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Fluffy Paradise

Chapitre 9 : Jouons avec Râsu

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Chapitre 9

Chapitre 9 : Jouons avec Râsu

Chapitre 9/9100%~4 min de lecture670 mots

Là où Râsu m'a emmenée, c'est un coin de la salle d'audience. Enfin, un coin pour de vrai, tout au bout.

Sauf qu'il y avait là un coussin gigantesque. Bleu marine, moelleux, l'air très agréable, mais grand comme trois matelas mis bout à bout.

Râsu s'y laisse tomber de tout son long.

Oui, bon, d'accord, je savais que tu étais grand. Mais quand on te le met sous les yeux comme ça, on a quand même envie de faire une remarque…

Le corps de Râsu est un peu plus gros que celui d'un bison. Bon, ce n'est pas très parlant.

Une vache, alors. Par rapport à une holstein, il doit bien faire une fois et demie sa taille.

Il me boufferait en une bouchée, non ?

Parce que, à côté du coussin, on a préparé une montagne de viande crue. Ça, c'est le goûter de Râsu.

Il y avait aussi une petite chaise près du coussin, mais elle est pour moi ?

Vu que je compte me servir de Râsu comme coussin, je n'en ai pas vraiment l'usage.

« Râchu, aaah ! »

J'empoigne un morceau de viande crue à pleine main et je le porte à sa gueule.

Bon, une demoiselle de la noblesse qui attrape de la viande crue à pleine main, on repassera, mais je le faisais déjà dans l'autre monde. Pour nourrir les carnivores, évidemment.

Quand on fait miroiter un bout de viande à un milan ou à un corbeau, qu'on attend qu'il l'ait bien repéré et qu'on lance, il arrive qu'il te fasse une jolie prise au vol.

Mais avec un individu au caractère difficile, on se fait attaquer, alors les enfants sages s'abstiendront de m'imiter.

Râsu ouvre gentiment la gueule. J'y enfonce la main, et…

*Hap—*

Voilà, c'était prévisible. Ça ne fait pas mal, remarquez. Ses crocs ne me touchent même pas.

Il y a eu un petit remous autour de nous, mais je n'y prête pas attention.

Je retire ma main : elle est poisseuse de bave.

Râsu mastique, l'air ravi.

Pendant que je contemple ma main gluante en me demandant "bon, je fais quoi, maintenant ?", une suivante me tend une serviette humide.

« Mewciii ! »

Je remercie cette suivante pleine d'attentions.

Sauf qu'elle a le visage vidé de son sang et que ses jambes tremblent comme des feuilles.

Je ne comprends pas bien, mais si tu ne te sens pas bien, tu ferais mieux d'aller te reposer.

Je le lui dis à peu près en ces termes, et elle me répond "vos paroles sont trop d'honneur pour moi" en se confondant en courbettes.

Mais pourquoi ?

Une fois rassasiée de nourrir Râsu, je passe à ses coussinets, que je me mets à pétrir.

Je les malaxe entre mes doigts, je me frotte la joue contre. Râsu se laisse faire et me laisse disposer de lui à ma guise.

Mais, comme je m'y attendais, ses coussinets sont durs…

Enfin, je m'en doutais.

Chez les chiens aussi, ça durcit à l'âge adulte. Décidément, le numéro un, ça reste les coussinets de chaton. Cette texture toute molle, c'est irrésistible !

Après les coussinets, la queue.

Je la caresse dans tous les sens, je la presse entre mes mains.

Et voilà que Râsu se met à me chatouiller avec.

Je ne montre pourtant pas grand-chose de peau : le cou, les joues, les mollets.

C'est carrément coquin, ce truc !

Chatouillée par le bout de sa queue, je lutte de toutes mes forces pour ne pas éclater de rire. J'enfouis mon visage dans son ventre pour étouffer ma voix.

Quand Râsu est enfin satisfait et qu'il met un terme à son attaque de chatouilles, je suis à plat. Épuisée d'avoir trop ri.

Si demain j'ai des courbatures, tu assumeras !

La fatigue, sans doute : j'ai un peu sommeil.

Je me sers du ventre de Râsu comme coussin, et c'est l'heure de la sieste.

Voyons. Cette élasticité parfaitement dosée, cette chaleur douillette : un coussin de tout premier choix !

Allez, allez, bonne nuiiit.

Vous êtes à jour !

C'était le dernier chapitre disponible pour Fluffy Paradise.

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