache de Guerre, déclenchant une tempête de flammes qui enserra tout le ciel.

Une infinité d’étincelles embrasées formaient un réseau infernal qui engloutit instantanément tous les guerriers tentant l’abordage, avant de plomber vers la chaloupe suivante.

« Aaaah ! »

Tels des papillons pris dans les flammes, plusieurs guerriers des Habitants de l’Abîme poussèrent des cris stridents. Malgré la manifestation de leur Armure de Combat, ils furent incapables de contrer le revers impétueux du géant. Brûlés vifs, ils sombrèrent dans le lac en hurlant.

Le navire, déjà à moitié submergé, devint un brasier. Les marins les plus agiles eurent le temps de sauter à l’eau, mais les plus lents furent réduits en cendres en un éclair.

Le chamman réagit avec une rapidité désconcertante ; sans qu’on sût comment, il s’évanouit purement et simplement.

Rien n’y fit : l’assaut du géant avait réduit la coque en pièces. Les survivants des Habitants de l’Abîme jonchaient le plancher, morts ou grièvement blessés.

« Abattez-les ! »

Mais le géant hideux n’était toujours pas rassasié. Il déversa sa rage dans un grondement sourd.

Le colosse virait de bord, se lançant à la poursuite d’un nouveau voilier, comme obsédé par l’anéantissement absolu.

« Je descends. »

Plus rien ne put retenir Gao Jing face à cette scène.

« Que viens-tu faire là-dessous ? »

Huang Ying, près de lui, sursauta. « Le Pays du Dragon Ancêtre n’a pas encore achevé sa matérialisation. »

Surtout qu’un géant furieux patrouillait sous eux ; un vaisseau volant serait une invitation directe à se retrouver dans la ligne de mire !

« Trop risqué ! »

« Hum. »

Gao Jing hocha la tête, puis sauta pieds nus dans le vide depuis l’appareil. « Très bien, je vais y aller seul. »

Certes, Gao Jing ne connaissait aucun de ces Habitants de l’Abîme poursuivis. Il aurait pu rester observer en toute sécurité, perché en altitude. Personne n’aurait osé lui reprocher sa lâcheté.

Au demeurant, la zone était encombrée d’autres pilotes d’aéronefs ; tous avaient préféré garder le cap et surveiller.

Qui s’aventurait dans le Pays du Dragon Ancessant acceptait implicitement de risquer sa peau bien loin de chez lui !

Cependant, face à ce géant hideux qui massacrait les Habitants de l’Abîme avec l’arrogance d’un dieu broyant des fourmis, Gao Jing ressentit un malaise profond. Un sursaut de compassion le prit aux tripes.

Oui, il pouvait rester spectateur. Mais si toutes les embarcations des Habitants de l’Abîme étaient exterminées, quelle garantie avait-il que le colosse ne tournât ensuite sa rage contre leur propre aéronef ?

Gao Jing savait pertinemment que la suprématie technologique ne garantissait aucune protection absolue.

Les Habitants de l’Abîme possédaient des vols aériens ; les Géants n’en auraient pas ?

Sans compter les chamans géants, bien plus redoutables !

À l’instant précis où il bondit hors du vaisseau, Gao Jing quitta le Grand Monde.

De retour, il prit place dans la cabine de pilotage de l’Armure du Dieu de la Guerre.

Il maîtrisait parfaitement cette technique de transfert instantané vers l’armure.

Derrière lui, les ailes fantômes s’ouvrirent largement.

Elles provenaient du Pendentif Ailes-Fantômes, optimisées jusqu’à l’extrême par Gao Jing.

Mais bridées par le rang modeste de l’Artefact de Sorcière, elles ne suffisaient pas à porter le poids colossal de l’armure pour assurer un vol stationnaire.

Néanmoins, elles permettaient de glisser et de manœuvrer correctement.

Gao Jing ajusta sa posture en plein vol, piquant droit sur le vaisseau de guerre géant qui s’étalait en contrebas.

Il leva le bras gauche. Le mécanisme de chargement automatique de son lance-grenades s’activa dans un ronronnement électrique, baigné d’une lueur rougeoyante.

BOUM !

Un obus à haut pouvoir destructeur fendit l’air dans un sifflement aigu, retomba dans le lac à proximité du colosse et projeta un panache d’eau vertigineux.

Le premier tir passa à côté.

Mais Gao Jing corrigea aussitôt sa trajectoire et appuya de nouveau sur la détente.

BOUM !

Ce second projectile fracassa le pont avant du vaisseau, se dissipant dans une violente combustion.

Plusieurs matelots géants, pris au dépourvu, furent soufflés par l’onde de choc. Des éclats de shrapnel criblèrent leurs visages et leurs corps.

Il ne s’agissait pas de surhumains invulnérables ; privés de Souffle de Combat ou d’Armure de Combat, ils restèrent vulnérables au choc fragmenté du projectile.

Surtout, le tir de Gao Jing propulsa le colosse dans un chaos désormais irrattrapable.

« Maudit ! »

Le guerrier hideux posté au gouvernail tonna en levant le menton vers les cieux : « Quel diable suis-je en train d’affronter ! »

Prendant Gao Jing pour un champion géant venu interférer, il hésita à engager le duel, intimidé par la vitesse fulgurante de sa descente.

BOUM ! BOUM ! BOUM !

Il préféra répondre par une salve d’obus dévastateurs qui s’abattirent en cascade sur le pont.

Répétés par les explosions, le géant abandonna la poursuite des chaloupes. De nouveaux matelots et chefs de guerre géants inondèrent les ponts.

Là se dressait un chamman vêtu d’une longue robe blanche !

Le chargeur vidé, Gao Jing s’écrasa en douceur au centre même du colosse.

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