« Grand-père ? »
Rapelion écarta les yeux et inclina la tête.
« Oui, oui, appelle-moi Grand-père », dit le baron Prosier en souriant joyeusement au petit garçon.
Les quatre prenaient leur repas ensemble. Après s'être adapté au nouvel environnement au cours des deux derniers jours, Lapel avait abaissé les barrières qu'il dressait face au baron et à la baronne. L'épouse du baron, qui dégageait une atmosphère semblable à celle de Lizelle, y joua un rôle majeur. Ils étaient depuis longtemps désarmés par un jeune enfant adorable.
« Eh bien, ce gamin. Je trouve qu'il ressemble à notre Lizelle plus jeune. »
Lizelle fut surprise par les mots inattendus de sa mère.
« Parce qu'il a l'air de vouloir manger des biscuits à outrance. »
Le baron devint boudeur sous les remontrances de sa fille et laissa tomber les épaules.
Aux yeux des autres, le vieux baron n'était qu'un père grondé par sa propre fille.
« Non, non. Je voulais dire... »
Lizelle s'approcha des deux avec une expression plus détendue.
Pour une raison quelconque, au fil des jours, son père semblait prendre de plus en plus de plaisir à jouer avec Rapelion. Cela suffisait à comprendre et à partager les mots de Lapel que nul autre ne pouvait saisir. Une fois de plus, l'expérience de ses parents et leurs années à élever leurs enfants ne pouvaient être ignorées.
« Lapel, tu ne sauteras pas le déjeuner sous prétexte que tu as mangé des biscuits. »
« Oh, hihihi. »
Lapel, que Lizelle tenait dans ses bras, sourit largement, la bouche pleine de miettes. Il avait déjà mangé une quantité de biscuits à satiété.
C'était un secret absolu qu'il avait délibérément montré au baron une image de lui en train de manger un biscuit, parce qu'il voulait en manger un.