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How to Get My Husband on My Side

Chapitre 12

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Chapitre 12

Chapitre 12

Chapitre 12/11111%~9 min de lecture1 788 mots

La confusion m'envahit. Non, attends, ne me dis pas que j'étais une garce pathétique avec le nez qui coule, devant l'ami de mon mari — ah, merci le ciel, ce n'était pas du mucus. Le liquide qui coulait sur mon menton était d'un rouge foncé.

Ce n'est pas de la morve, mais un saignement de nez — pourquoi tout à coup ?!

Même si j'étais en piètre état à cause de ma maladie annuelle, ça n'avait jamais été comme ça.

« Oh… »

« M-Milady, ça va ? »

Non, je suis tellement perdue que je ne sais pas quoi faire.

Juste au moment où je jouais la groupie hystérique, j'ai eu un saignement de nez.

J'ai essayé d'enrayer le sang qui coulait sur mes mains en relevant le dos de ma main réflexivement, mais j'avais la tête qui tournait.

Quelqu'un a saisi rapidement mon épaule qui s'affaissait.

« Vous… »

Izek, qui tendait son bras massif par-dessus le mur de pierre, s'immobilisa soudain et fronça les sourcils.

Regarde, toi, sale bâtard, ton manque de politesse m'est égal, mais il n'y a aucun moyen que je me fasse un saignement de nez exprès.

« Pourquoi tu brûles comme ça ? »

Hein ? Brûler ? Moi ? C'est impossible.

Je suis en plein dans ma maladie annuelle et je souffre le martyre, mais les autres ne peuvent jamais le ressentir. C'était un phénomène que je connaissais bien, bien que la chaleur qui semblait me brûler et me piquer tout le corps comme des aiguilles soit devenue pire qu'avant. C'était la première fois que j'avais un saignement de nez, mais je pense que mon jeu de groupie a atteint ce stade.

« Je suis désolée, je n'ai pas fait exprès d'avoir cette mine. »

Il coupa mes mots, malgré ma gêne. Ses yeux rouges avaient cet éclat inhabituel d'avant.

« Tu es venue avec qui ? »

« Évidemment, je suis venue seule… »

« Je vais devenir dingue. Tu es sortie seule comme ça ? »

J'ai ressenti un nouveau vertige parce que mon corps fut soulevé dans les airs. Izek mit sa main sous mon aisselle et me serra contre lui, comme s'il transportait un sac quelconque.

Ah, le poussin dans la serrure de l'aigle a dû se sentir exactement comme moi.

J'aurais voulu lui demander de me poser, mais je me retins parce que je pensais qu'il me laisserait tomber.

Les yeux vert clair de Sir Ivan avaient une expression grave, alors qu'il tendait précipitamment son mouchoir : « Milady, qui est allé chercher un médecin ? »

Personne n'y serait allé même si je l'avais demandé.

(NDT : Putain, j'ai eu mal au cœur à traduire cette partie… mon cœur se brise pour elle.)

« Ce n'est pas la peine d'appeler un médecin. Je suis désolée, le soleil était trop violent, et j'ai eu un malaise. »

« Ivan, donne-moi ton mouchoir. »

« Lequel ? »

« Peu importe — merde, elle bout. »

« Putain de merde… Je suis désolé, milady. Hé, depuis quand elle vit dans votre maison ? C'est logique que personne n'ait su jusqu'à maintenant ? »

C'était logique. Cette maladie était particulière, elle ne montrait aucun symptôme.

Même les médecins professionnels pensaient que c'était juste un effet secondaire dû au fait que j'avais trop forcé sur mon corps. Mais là, mon mari me dit que je suis brûlante comme une marmite.

C'était à la fois déroutant et intriguant.

Et ma tête tournait. Alors que ma vision s'estompait, mon corps devint bientôt mou dans ses bras.

« …Huu… huuu. »

Un bruit bizarre parvint à mes oreilles. Quand j'ouvris les yeux, je vis les décorations familières du baldachin. Je me redressai.

J'étais allongée seule dans ma chambre au château d'Omerta. Une cheminée aux flammes vertes crépitait chaleureusement.

Qu'est-ce qui s'était passé ?

Je fouillai dans des souvenirs flous. Tout ce qui s'était passé depuis mon réveil, ma visite seule au port d'Elmos… tout me semblait un rêve.

J'écarta les rideaux et regardai par la fenêtre, et je ne savais pas dire si c'était l'aube ou le crépuscule.

Les symptômes de ma maladie avaient déjà disparu, mais j'avais la tête lourde et soif.

Au moment où je descendis du lit et m'approchai de la carafe d'eau sur la table —

« ……huu…. huuuuu. »

Le bruit de sanglots.

Le bruit d'une femme qui sanglotait fit s'arrêter ma respiration.

Je ne savais pas d'où ça venait. Probablement à proximité. Comme ça sonnait comme si la personne était juste devant la porte, je marchai et l'ouvris. Mais il n'y avait personne.

« ……huuu… »

C'était un pleur plutôt triste, déchirant. Qui pleurait ? Était-ce Ellenia ? Ou la servante ? Je rampai dans la direction du son comme possédée. De vives lumières émanaient du bout d'un long couloir plongé dans l'obscurité.

Il n'y avait aucune chance que la servante pleure cachée là, c'était Ellenia ? Il s'était passé quelque chose de grave ?

« De toute façon, pour l'instant… milady ? »

Je clignai des yeux, les mains plaquées contre le mur.

Personne ne pleurait dans le hall lumineux menant à l'escalier. Tout ce qu'on voyait, c'était un homme étrange et mon mari, qui semblait encore plus dangereux la nuit.

Il y eut un instant de silence.

Pendant que je farfouillais des excuses dans mon esprit embrouillé, en choisissant la plus appropriée, tous deux me fixaient comme si mon apparition était quelque peu inattendue.

Mon mari est toujours le même. Stoïque. Mais pourquoi cet inconnu me dévisageait-il comme ça ?

« …Milady, vous allez bien ? »

Merci de demander. Je sais que j'ai une sale mine.

Comme j'allais hocher la tête avec un sourire, Izek, qui regardait de mon côté, s'approcha de moi lentement.

Il arriva si soudainement que je lâchai en haussant les épaules : « Je suis désolée, mais quelqu'un ne cesse de pleurer… »

« Quoi ? »

« J'ai entendu quelqu'un pleurer, alors j'ai craint que ce soit Ellen. » Izek me regarda à nouveau de haut, pour ensuite échanger un regard avec l'inconnu.

On dirait qu'il a décidé que je dealais de la came.

« Personne n'a pleuré. »

Non, j'en suis sûre, c'était là il y a à peine un instant… Pourquoi je n'entends plus les pleurs ? Quel timing parfait pour s'arrêter.

« Bon, je ne vous mens pas, il y a à peine un instant… »

« Je n'ai pas dit que vous mentiez. » Il cracha sur un ton tranchant.

C'est vrai, mais tu te rends compte que ton argument contredit ta phrase d'avant ?

« Oh, c'est vrai… Sergei, tu dois partir. »

« Oui, alors je reviendrai cet après-midi. Je vous salue, milady. »

Sergei, l'inconnu, semblait être un médecin.

J'ai aussi essayé de le saluer poliment, mais mon mari m'en a empêchée.

Alors que mes pieds quittaient le sol, ma tête s'allégea et le déja-vu me frappa : « Vous êtes trop grand… »

« …… »

« Je viens d'avoir un saignement de nez ? »

« …pas seulement tout à l'heure, mais il y a trois jours aussi. »

« Ce n'est pas possible… ah, je suis lourde, posez-moi. »

« Vous devez avoir de la fièvre. »

De la fièvre ?

Je bougeai mes bras autour de son cou épais et il tressaillit comme s'il s'était brûlé.

Vraiment mal élevé.

« Je suis désolée de vous embêter encore. Ne m'en voulez pas. »

« Je croyais qu'Ellen pleurait… »

« Ellen ne pleure pas. »

« Oui, elle n'est pas comme moi. Elle est bien, ceci dit. »

« Quoi le… hoo, voilà. »

C'est ça qu'on appelle un bon jeu d'actrice. Je claquai brièvement de la langue et grinai face au profil de l'homme qui me posait sur le lit.

Des yeux rubis rouges me fixaient avec une lumière étrange.

« Toi. »

« Quoi ? »

« ……non, je te parlerai plus tard. »

Il était toujours le même.

C'est comme ça que mon mari quitta simplement la pièce.

La se ferma doucement.

Mais je n'entendis pas de pas.

Pendant que je somnolais, mes oreilles se dressèrent, et un soupir résonna peu après, avec un bruit sourd. Comme si quelque chose avait heurté le mur légèrement.

Qu'est-ce que c'était ? Je ne pensais pas qu'il se cognait la tête contre le mur.

Qu'est-ce qu'il avait en tête ? À rester planté là ? Pourquoi ne s'en allait-il pas ? C'est comme s'il essayait d'attraper un rat, mais je dois remercier les gens ici, qui ne font rien pour le faire partir.

Je fus malade pendant environ deux jours de plus après ça.

Ce n'était pas la maladie annuelle, juste une fièvre banale. Le médecin, Sergei, était très gentil, mais il ne donna pas de réponse détaillée à ce que je demandais ou n'expliqua pas mon état. C'était flou de savoir s'il cachait quelque chose ou pas.

Cependant, il insista pour que je mange bien, disant que je suis trop maigre. Bref, la conclusion que je pouvais tirer dans cette situation était que ma maladie annuelle et la fièvre étaient arrivées en même temps. Comme je suis tombée dans l'étang la veille, il était naturel que la fièvre me prenne. Ça expliquait pourquoi j'avais eu soudain un saignement de nez et pourquoi Izek m'avait trouvée brûlante. Mais pourquoi voulais-je connaître la cause inconnue ? En plus de tout ce qui s'était passé, l'attitude des serviteurs changea — ils devinrent polis, et je ne parvins pas bien à m'y adapter.

« C'est une nouvelle bouillie, madame. J'ai moulu les pommes de terre pour la rendre plus appétissante. »

Oui, quel honneur. C'est déjà très dur de m'habituer à ça, mais en plus je dois sourire radieusement.

Un autre inconvénient d'être malade, c'est que je devais rester clouée au lit et prendre mes repas là.

Pour couronner le tout, Ellenia venait me voir à chaque repas, donc je ne pouvais rien faire en secret.

Ma température baissait déjà. Tout devait revenir à la normale.

« J'espère que vous ne malinterprétez pas ce jour-là. »

« Quoi ? »

« Je voulais juste le voir vers le déjeuner pour discuter d'une vieille situation. »

Je fis glisser la cuillère, raclant le bol de bouillie. Ellenia était assise droite dans un fauteuil, son regard fixé sur ma main.

« Il n'y a pas de malentendu, Ellen. »

« J'ai entendu parler de ce qui s'est passé récemment. Alors… »

La beauté populaire du Nord, les lèvres serrées, fixa sur mon visage ses yeux rouges uniques.

Ellenia serait la plus embêtée s'il y avait un scandale.

Ne vous en faites pas, je n'ai aucun intérêt ni temps à perdre pour ça.

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