« Vous aimez-vous vraiment tous les deux et promettez-vous de rester ensemble pour le restant de vos jours ? »
« Oui. »
« ... »
Il avait répondu sans une once d'inquiétude.
En ce jour qui aurait dû être le plus heureux du monde, le marié affichait un visage froid qui n'avait rien à faire à un mariage. Et pourtant, un sourire satisfait flottait sur ses lèvres. Un sourire que lui seul pouvait reconnaître.
Werazel, quant à elle, fixait le mur d'un air absent. Elle devait répondre à la question de l'officiant, mais n'y arrivait pas.
'Si je dis oui, je ne pourrai plus revenir sur rien.'
On frappa à la porte.
« Entrez. »
Elle répondit sans réfléchir.
Elle avait demandé plus tôt à Tia, sa servante, de lui préparer un thé chaud.
« Êtes-vous prête ? »
Seulement, la voix qu'elle entendit était grave.
'La voix de Tia ne peut pas être comme ça...'
Surprise, Werazel se leva du lit.
Ses yeux s'écarquillèrent.
Une personne inattendue se tenait devant elle.
Le visage de Werazel s'empourpra aussitôt devant la tenue très légère de Chester.
« Qu'est-ce que c'est que cette tenue ?! »
Elle se détourna en hâte, mais ses joues brûlaient à cause des muscles fermes que dessinait son vêtement fin.
« Monsieur le duc, que faites-vous ici ? »
« Il est temps d'étreindre la mariée. »
La voix malicieuse de Chester surprit Werazel.
« Qu'est-ce que vous racontez ? »
'Étreindre la mariée. Cela veut donc dire...'
« C'est la nuit de noces, aujourd'hui. »
'Il vient bien de dire nuit de noces ? Ce n'était pas dans le contrat, ça. Non, pourquoi parle-t-il de ça tout d'un coup ?'
Werazel secoua la tête pour vérifier qu'elle avait bien entendu.
« Puisque nous sommes mariés, je dois évidemment passer la nuit de noces avec vous. Je suis prêt, mais avez-vous besoin de plus de temps ? »
Seulement, la voix de celui qui parlait lui parvint plus nettement encore.
Werazel resta bouche bée, comme si on l'avait frappée à la tête.
« Oh non... qu'est-ce que c'est que ça... »
Chester marcha lentement vers Werazel. Pas après pas, le clair de lune brillait dans la chambre sombre et faisait luire ses muscles.
L'entrebâillement de sa robe de chambre était assez troublant pour lui faire déglutir, tandis qu'il approchait du lit.
'On dirait que son corps a été façonné avec soin par le créateur, et il donne l'eau à la bouche.'
'Oh non, ce n'est pas ça.'
Werazel, reprenant ses esprits en retard, s'écria.
« Oh, n'approchez pas ! »
En regardant Chester avancer, elle recula en chancelant. Puis la tête de lit vint toucher son dos, sans plus aucun recoin pour s'échapper.
« Eh bien, vous n'avez pas besoin de vous préparer pour la nuit de noces. »
Chester, enfin arrivé au lit, se pencha sur le corps de Werazel, qui laissa échapper un cri.
« ... ! »
Werazel, surprise par ce visage qui approchait du sien, cessa de respirer.
« Ne pense même pas à t'endormir cette nuit. »
Une voix qui emplit la pièce de couleurs étranges.
Le souffle brûlant de Chester se dirigea vers les lèvres de Werazel, ses yeux d'un rouge profond s'assombrissant.