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I am The Villain’s Dad

Chapitre 50

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Chapitre 50

Chapitre 50

Chapitre 50/7468%~12 min de lecture2 268 mots

Su Yuyang fut enfin invité à entrer.

En s'apercevant que quelque chose clochait, la belle-fille aînée déboula de la cour arrière. Elle vit alors Su Yuyang assis dans la voiture, tranquillement installé.

Contrairement aux autres, qui ne parvenaient pas à reconnaître Su Yuyang, elle l'identifia d'un seul coup d'œil.

Lorsqu'elle avait épousé le fils aîné des Su, elle avait vu ce jeune frère de son mari, qui avait hérité de la grande taille de Papa Su et du visage délicat de Maman Su, alors que l'aîné des Su avait pris la petite taille de Maman Su et le large visage en forme de chapeau de Papa Su. Elle en avait gardé rancune à sa chance pendant longtemps.

En plus, Su Yuyang était trop capable. Chaque fois qu'il revenait, elle se rappelait ce visage qui leur apportait plein d'avantages. C'était bien mieux que la gueule inutile de l'aîné des Su.

« Deuxième petit frère, te revoilà ! Mon dieu, c'est ta bagnole ? »

La femme de l'aîné allait toujours droit au but, et avait l'air d'une femme bête qui ne vénère que l'argent.

Pourtant, en réalité, c'était la plus maline. Toute la famille Su n'avait pas un cerveau à la hauteur du sien.

C'est pour ça qu'après son arrivée dans la famille, l'argent de Su Yuyang commença à être vidé petit à petit.

Autrefois, bien que Maman Su lui pique aussi du fric, elle avait une limite.

Mais quand la belle-fille aînée arriva, peu importait l'attitude de Su Yuyang, même si Su Yuyang divorçait de Dong Shufen, elle s'en fichait.

Elle trouvait aussi que Dong Shufen, sa belle-sœur, n'était pas un bon truc à la base, que son attitude n'était pas terrible, et que c'était tant mieux qu'elle soit partie. C'était un truc que la belle-fille aînée avait dit plusieurs fois.

Dong Shufen ne revint pas plusieurs fois, mais à chaque fois qu'elle revenait, elle entendait cette phrase dans la bouche de la vieille dame Su.

« Qui es-tu ? »

La belle-fille aînée connaissait Su Yuyang, mais Su Yuyang fit comme s'il ne la connaissait pas.

« Je suis ta belle-sœur aînée ! »

La femme de l'aîné resta figée.

Quand Su Yuyang avait été mis dehors, elle n'avait rien fait de mal, et elle avait laissé son mari dire les mots, mais elle n'avait rien fait de méchant.

Pourquoi le deuxième frère semblait-il si hostile envers elle ?

« Ah, belle-sœur ! Je ne t'ai pas vue depuis 2 ans. Comment t'es devenue si vieille et ton visage si dur ? Mon grand frère t'a fait la misère ? »

Les paroles légères de Su Yuyang clouèrent la belle-fille aînée sur place.

Les autres ne savaient pas, mais Su Yuyang connaissait la nature de « amoureuse des gueules » de sa belle-sœur.

(Note du traducteur : Yan-lover/face-lover = gens qui aiment le plus le physique des gens / facilement émus par la beauté masculine ou féminine.)

Bien qu'un tel mot n'existât pas à cette époque, la belle-fille aînée était une vraie amoureuse des gueules. Elle bavait dès qu'elle voyait quelqu'un de bien foutu.

Cependant, contrairement à une amoureuse des gueules normale, après avoir bavé, elle finissait par haïr la personne. Elle haïssait qu'un si beau visage ne pousse pas sur elle.

Alors elle haïssait la personne qui avait ce beau visage, et ne supportait pas de la voir vivre bien.

Dans une certaine mesure, elle n'était pas une amoureuse des gueules, mais juste extrêmement jalouse.

Ce qu'elle supportait le moins, c'était qu'on lui parle de son apparence.

Cependant, ce que Su Yuyang dit aujourd'hui, elle l'écouta, et rien de plus. C'est juste parce qu'elle aussi sentait qu'elle avait été suffisamment torturée par l'aîné des Su, ce bon à rien.

L'aîné des Su, ce bon à rien, qu'est-ce qu'il foutait ? Il ne gagne pas de thune, et il est fainéant à crever. Sans compter la fainéantise, il joue aussi !

Jouer, c'était rien, elle aimait ça aussi, mais au moins elle arrivait à gagner un peu de fric. Mais l'aîné des Su perd tout le temps ! Il perd sans arrêt, mais il continue à jouer quand même !

Cette fois, elle venait juste de rappeler à l'aîné des Su qu'elle n'avait pas de thune en ce moment, donc interdiction de jouer. S'il voulait jouer, qu'il la regarde jouer, mais qu'il n'y participe pas.

Comme prévu, le grand frère Su refusa. Il demanda pourquoi elle seule pouvait jouer avec le fric, lui aussi il voulait jouer, insistant sur le fait que peut-être, après avoir été poissard si longtemps, cette fois il pourrait tout regagner !

Après avoir verbalement giflé la belle-fille aînée, Su Yuyang'ouvrit calmement la portière et descendit de la voiture, n'oubliant pas de la verrouiller, ne laissant aucune chance à elle d'y monter pour jeter un œil.

Sa première bagnole, seul lui, Dong Shufen et son fils peuvent y monter !

D'habitude à la boîte, il conduit une autre voiture avec plus de places. En plus, l'environnement n'est pas très propre ici, et les gens comme la famille Su n'ont jamais été regardants sur la propreté. Ce serait pas facile à nettoyer s'ils s'asseyaient dedans.

« Maman, je suis crevé. On rentre s'asseoir. »

En rejoignant Maman Su, Su Yuyang ne put s'empêcher de parler et ordonna à tous les villageois de se pousser.

Ces gens, tous plantés là comme des singes, lui donnaient vraiment la nausée. Il ne pouvait pas comprendre ce que le propriétaire d'origine ressentait quand ces gens lui collaient aux basques.

« D'accord ! Je vais faire chauffer l'eau pour toi, chef !!! Dépêche-toi, sortez et surveillez la bagnole de votre frère. Qu personne ne l'abîme ! »

En disant ça, Maman Su lança aussi un regard de travers aux gens autour d'elle, faisant en sorte que ceux qui voulaient aller toucher la nouvelle bagnole que Su Yuyang avait ramenée n'osent plus bouger.

Ces yeux superficiels n'ont jamais vu un si beau truc. Et s'ils se mettent à tripoter la bagnole et rayent la peinture, comme ce serait déchirant ?

Et ceux qui n'ont pas d'yeux, s'ils étaient méchants, combien ça coûterait une rayure sur la caisse ? Ces gens ne pourraient définitivement pas payer !

« Hé ! »

L'aîné des Su renifla, fila plus vite qu'un lapin et se posta direct devant la voiture de Su Yuyang.

« Deuxième frère, tu devrais me filer les clés. »

Il était plus malin que Maman Su, et il sait qu'on ne peut pas conduire sans les clés de bagnole.

« T'inquiète, même si tu mates de dehors, c'est pareil. »

Su Yuyang dit ça et entra dans la cour. Il avait la flemme de s'occuper de l'aîné des Su.

En fait, une alarme avait été installée sur cette caisse. Si quelqu'un la touche, l'alarme sonne.

Peu importe que l'aîné des Su surveille ou pas.

Mais puisque quelqu'un veut monter la garde, comment pourrait-il refuser ?

« Toi, dégage ! »

Il fut éconduit par son petit frère, mais l'aîné des Su ne ressentit rien d'anormal. Au contraire, il trouva que Su Yuyang avait carrément raison.

Monter la garde dehors, il peut voir d'un coup d'œil si l'un de ces types s'approche.

S'il ne surveillait que de l'intérieur, il ne pourrait pas assurer la sécurité de la bagnole face à leurs conneries.

« Quel con ! » La belle-fille aînée réagit. Cette mère et ce fils, tous les deux ont joué son mec pour un con ! Il fait un soleil de plomb, et ils le laissent monter la garde en plein cagnard.

Quand le deuxième frère revient, il ramène parfois des trucs bien. Les deux sont déjà rentrés, alors est-ce qu'il restera quelque chose pour eux ?

Cette vieille dingue, quand elle a des trucs bien, est-ce qu'elle ne les file pas tous aux deux gosses ?

Pas étonnant qu'après son mariage, elle ait découvert qu'il n'avait pas un sou sur lui. Même s'il jouait, il n'aurait pas perdu autant.

Mais s'il veut être con, elle ne peut pas l'en empêcher.

De toute façon, elle peut en tirer les bénéfices. Si elle en tire, ce sera à elle, donc elle pourra en faire ce qu'elle veut. Elle n'a pas à donner une part à ce con d'homme.

Elle ne fit plus attention à l'aîné des Su et entra prestement dans la cour. Le portail de la maison Su était rempli de gens accroupis dehors, et de gamins étalés sur le mur.

Qui a rappelé le deuxième frère Su ?

Autrefois, quand le deuxième frère revenait, le village était dans cet état.

Sans parler du deuxième frère qui revient avec une telle bagnole aujourd'hui, bien qu'elle ne puisse pas voir quelle caisse c'est et combien elle coûte…

Avec une si belle bagnole, c'est sûrement pas donné, non ?

En entrant, elle vit Maman Su déplacer une chaise. Elle s'assit avec le deuxième frère Su, et se mit déjà à brailler.

« Deuxième fils, avec toi qui n'étais pas là ces deux dernières années, ma vie est amère !! »

« Maman, je suis pas revenu depuis deux ans. Tu veux pas entendre comment j'ai vécu dehors ? »

Su Yuyang la coupa.

Il n'a aucun intérêt à écouter les mensonges larmoyants de la vieille pendant une ou deux heures.

« Hé ! T'as pas besoin de le dire, je sais que tu t'en sors super bien. Regarde comment t'es fringué, ce que tu conduis, et comme tu as l'air en forme ! Mon fils est un homme capable. »

Maman Su savait comment endormir son fils, toutes sortes de louanges sortaient de sa bouche. Autrefois, tant qu'elle le flattait, Su Yuvang était aux anges et l'écoutait.

« Maman, je m'en sors pas bien ! »

Su Yuyang n'était pas aussi content que Maman Su l'espérait, mais plutôt fronçait les sourcils.

« Cette année-là, je me suis retrouvé sans femme et sans boulot. Quand je suis revenu, vous m'avez tous abandonné. »

Ce n'est pas parce que ces gens peuvent garder leur bouche fermée sur les trucs d'avant qu'il a oublié.

« Deuxième fils… »

Maman Su marqua une pause. Pourquoi cet gamin gardait-il encore rancune ?

Non, elle ne pouvait pas le laisser ressortir les trucs de cette année-là. Si ça ressortait, y aurait pas de fin. Quand le moment viendrait, comment pourrait-elle demander du fric et des trucs à cet gamin ?

« J'ai grave morflé dehors, et j'ai dû quémander de la bouffe et mendier des restes. Quand j'étais au plus bas, j'ai survécu en fouillant les poubelles. »

Su Yuyang monta la voix exprès pour que tout le monde autour puisse l'entendre.

La voix de Maman Su fut couverte et elle s'étouffa un instant, oubliant ce qu'elle voulait dire.

« C'était pas facile, tu sais. Après ça, je suis revenu à Yangcheng, et Shufen était toujours à mes côtés, m'aidant, me soutenant tous les jours.

À ce moment-là, j'ai enfin compris qui se souciait vraiment de moi et qui était ma vraie famille. »

« Deuxième frère, tu devrais pas dire ça comme ça. On est différents de la famille Dong, on a vraiment morflé, et on est pauvres. Leur famille est super riche, et ce sont des citadins. Comment on pouvait t'aider ? En plus, le scandale qu'ils ont fait, en demandant le divorce ! Est-ce que j'ai pas dit, en tant que femme, si elle épouse quelqu'un, elle doit se détendre et rester dans la maison de son mari, née pour épouser la famille du mari, et mourir en fantôme de la famille du mari.

Regarde-moi et ton grand frère. On se dispute et on fait des histoires tous les jours. Lui c'est pareil, mais j'ai jamais voulu le quitter, moi ? Cette femme, si elle a un intérêt extérieur, elle fera des histoires toute la journée et ne prendra pas son mec au sérieux ! »

La femme de l'aîné Su avança et parla d'un ton sombre.

Dong Shufen, cette femme avait vraiment de la chance, ça la rendait jalouse.

Elles étaient toutes les deux les filles des familles des autres. Elle avait été mariée par ses parents à cause de la dot de son petit frère. Après ça, sa vie n'était plus belle, et personne ne s'occupait d'elle. Elle devait encore gratter du fric ici pour l'envoyer à son petit frère, sinon ils n'arrêteraient pas.

Dong Shufen, c'était pas pareil. Elle était fille unique, et les vieux Dong étaient super bons avec elle. En plus, elle avait épousé un beau mec.

Après le mariage, en plus de cuisiner et s'occuper du gosse tous les jours, elle n'avait rien à faire. La belle-fille aînée savait comment bossent les citadins. Dong Shufen pouvait se reposer 2 jours après avoir bossé quelques jours. Comment la campagne pouvait être pareille ? Son taf commence dès qu'elle ouvre les yeux, et elle doit le faire tous les jours, sans repos.

Cependant, Dong Shufen n'a pas eu une belle vie. À la fin, ses parents l'ont fait divorcer de Su Yuyang sans prévenir la famille Su en premier. Si Su Yuyang n'était pas revenu et n'en avait pas parlé, ils seraient encore dans le noir !

« Parlons du divorce. Les deux familles devraient s'asseoir et en causer, non ? Mais leur famille Dong a décidé toute seule, c'est évidemment nous manquer de respect ! »

La famille Su avait l'habitude de faire des scènes. De toute façon, tant qu'elle parlait, Su Yuyang écoutait.

« Donc ce que tu dis, c'est que ma femme arrive pas à la cheville de toi ? »

Les yeux de Su Yuyang se plissèrent.

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