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Farming Life in Another World

Chapitre 855

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Chapitre 855

Chapitre 855

Chapitre 855/92592%~10 min de lecture1 938 mots

La récolte était terminée, et il ne restait plus qu'à attendre le tournoi d'arts martiaux, vers le milieu de l'après-midi.

J'étais au manoir de Yōko, au Cinquième Village.

Une réunion portait principalement sur le rapport du Cinquième Village.

Ce genre de contenu se traite d'habitude au Village du Grand Arbre, mais cette fois, pour des raisons de documents, c'était au manoir de Yōko.

Je pensais que les participants seraient Yōko et moi, mais Miyo, venue de la ville de Shashart, et Marbit s'étaient joints à nous.

Nous quatre entouraient le kotatsu, et sur la table du kotatsu gisaient des frites et des chips.

Les deux venaient d'être faites.

Par moi.

De base, c'était nature salé, mais pour varier, j'avais préparé du sel aux algues, du sel à la prune et de la moutarde.

Le sel aux algues et le sel à la prune étaient nés quand on réfléchissait à de nouveaux plats pour le Cinquième Village.

L'idée était que si les mêmes plats posaient problème, il suffisait de changer le goût.

La réputation est bonne.

Les servantes oni ont même commencé à les utiliser dans toutes sortes de plats pour en élargir l'usage.

La moutarde existe normalement dans ce monde.

Mais elle sert de médicament et c'est un produit de luxe.

Elle ne circule pas dans le grand public, mais à la demande de Lou, je la cultivais avec l'[Outil agricole universel].

Je n'avais pas réalisé que c'était de la moutarde et je l'avais pas mal regretté.

Maintenant que je le sais, elle sert dans plein de plats et est produite dans chaque village.

Le plus gros volume vient du Village du Grand Arbre, mais ce sera bientôt le Quatrième Village.

Là-bas, ce sont des jardins flottants, la surface cultivable a augmenté.

Les Demoiselles fonctionnaires comptent aussi dessus comme produit d'exportation.

D'ailleurs, ici aussi, l'air est plutôt bon.

……

Les mains de Yōko, Miyo et Marbit ne montrent aucun signe d'arrêt, mais on ne pourrait pas commencer la réunion bientôt ?

Attendre encore un peu ?

Bon, j'attends……

Ah, j'avais oublié le ketchup et la mayonnaise.

Je vais en rajouter.

Des frites en plus ?

Combien il en faut ?

Autant que la première fois ?

Non, le double de la première fois ?

Bah, au début c'était juste pour goûter, y'en avait peu.

Compris.

Je passai un moment à faire des frites et des chips sans arrêt.

Pas parce que je suis trop gentil avec Yōko et les autres.

Les enfants de Zabuton qui gardent le manoir en voulaient aussi.

Puis, quelqu'un d'autre que moi reprit ses esprits et lança la réunion.

« Le sel aux algues, c'est le sommet. »

« Le sel à la prune n'était pas mal non plus. »

« La moutarde avec le ketchup, ça fait un goût violent.

Ça rend accro. »

Pardon, visiblement, tout le monde n'avait pas encore repris ses esprits.

Je vais les calmer avec une boisson chaude.

Vu qu'on mangeait des frites et des chips, le thé vert ira bien.

Vous préférez une boisson fraîche ?

C'était trop tôt pour sortir le kotatsu.

Si c'est frais, que diriez-vous d'un jus de citron gazeux ?

Ça pétille, mais c'est pas de l'alcool.

Ça aussi, c'est né quand on cherchait de nouveaux plats.

Enfin, c'est pas moi qui ai fait le gaz, c'est Lou qui a créé un outil magique qui extrait le dioxyde de carbone de l'air et le sort sous haute pression.

La magie, c'est incroyable.

Par contre, il n'y a qu'un seul de ces outils, et il est pas transportable.

Du coup, on fait de l'eau gazeuse au Village du Grand Arbre, et on l'aromatise sur place partout.

C'est pareil cette fois.

« C'est…… pas mal. »

« C'est bon, ça. »

« Une expérience étrange. »

La réaction est…… disons, moyenne.

Pas assez sucré, peut-être ?

L'eau gazeuse seule, c'est pas sucré.

J'aurais dû mettre plus de sucre.

Apparemment oui.

Je remets du sucre, et je ressers.

Compris.

Bon, on reprend la réunion sérieusement.

Rapport de Marbit en mode sérieux.

« On a ouvert une école privée au Cinquième Village avec dix anges comme professeurs.

La réputation n'est pas mauvaise.

Plusieurs marchands ont même demandé qu'on leur en envoie comme précepteurs. »

Au défilé du printemps, la réputation des anges dans le Royaume Démon était pire que prévu, donc cette école privée, c'est une mesure de redressement.

D'abord au Cinquième Village, où la résistance était faible.

Dans quelques ans, on prévoit d'en ouvrir à la ville de Shashart et à la capitale.

« Voici la liste des marchands qui demandent des envois. »

Marbit posa une planche de bois couverte d'écriture au centre du kotatsu.

En la voyant, Yōko et Miyo froncèrent les sourcils.

« Que des marchands extérieurs. »

« Oui. »

Ce ne sont pas des marchands du Cinquième Village ni de la ville de Shashart.

« Ils cherchent à se lier à nous pour, si possible, devenir un relais vers le chef de village. »

Je vois.

Ils feraient mieux de venir nous voir franchement au lieu de manigancer.

Enfin, c'est vrai que je me montre pas souvent au Cinquième Village.

Du coup, vous avez refusé ?

« Non.

Puisqu'on connaît leurs arrière-pensées, on a décidé de s'en servir comme appât et de les utiliser commodément. »

……

C'est parce que vous faites ce genre de trucs que la réputation des anges est mauvaise, non ?

Et puis, s'ils sont pas du Cinquième Village ni de Shashart, où iraient-ils enseigner ?

À l'auberge ?

« Non, dans la ville où se trouve le siège de ce marchand.

Ce sera un peu loin. »

Ça va aller ?

« On les enverra à plusieurs, et c'est l'occasion d'aller ouvertement dans d'autres villes.

On les fera ramasser des infos. »

Bon, bon, avec modération.

S'il faut que je les voie, j'arrangerai ça.

« Mais non.

On ne vous dérangera pas.

Rassurez-vous. »

J'ai compris mais……

Qu'est-ce que c'est que ce sentiment.

Marbit en mode sérieux, c'est rassurant mais ça met pas à l'aise.

C'est parce que, contrairement à Tia, notre relation est pas assez longue ?

Comme j'avais l'air inquiet, Yōko m'encouragea.

« Chef de village.

Même comme ça, c'est la cheffe des anges, et elle a guidé le royaume de Garret pendant longtemps.

Je dis pas qu'elle ne ratera rien, mais elle fera en sorte que ni toi ni le Cinquième Village n'en subissiez les conséquences. »

J'aimerais bien que le Royaume Démon n'en souffre pas non plus.

« Je ferai de mon mieux. »

Bon courage.

Au tour de Miyo.

« La flotte marchande du Cinquième Village compte, à l'automne de cette année, trois grands navires, huit moyens et seize petits.

Tous sont loués à la ville de Shashart et à ses marchands et exploités, mais…… »

Pour faire travailler les fonds du Cinquième Village, on construit des navires qu'on loue depuis quelques ans.

L'idée, c'est que si le commerce s'active à Shashart, le Cinquième Village en profitera.

Et les résultats suivent les prévisions.

Des produits qui n'existaient pas circulent maintenant.

Je pensais que le rapport dirait « pas de problème », mais non.

« Qu'en est-il du programme de construction navale à venir ? »

L'avenir ?

« Si le rythme de commande actuel se maintient, on envisage d'agrandir le chantier naval……

Honnêtement, les charpentiers de marine m'ont demandé de venir vérifier s'il y aura encore autant de commandes à l'avenir. »

Je vois.

Hein, Yōko.

« Nos fonds posent pas de problème.

On a pas de mal à trouver preneurs pour les navires.

Pendant quelques années, le rythme actuel posera pas de souci.

Ah, non, si on peut en faire plus, on veut en faire plus. »

« C'est regrettable, mais les charpentiers manquent.

Il faut aussi du temps pour former les marins.

Le rythme actuel, c'est la limite. »

« Vous voulez agrandir le chantier naval, non ? »

« C'est parce que c'est tendu maintenant que l'idée d'agrandir sort.

Et puis, le Cinquième Village n'est pas le seul à vouloir des navires.

Si on les monopolisait, on se ferait détester. »

« Mmm. »

Donc, on maintient l'existant.

« Compris.

Je transmettrai comme ça. »

Merci.

Dernière, Yōko.

La raison pour laquelle la réunion se tient au manoir de Yōko, c'est cette montagne de paperasse qu'on balance sur le kotatsu.

« Tout ça, ce sont des pétitions adressées au chef de village. »

……

Tout, c'est ça ?

« Oui.

Le contenu des pétitions…… pour faire simple, ils veulent que tu deviennes leur protecteur. »

Ils veulent un financement ?

« Ça aussi, sans doute, mais ce qui compte le plus, c'est d'être reconnus par le chef de village. »

Moi, les reconnaître ?

« Oui.

Ils veulent le titre de "untel reconnu par le chef de village du Cinquième Village".

Du coup, moi je peux pas juger.

Je laisse ça au chef de village. »

Je vois.

Je feuillette vite fait : charpentiers, peintres, cuisiniers, techniciens, inventeurs, apothicaires, mages, romanciers… toutes sortes de métiers.

C'est pas nouveau, ces trucs ?

« Non, ça a commencé cet été. »

L'été ?

Y'a eu un truc ?

« Le truc, c'était au printemps.

Tu as participé au défilé du Royaume Démon, non ? »

Juste parce que j'ai participé au défilé, je comprends pas pourquoi ça amène autant de pétitions ?

« Mais non, à ce défilé, le chef de village a sacrément fait parler de lui.

Et comme je l'ai dit, ils veulent être reconnus par ce chef de village.

Ah, les trucs louches et les arnaques, je les ai déjà virés. »

C'est le tri qui a pris du temps, et du coup ça s'est accumulé jusqu'ici.

« J'en ai parlé régulièrement.

Mais tu remettais à plus tard…… »

C'est ma faute.

« Faut commencer à traiter, sinon on les fait trop attendre.

Ce qui est là, c'est ce que moi aussi je trouve acceptable, en priorité. »

Alors, ça veut dire qu'il suffit de valider ceux-là.

Moi qui dois valider, la responsabilité est lourde.

Faut que je lise bien et que je juge.

……

Bon, tentons un système de rangs.

« Système de rangs ?

De quoi tu parles tout d'un coup ? »

C'est le degré de ma reconnaissance.

Honnêtement, même en lisant les pétitions, je sais pas juger.

Si y'a déjà des résultats, je comprends, sinon je ne fais que m'inquiéter.

Donc, ceux qui ont passé le tri de Yōko, une étoile.

Ceux qui ont produit des résultats, deux étoiles.

Ceux qui continuent à produire des résultats, trois étoiles.

Ça vous va ?

« Oh, c'est clair.

Ça motive à progresser.

Si on fait savoir qu'une étoile, c'est une période d'essai, ça évitera les abus.

Hmm.

Voir le chef de village réfléchir comme ça, c'est rassurant. »

J'veux juste que ce soit facile.

« Fufufu.

On adopte le système de rangs.

Par contre, décider de la première étoile toute seule, ça me gêne.

Je le répète, eux, ils veulent être reconnus par le chef de village.

Toi aussi, tu juges. »

Euh.

« Quoi, ce sera plus facile à juger qu'avant.

Miyo, Marbit, vous donnez vos avis, et on examine un par un, d'accord ? »

Sur les mots de Yōko, Miyo et Marbit acquiescèrent.

Elles disent qu'elles m'aideront pour le coup des frites et des chips.

Hein ?

Les enfants de Zabuton aident aussi ?

Ah, parce qu'ils ont mangé des frites et des chips.

Compris, ça m'arrange.

…… Bon.

Alors, on juge dans la mesure du possible.

Pendant un moment, je continuai l'examen de qui le Cinquième Village prendrait sous sa protection.

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