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I Became the Rich Second-Generation Villain

Chapitre 20 : Le billet sans signature

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Chapitre 20

Chapitre 20 : Le billet sans signature

Chapitre 20/20100%~7 min de lecture1 300 mots

Quand Xu Muyan vit Chu Bai battre enfin en retraite, elle laissa échapper un soupir et sentit la tension de ses épaules se relâcher. Son regard glissa vers Wang Haoran et un léger sourire lui vint aux lèvres.

« Qu'est-ce que tu voulais me demander ? »

Son affection envers lui atteignait déjà vingt, assez pour qu'une conversation s'engage sans effort. Elle prit donc sa démarche au premier degré et supposa qu'il venait la voir pour une question de cours.

« En fait, répondit Wang Haoran avec un sourire tranquille, je n'ai aucune question à te poser. »

« Ah... ? »

Xu Muyan cligna des yeux, décontenancée.

« Tu n'es pas la seule bonne élève de cette classe. À ton avis, pourquoi Chu Bai ne vient-il jamais demander qu'à toi ? »

« Ça... »

Elle hésita, les yeux baissés. Un soupçon remua en elle, mais elle n'eut pas le cœur de le formuler.

Wang Haoran lui épargna la gêne.

« Ce n'est pas une réponse qu'il cherchait. Il voulait seulement un prétexte pour s'approcher de toi. »

Elle le fixa, prise de court.

« Ne sois pas trop tendre, poursuivit-il d'un ton léger mais ferme. Apprends à refuser. Ne gaspille pas tes heures de révision pour quelqu'un qui ne fait que profiter de toi. Tu finiras par lui devoir quelque chose sans même t'en apercevoir. »

Les mots firent mouche. Xu Muyan hocha la tête, le visage grave à présent. Elle se promit que la prochaine fois que Chu Bai viendrait pêcher un service, elle l'enverrait promener. Sauf, peut-être, si elle n'avait absolument rien d'autre à faire.

« C'est la seule raison pour laquelle tu es venu ? » demanda-t-elle, scrutant son visage comme si elle pouvait y lire autre chose.

'Est-ce qu'il... s'inquiète pour moi ?'

« C'est quoi, ce regard ? » Wang Haoran eut un petit rire. « Je te parle de cours à longueur de journée. Ne me dis pas que tu me crois amoureux de toi ? Je suis le plus beau garçon du lycée. Tu sais combien de filles m'ont écrit des lettres ? Et tu t'imagines que parce que tu es jolie, j'irais te distinguer des autres ? Je te l'ai déjà dit : je ne broute pas l'herbe devant ma porte. Tu veux que je te le répète ? »

Les mots piquèrent, et c'était voulu. En vérité, il éprouvait bel et bien quelque chose pour elle, mais le montrer ouvertement l'aurait mise sur ses gardes et poussée à s'éloigner. Mieux valait la laisser courir après une ombre, sans jamais savoir s'il pensait ce qu'il disait.

Il pouvait la courtiser, oui, à condition qu'elle ne l'y prenne jamais.

« Tu es impossible. Tu es vraiment... Laisse tomber. Je fais mes devoirs. Je ne t'écoute plus ! »

Les joues de Xu Muyan s'empourprèrent et elle détourna la tête, refusant jusqu'à le regarder.

[Ding ! Affection de l'héroïne Xu Muyan envers l'hôte +10. Affection actuelle : 30 (Très amicale).][Ding ! L'hôte a modifié la trajectoire de l'intrigue d'origine.]

Wang Haoran haussa un sourcil.

'C'est possible, ça ?'

Il venait de la rembarrer froidement. Non seulement il ne l'avait pas courtisée, mais il l'avait ouvertement repoussée. Comment cela pouvait-il la pousser à l'apprécier davantage ?

Puis la réponse lui vint, sournoise et limpide. Moins il avait l'air de la vouloir, plus elle penchait vers lui.

'Ainsi donc, cette demoiselle aime qu'on se fasse désirer...'

Il rangea la révélation comme on range une carte au trésor. Il tenait désormais la clé du cœur de Xu Muyan.

À l'autre bout de la salle, le regard de Chu Bai restait rivé sur eux.

De sa place, il ne saisissait pas un mot : le bourdonnement studieux de la classe avalait chaque syllabe. Mais il lisait les gestes de Xu Muyan, la légère raideur de sa posture, les variations de son visage.

« Elle a l'air fâchée, marmonna Chu Bai entre ses dents. Qu'est-ce que ce salaud a bien pu lui dire ? Des cochonneries ? »

Ses poings se serrèrent et l'envie de traverser la salle pour lui coller un coup lui monta à la tête. Wang Haoran n'était qu'un jeune maître pourri gâté ; il devait être incapable de tordre le cou d'un poulet. L'écraser serait un jeu d'enfant.

Mais Chu Bai savait à quoi s'en tenir. Les familles riches ont le bras long, et les retombées lui coûteraient plus cher que la satisfaction ne lui rapporterait.

'Après le bac, se dit-il, j'aurai deux ou trois mois devant moi. J'irai au pari sur les pierres brutes, je ramasserai de quoi voir venir... Et on verra bien qui rira le dernier.'

L'amertume de l'après-midi lui colla pourtant à la peau et aigrit chacune de ses pensées, jusqu'à ce que le dîner émousse un peu son humeur.

De retour en classe, il trouva dans son casier un billet plié. L'écriture, fine et féminine, lui sauta aux yeux.

« Chu Bai, je n'ai pas voulu prendre mes distances. On m'y a forcée. Te voir malheureux tout l'après-midi m'a fait horreur. Je comptais m'expliquer après les examens, mais je ne supporte pas de te savoir triste. Après la première étude du soir, je t'attendrai devant le dortoir des filles. J'ai quelque chose d'important à te dire. Ne laisse pas Wang Haoran l'apprendre. »

Il n'y avait pas de signature, mais l'esprit de Chu Bai bondit vers la seule réponse qui tînt debout : Xu Muyan.

L'écriture ne trompait pas. Et ces mots hésitants, contrits, intimes, ne pouvaient appartenir à personne d'autre.

L'exaltation le submergea et ses pensées s'emballèrent en un roman d'amour clandestin. Elle craignait l'ingérence de Wang Haoran, voilà pourquoi elle gardait ses distances. Toutes ces fois où elle avait paru froide n'étaient qu'un jeu pour le protéger.

Oui, tout se tenait.

Il déchira le billet en menus morceaux et, suivant les consignes à la lettre, les fourra dans sa bouche. Le goût en était vaguement sucré ; du papier ou de l'idée que la main de Xu Muyan s'y était posée, il n'aurait su le dire.

Moins il y aurait de gens au courant, mieux cela vaudrait. Wang Haoran avait des yeux partout, et Chu Bai ne prendrait pas le risque que le bruit lui parvienne.

Un fil de doute lui tiraillait pourtant l'esprit. Xu Muyan était externe, pas interne : pourquoi lui proposer un rendez-vous au dortoir des filles ? Il existait des dizaines d'endroits où se voir sans éveiller les soupçons.

Il aurait voulu le lui demander en face, mais elle n'apportait pas son téléphone au lycée, et l'aborder devant tout le monde faisait courir trop de risques.

Alors il attendit. Toute l'étude du soir, il fixa l'horloge plus que ses manuels, à compter les minutes.

Dans un autre coin de la salle, quelqu'un d'autre guettait l'heure : Wen Jing.

Comme la fin de la période approchait, elle porta une main à son ventre, une grimace légère sur le visage.

« Jingjing, qu'est-ce qui ne va pas ? » s'inquiéta Xu Muyan.

« Ce n'est rien... je me sens affreusement mal, c'est tout. »

« Tu veux que je t'emmène à l'infirmerie ? »

« Non, ce sont mes règles. J'ai seulement besoin de me reposer un peu. »

« Alors je vais demander à Mme Song de te laisser rentrer chez toi. »

« Surtout pas, c'est trop gênant. Je vais m'allonger une demi-heure au dortoir des filles, ça devrait passer. »

« D'accord, je vais demander la clé à une interne. »

« Demande à Zhang Li. Elle est gentille. Et... ne laisse personne t'entendre, je mourrais de honte. »

« C'est noté. »

Xu Muyan se leva sans bruit et se glissa jusqu'à la table de Zhang Li. Quelques mots chuchotés plus tard, Zhang Li lui tendait une clé de dortoir.

Traduit par Isekai Express — soutenez leur travail en les suivant.

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