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I Don’t Want To Be An Ojakgyo

Chapitre 96

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Chapitre 96

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Chapitre 96/17355%~7 min de lecture1 338 mots

Cory, ça fait un moment que je me demande, mais pourquoi as-tu autant de couvertures ? Tu en as une tripotée de types différents, en plus.

Les yeux de Cory clignotèrent alors qu'il fixait la couverture sur lui, m'écoutant.

« Oh. »

Cory marmonna doucement, semblant avoir compris ma question.

Jusqu'ici, j'avais vu des dizaines de couvertures différentes que Cory possédait. En partant de la couverture fraise, il y avait aussi la couverture raisin, la couverture ananas, celle à la pomme, et une tonne d'autres aux fruits. Je pensais qu'il n'avait que des couvertures à fruits, mais il en avait aussi aux légumes. Qui possède une couverture chou ? Ah, il en avait aussi une carotte, non ?

« Tu sais que je suis difficile pour manger. Et j'aime grignoter. »

Cory expliqua, à moitié endormi. Il parlait lentement, probablement parce qu'il allait se rendormir.

« Mes parents voulaient que j'aie un regard bienveillant sur les aliments sains même si je choisissais de ne pas les manger, alors ils m'offraient des couvertures aux fruits ou aux légumes. Et j'ai fini par en accumuler un paquet. »

Je ne le savais pas jusqu'ici, mais c'était une raison plutôt mignonne. On dirait que les efforts des parents de Cory ont fini par payer. Cory mangeait bien une petite quantité constante de fruits et de légumes.

Il se pinçait le nez en mangeant des légumes, ceci dit. Non, peu importe, il faisait ça quand il était plus jeune. Récemment, il a créé un sort qui rend les légumes sans goût ni odeur. Il mangeait correctement grâce à ça.

Je demandai à Cory pourquoi il recevait des couvertures en cadeau plutôt que n'importe quel autre produit au monde. Il expliqua que c'était probablement à cause de sa tendance à s'endormir n'importe où. On dirait que la gentillesse de Cory venait de ses parents.

Mais c'était étrange. D'après ce que je savais, ses parents le laissaient seul au point d'en être presque négligents. Il était toujours seul pour ses anniversaires alors je passais du temps avec lui, et chaque fois que j'appelais chez Cory, ils ne répondaient jamais.

« Cory, il parait qu'un nouveau resto de livraison a ouvert. Commandons là-bas une fois. » « Oh, je mange pas ce genre de... grenouille... mais c'était cool... » « Hein ? » « ...hein ? Désolé, t'as dit quoi ? » « T'es vraiment crevé, hein. »

Cory acquiesça lentement.

« Rendors-toi. » « ...merci. »

La pièce était silencieuse. J'entendais la respiration calme de Cory qui dormait.

Ça me détendit, alors je fermai les yeux moi aussi. Je m'endormis presque instantanément. Ce doit être un mélange de tout ce qui s'est passé récemment, mais la sieste que je viens de faire était absolument parfaite.

Cory me réveilla avant que le prochain cours ne commence. Il essuya la bave sur ma joue et me fourra un bonbon dans la bouche en me préparant pour retourner en cours. J'étais très réticente à l'idée.

J'avais tellement sommeil et j'étais si détendue que j'avais l'impression de flotter.

Je retrouvais Yves trois fois par semaine. Il se plaignait de ne jamais me voir naturellement, alors il s'était mis en tête de me rencontrer au moins trois fois par semaine.

La raison de ces rencontres était une simple demande. Il me demandait si je ne voulais pas me faire un peu d'argent vite fait, et me confiait de petites tâches que je pouvais faire même à l'école.

Il y avait un petit kiosque un peu plus loin des dortoirs, prévu pour les élèves. Il était un peu caché, donc beaucoup d'élèves ne savaient même pas que ce kiosque existait.

C'était un endroit plutôt privé, calme, avec un joli paysage, donc c'était là que Yves me donnait du travail. Parfois Yves me donnait ses demandes personnelles, parfois je travaillais sur celles des autres.

Les demandes d'Yves étaient toujours bien payées et sans risque. Ça faisait de l'argent facile.

C'était super sympa, bosser et rencontrer Yves. C'était génial, mais il y avait juste un truc que je n'aimais pas.

« Peux, peux-tu me lâcher ? »

Il collait trop.

Yves travaillait toujours avec moi plaquée dans ses bras. Il lisait ses documents le menton posé sur ma tête.

« Non. Il fait trop beau. »

Yves refusa ma demande net.

« Quel rapport ? » « Shushu, t'es super détendue. C'est une occasion rare. »

J'étais définitivement incroyablement relaxée là. Mon corps était complètement mou. Du coup j'ai pas essayé de repousser Yves et je me suis juste laissée aller contre lui. J'étais aussi détendue que la fois où Swan m'avait mis le sort l'autre fois.

J'avais fini par m'habituer au côté tactile d'Yves. Il l'avait fait trop souvent.

Yves avait une expression bizarre en me regardant me laisser aller, puis se mit à me caresser les cheveux comme il le fait avec son chiot.

Il sortit son appareil photo pour me montrer une photo.

Dans l'appareil qu'il me fourrait sous le nez se trouvait un minuscule chiot orange qu'il avait adopté et nommé « Shushu ».

« Mignon, non ? » « Donc t'en as vraiment pris un, au final. » « Mhm. »

Je savais pas quoi répondre alors je suis restée silencieuse.

Cette fois, Yves sortit une vidéo. Dans la vidéo, il y avait une vidéo où Yves apprenait des tours à Shushu le chiot.

[Shushu, la patte.]

Dans la vidéo, Yves tendait la main vers le chiot orange tout duveteux et lui demandait sa patte.

Shushu le chiot ne semblait pas comprendre ce qu'il disait et se contentait de haleter la langue dehors, la queue remuant frénétiquement.

[Shushu, assis.]

Shushu continuait à haleter, la langue dehors. Sa queue continuait à remuer frénétiquement.

Shushu resta immobile un moment et, pour la première fois que je voyais, fit autre chose que remuer la queue ou haleter.

Elle s'assit. Je savais pas si ça comptait techniquement comme un succès, mais Shushu obéit à Yves et s'assit.

[Shushu.........]

J'entendis la voix émue d'Yves depuis la vidéo.

[Tu fais caca.]

Shushu n'avait pas écouté Yves. Elle s'était juste assise pour faire caca.

Shushu n'avait écouté aucun mot de ce qu'avait dit Yves. Quand Yves essaya de la caresser, Shushu mordilla ses doigts. Elle le mordit avec une expression bête, mais Shushu était petite et faible donc il n'y avait praticamente pas de dégâts. Shushu, qui avait une expression bête en continuant à baver, s'effondra sur le siège, pile sur son propre caca.

Je me sentis très bizarre. Le sentiment, pour être précis, était extrêmement dégoûté et mécontent.

Ce n'était pas la fin des horribles exploits de Shushu le chiot.

Après avoir fait caca, elle courut de ci de là sans réfléchir. Elle se collait aux passants au hasard et fonçait droit dans des excréments par terre.

Le point culminant de tout ça, c'est que sa langue était dehors et sa queue remuait encore à travers tout ça.

J'entendais la voix d'Yves dans la vidéo dire des trucs comme : « Shushu, tu vas où ! », « Désolé. Ma Shushu est un peu agressive », « Shushu, t'es un chien, pas un fourmilier. Arrête de bouffer des fourmis. » et j'en passe.

Je me sentis incroyablement bizarre à tout écouter.

Dès que la vidéo se finit, Yves sourit largement en recevant mon regard mal à l'aise.

« Trop mignon, non ? » « ... » « Mais l'originale est mieux. »

Quand je le fusillai du regard, il sourit en coin en tendant la main vers moi.

« Hmm. Je pige pas, mais ça veut dire que ça marche ? »

Swanhaden fit un signe de la main à Hylli pour le remercier et partit là où il devait aller.

Hylli cria : « Je sais pas qui c'est, mais harcèle-les pas trop ! » vers la silhouette qui s'éloignait de Swan.

Je savais pas ce que c'était, mais Swan semblait réfléchir à différentes façons d'embêter les autres.

Ma poigne se resserra sur le taser magique qu'Yves m'avait donné pour la protection.

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