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I Became a Sick Nobleman

Chapitre 51

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Chapitre 51

Chapitre 51

Chapitre 51/9952%~14 min de lecture2 737 mots

« Des documents confidentiels… ? »

Les yeux de Banios devinrent perçants.

« Oui, la vulnérabilité de Léponie y est consignée, pour être précis, un plan d'attaque. D'abord, il me concerne. Après m'avoir tué, le projet est de faire tomber Setiria et d'écraser la famille royale en utilisant le passage secret. »

« … dingue. »

Les dents de Banios grinçèrent.

« Qui diable ! »

« J'en sais rien. »

« Quoi… ? »

« J'allais poursuivre l'homme que Son Altesse a capturé, pour découvrir où il se trouvait, et ensuite j'allais mettre la main sur Liberan. Il sait quelque chose. »

Ruel rit amèrement.

La cible, c'était encore lui.

Le début de la Cendre Rouge, c'était lui, et la fin, c'était Léponie.

Pourquoi les mauvaises choses commencent-elles toujours par lui-même ?

Ruel n'apprécia pas d'avoir l'impression de récupérer un devoir non résolu.

Ruel Setiria, le noble maladil.

Il s'avéra qu'il pouvait voir un esprit.

Il s'avéra qu'il était capable de contrôler les monstres.

Contrairement au webnovel, où il n'était pas mentionné du tout parce que Ruel mourait, il s'avéra que le Ruel vivant était très spécial.

Au point que l'ennemi soit si pressé de l'éliminer.

Dans le dernier épisode qu'il avait lu, l'atmosphère du royaume de Léponie, de Cyronie et de Kran était tranchante, comme si la guerre pouvait éclater à tout moment.

« Peut-être à cause de ce document confidentiel. »

La possibilité est assez grande.

S'il y a un endroit qui est supposé être le bastion de Cyronie, beaucoup de gens ont dû tremper dans la Cendre Rouge.

« Est-ce la guerre que la Cendre Rouge veut ? Ou autre chose ? »

Ruel ferma les yeux un instant, inhalant le Souffle.

« Pensez-vous que l'endroit où se trouve le second prince est aussi la base de la Cendre Rouge ? Moi, je le pense. »

« Pou haha ha. »

Face à l'attaque soudaine de Ruel, Banios rit comme s'il avait vu quelque chose d'intéressant.

Ruel évoqua distraitement le fait qu'il avait voulu nier.

« Tu es comme ça à l'origine ? »

« C'est ça. Ne t'en offense pas. »

« C'est ça, ce que tu penses est correct. J'ai fermé les yeux, j'ai bouché mes oreilles, parce que je pensais que le trône n'était pas pour moi. »

« Tousse, tousse. »

Ruel tourna la tête et se couvrit la bouche de ses mains.

« Au moins, tu n'aurais pas dû boucher tes oreilles. »

« Je sais, je le regrette. »

« Combien de travail as-tu fait ? »

« Kuhn, Prios, Lumina. Trois familles sont de mon côté. »

En entendant Prios et Lumina, Ruel sourit doucement derrière ses mains.

Le problème, c'était la famille Kuhn.

Une famille puissante qui protège la famille royale depuis longtemps, elle est chargée d'escorter toute la famille royale.

« Donc tu as besoin de Setiria. »

« L'importance des gardes du royaume et des gardes de la famille royale n'est-elle pas différente ? »

« Votre Altesse. »

« Dis. »

« Qu'est-ce que je peux te donner, à toi qui as réussi à retrouver yeux et oreilles ? »

Banios fronça légèrement les sourcils.

C'était parce qu'il sentait que cette déclaration franchissait la ligne.

« Lord Setiria, bien que… »

« Mon seigneur, ma famille c'est Setiria. Que les ailes soient brisées ou que les deux jambes le soient, Setiria reste Setiria. »

Ruel, qui parla doucement, montra une cupidité de marchand.

« Je suis aussi le dernier Setiria restant. Si tu veux protéger ce pays, il faut que je survive. Non ? »

« Qu'est-ce que tu veux ? »

« Donne-moi tout ce que je veux. »

« Quoi… ? »

« Je ne convoite pas le trône. Je ne veux pas faire de Votre Altesse une marionnette. Tu peux juste considérer que je ne suis pas encore adulte, et que je suis cupide, donc je dois faire tout ce qui est en mon pouvoir pour survivre. »

Après avoir tout dit, Ruel sourit largement.

« Je pense que mon existence en vaut la peine. »

Aux mots de Ruel, Cassion soupira comme s'il regardait un enfant qui a fait une bêtise, et Aris serra le poing face à son assurance.

Léo, qui voulait courir vers Ruel immédiatement, fit la moue et tapa le bras d'Aris.

« Tu vas trop loin. »

Banios parvint à réprimer sa colère.

« Tu peux être arrogant. Mais la différence entre en avoir un et en avoir trois est énorme. Que ferais-tu ? »

Le camp qui avait un besoin urgent d'aide, c'était Banios.

C'était pour son propre bien, pas pour Ruel, qu'il bloquait les informations en direction de Setiria.

C'était tout pour Banios lui-même qu'il enquêtait sur Setiria et pourchassait la Cendre Rouge.

Alors Ruel allait récupérer tout ce qu'il pouvait utiliser pour lui-même.

Banios voulut déformer son visage, mais il finit par éclater de rire.

« En effet, Sir Croft avait raison. Tu es un gros morceau. »

« Merci de m'avoir laissé une bonne impression. »

« Alors, qu'est-ce que tu veux ? »

« Et si on faisait un serment pour qu'on puisse se faire confiance ? »

« Quand tu veux. »

Ruel fit un nouveau serment dans son cœur, à la condition qu'ils ne se trahiraient pas mutuellement.

« C'est comme ça qu'on construit la confiance ? »

« Ce n'est qu'une petite marche. Je ne te connais pas, donc il est normal de prendre des précautions. »

Pourtant, il fit confiance aux yeux de Ganien et fit le serment.

La capacité du protagoniste à choisir les gens était incroyable.

Cassion, Aris, Jirie, etc.

Combien de personnes déjà ?

« Je m'occupe de Liberan. Ça ne te regarde pas. »

« Je sais, je suis trop important pour bouger. »

NdT : Il parle de sa position.

« Maintenant, je veux que tu arraches les oreilles que tu as mises dans Setiria. »

« J'écoute seulement. Je n'ai pas l'intention de me faire mordre ou de te mordre dans le dos. »

La voix déterminée irrita Ruel, mais il recula avec grâce.

« Je ne savais pas que Votre Altesse tenait tant à ses oreilles, alors j'aimerais vous poser une question. Ça va ? »

« Quoi ? »

« Pourquoi l'en me prend pour cible ? »

« Pourquoi tu demandes si tu le sais ? »

« Laisse-moi te reposer la question. Pourquoi ils m'en veulent, moi, pas Setiria ? Si tu surveillais, je pense que tu connais la réponse. »

L'objectif de la Cendre Rouge a toujours été lui-même.

Même à l'époque de Carbena et pendant le raid. Toujours.

« Tu es le seigneur de Setiria. »

« Ah, c'est frustrant. »

Tu n'as pas saisi le fond de la question.

Puisque Banios était en position de dirigeant, sa façon de penser semblait un peu différente.

La réponse qu'il voulait obtenir, c'était l'utilité cachée de Ruel.

Il semblait qu'il ne l'obtiendrait pas.

« Il va falloir que m'enterre dans la bibliothèque. »

Si je voulais acquérir des connaissances, les livres étaient le mieux.

Si c'est la bibliothèque de ta maison, tu peux apprendre l'histoire de Setiria, alors peut-être qu'il y a quelque chose.

« C'est tout pour mes questions. Merci, Votre Altesse. »

La conversation s'arrêta là.

Ruel poussa un long soupir après avoir inhalé le Souffle.

« Ce n'est pas des excuses, c'est une alliance, alors je vais te faire un cadeau. »

« Donne. »

« Tu vas pas refuser ? »

« Ça me fera pas de mal de le recevoir. Donne-moi un bon truc. »

Banios gloussa et rit.

Il aimait beaucoup son culot.

« J'ai entendu dire de Sir Croft que tu es si faible, je vais t'envoyer un médecin et un pharmacien, et ne t'inquiète pas, ce n'est pas quelqu'un de célèbre, mais je garantis leurs compétences, alors reste en bonne santé. »

« Merci. »

« Prends ça d'abord. »

Ce que Banios lui tendit, c'était une bague.

Il en avait déjà une au doigt, alors la sensation n'était pas très bonne.

À ce rythme, les bagues allaient finir par occuper les dix doigts.

« C'est un dispositif de communication dédié pour me contacter directement, alors ne le perds pas. »

« Ne t'inquiète pas, je garderai les mains tranquilles. »

Puisque c'était un objet donné par un prince, le perdre serait irrespectueux.

Il pensa demander à Tyson de le modifier pour qu'il ne puisse être connecté qu'à son mana.

« J'emmène ce type, et je l'enverrai à l'endroit qui est supposé être le bastion de la Cendre Rouge, alors attends. »

« Oui, j'espère que tu auras de bonnes nouvelles. »

Dès que la conversation fut finie, Banios fit demi-tour et marcha vers l'endroit où son soldat avait disparu.

Ruel poussa un long soupir.

« … Ganien. »

Le protagoniste était définitivement parti, et je ne savais pas que le prince interviendrait.

« Je croyais avoir bien bloqué l'info. Si Setiria devenait plus grand qu'il ne l'est maintenant, toutes sortes de forces seraient attirées. »

Ruel se leva de son siège.

« Je rentre. »

Il n'y avait plus rien à faire ici puisque le prince emmenait le type avec lui.

Il devait se préparer avant d'aller voir Liberan.

« Faisons une pause avant ça. »

Ruel remit son masque.

***

Avant de retourner au manoir, je trouvai le chef de la Guilde Main du Vent.

« … donc, tu veux que je manipule l'info ? »

« C'est pas de la fabrication. C'est vrai. Oh, juste quelques requêtes coincées dans l'entrepôt. »

Un sourire éclot rapidement sur le visage de Flenn.

Plus les requêtes dures et difficiles étaient résolues, plus l'influence de la guilde grandissait.

En plus, le visage de Cassion se plissa.

« On est pas restés à Setiria quelques jours ? »

« Oui, je suis resté au village de Franna à cause d'une requête de protection. »

« D'accord, alors. »

Maintenant, on est sur la même page.

« On a exécuté la requête régulièrement, et le client nous a beaucoup aimés. »

« Il était très satisfait. Si on continue comme ça, ce sera le tremplin de notre guilde ! »

Au bruit de salive, Ruel mit un biscuit dans la bouche de Léo un par un.

Han et son groupe ne sont jamais allés à Prios, et ils n'ont jamais partagé une requête du marchand de Carpen.

Ruel demanda avec un sourire satisfait.

« Où est le lieu de repos ici ? »

« C'est un endroit misérable pour toi. »

« Je m'en fiche. »

Pourvu qu'il puisse s'allonger.

« Je reviens tout de suite. »

Flenn se leva de son siège et courut vers la pièce.

Avant qu'il ne vienne, Ruel vit Cassion et Aris.

Cassion, déjà mécontent, et Aris, qui montrait de l'enthousiasme, comme s'il était prêt à tout.

Leurs regards différents le firent rire.

« Tu sais qu'il faut qu'on devienne connus, Cassion ? »

« Bah, j'en sais rien. »

À cet instant, Cassion fronça les sourcils.

Mentir n'était pas le travail d'un majordome loyal.

« Vous les surveillez depuis l'arrière aujourd'hui. Aris et Léo le feront eux-mêmes. »

—Ce corps aussi ?

Léo dressa les oreilles.

« Ouais, quand j'ai vu vous deux jouer ensemble, c'était un bon duo pour Aris. Si tu es sage, je rentrerai et je leur demanderai de te faire de la glace. »

—Bien. Je suis prêt à y aller.

Contrairement à sa voix solennelle, la queue de Léo battait de façon incontrôlable.

C'était très facile. Personne n'est aussi facile à séduire que Léo.

« Qu'en penses-tu, Aris ? »

« Laisse-moi faire. »

« Cassion, tu choisis le client, et si tu penses que c'est dur, tu interviens et tu aides. »

« … Je vois. »

Cassion avait l'air mécontent, mais il échoua à refuser.

« D'accord. »

Voyant Flenn revenir, Ruel se leva de son siège.

« Prends. »

Puis il prit le médicament et le mouchoir que Cassion lui tendait, et suivit Flenn.

« Je me repose, alors laissez personne entrer. »

Ruel lança ces mots et entra dans la pièce guidé par Flenn.

Dès que la porte se referma, il ne put plus tenir et vomit du sang.

Du sang rouge vif.

Ruel trébucha et s'effondra sur place.

Il se releva et se couvrit la bouche avec un mouchoir.

« Merde… »

Quand il croyait aller mieux, son état empirait et essayait de le dévorer.

Ça ne ressemblait pas à une maladie.

Devrait-on appeler ça une maladie quand les symptômes apparaissent et s'aggravent de façon imprévisible comme ça ?

C'était comme si la maladie avait une intention malveillante de le tuer.

« Comment appeler ça… ? »

Ruel sentit le bout de ses doigts trembler et ferma les yeux.

« C'est pas de la magie. »

Si c'était une série de magie noire, Tyson l'aurait forcément reconnu.

La magie et le reste.

Ce n'est pas évident, mais le malheur peut venir et tuer l'adversaire.

« … une malédiction. »

Ruel serra son mouchoir.

C'était un concept qui n'existait pas dans le roman « Chevalier de classe SSS ».

S'il y en avait eu, il y aurait pensé plus tôt.

« Cendre Rouge, vous êtes pareils. »

Les coins de ses lèvres remontèrent.

Ce groupe n'existait pas non plus dans le webnovel.

Je ne sais pas s'il était dans les notes de l'auteur, mais je n'aurais pas pu le savoir en tant que lecteur.

« C'est marrant. »

Peut-être que le groupe appelé Cendre Rouge était l'ennemi de Ganien que l'auteur voulait dépeindre, ou ça pouvait être le groupe qui est apparu parce que Ruel n'était pas mort.

Quoi que ce soit, la maladie de Ruel est survenue il y a cinq ans.

Ça coïncidait avec l'époque où la Cendre Rouge approchait Carbena.

« … Hina. »

Du sang coula encore avec les mots.

Ruel essuya le coin de sa bouche avec un mouchoir et dit à Hina, qui apparut à son appel.

« Donne-moi de l'eau. »

« La voici. Le chef a donné des ordres avant de partir. »

Hina secoua la tête quand Ruel essaya d'attraper la tasse.

« Il m'a même dit de te nourrir directement parce que tu casseras la tasse après avoir vomi du sang. »

« Désolé. »

Hina n'était ni son majordome ni son serviteur.

Alors il était désolé.

« Je peux juste caresser l'esprit à la place ? »

« Oui. »

« Alors tu n'as pas à être désolé. »

Hina aida Ruel, qui ne pouvait même pas tenir debout, à aller au lit.

« Chef, arrête de me faire travailler. »

Ruel inhala le Souffle avec ses mains tremblantes.

« … Il faut que je le dise bien. Dis au chef d'arrêter de vous surmener les gars. »

Un instant, les lèvres de Hina tressaillirent.

Je savais que tu voudrais l'entendre, toi aussi.

Ruel ferma les yeux un instant et les rouvrit.

Il ne posa que cette question et pensa que c'était bien.

« Tu sais ce qu'est une malédiction ? »

« Y a quelqu'un que tu veux tuer ? Si tu demandes, je le ferai pour toi. »

« Alors qu'est-ce que tu penses d'une malédiction ? »

« Je sais que c'est inutile, mais c'est quelque chose qu'on inflige à quelqu'un d'assez chiant pour vouloir le tuer, non ? »

« … Oui. »

Si la vice-cheffe de guilde l'évoquait comme ça, alors une malédiction n'était qu'un simple mot.

« C'est pas différent du roman. »

Avec un soulagement inconnu, je me sentis frustré.

« Alors quoi ? Cette maladie… »

Ruel ne réfléchit pas plus et sombra dans un sommeil évanoui.

Hina récupéra la tasse d'eau qu'elle avait tendue.

« Endors-le. »

Se rappelant le dernier ordre de Cassion, Hina fixa Ruel.

Elle comprit pourquoi il avait donné un tel ordre en personne.

Si je ne l'endormais pas, il aurait enduré la douleur et aurait sans cesse ruminé quelque chose.

« Qu'est-ce qui te rend si anxieux ? »

Tu n'es pas le chef de Setiria ?

C'était une position où il pouvait vivre toute sa vie sans rien faire.

C'était étrange.

Elle ne comprenait pas.

Mais elle aimait ça.

Contrairement aux autres aristocrates, il appréciait de travailler même s'il était fatigué.

Hina sourit et se retira silencieusement dans l'obscurité.

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