Cette nuit-là.
Werazel envoya quelqu'un chez les Prosier pour expliquer pourquoi elle devait rester un mois chez le duc. Elle n'oublia pas de préciser qu'elle passerait tôt le lendemain récupérer les bagages qu'elle n'avait pas pu emporter, cet arrangement n'ayant jamais figuré dans ses plans.
« Lizelle ! »
Alors qu'ils s'apprêtaient à dormir, Lapel regarda par la grande fenêtre.
La chambre que le duc leur avait attribuée n'était pas seulement aussi belle que le salon : elle était tout aussi luxueuse. Ce n'était sans doute que l'une des douze chambres d'amis, mais elle avait un lustre orné de superbes cristaux et un sol de marbre.
Un lit immense, une coiffeuse digne d'une sculpture, et une salle de bain avec une grande baignoire.
La chambre évoquait une suite d'hôtel, trois fois plus grande que la sienne chez le baron.
« Ce sont des étoiles. Elles sont jolies, n'est-ce pas ? »
Werazel serra le petit garçon dans ses bras.
Lapel, enveloppé par Lizelle, sourit de toutes ses forces.
Cela scintillait. C'était l'unique étoile de Lapel, celle qu'il avait cherchée, brodée dans le ciel nocturne.