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Farming Life in Another World

Chapitre 817

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Chapitre 817

Chapitre 817

Chapitre 817/88592%~10 min de lecture1 825 mots

Je m'appelle Berbark.

Berbark Ruchoices.

Je suis un vieux démon vivant au Royaume Démon.

Actuellement, je me trouve dans une situation critique.

Quelqu'un, venez m'aider.

Mon unique regret est le suivant.

J'aurais dû simplement rendre compte de mon retour en fief, mais j'ai voulu surprendre le Roi Démon en cachant mon identité et en m'infiltrant dans le château royal.

J'ai agi de manière suspecte.

Mais je veux qu'on comprenne.

C'est une manifestation d'affection.

J'espérais le déroulement suivant.

Moi qui m'infiltre dans le château du Roi Démon, cache mon identité et tape sur l'épaule du Roi Démon en plein travail par derrière.

Le Roi Démon surpris.

Comme ce n'est pas une attaque mais une tape sur l'épaule, le Roi Démon juge qu'il n'y a pas d'hostilité et ne ripostera pas.

Il dira probablement « Qui êtes-vous ? ».

Là, je révèle mon identité d'un mot.

« Tu es encore bien naïf… »

« … Ô, c'était vous, Berbark ?

Ne me surprenez pas comme ça. »

« Ha ha, pardon, pardon.

Mais même dans le château royal, la négligence est interdite. »

« C, c'est vrai.

J'ai peut-être relâché ma garde. »

« Hum.

Et moi, ainsi déguisé, je suis parvenu jusqu'ici sans que personne ne m'interpelle. »

« … Je ferai revoir la sécurité. »

« Fais-le.

Eh bien, je rentre en fief.

Portes-toi bien. »

Disant cela, je disparais prestement sans attendre la réponse du Roi Démon.

À mon avis, le château royal souffrait d'un relâchement.

La vigilance est insuffisante.

Il faut être prêt à contrer une attaque à tout moment, mais cet état d'esprit fait défaut.

La cause est double.

L'une est qu'on est trop éloigné de la guerre depuis trop longtemps.

Il y a eu un combat d'exhibition lors du défilé, mais c'était surtout de la mise en scène du Roi Démon.

Ça n'a pas beaucoup servi à resserrer les esprits au château royal.

L'autre, c'est que le Roi Démon est fort.

Comme il y a un Roi Démon fort, on pense qu'il suffit de suivre ses ordres.

Ce n'est pas bien.

Quelqu'un doit le lui dire.

Mais il y a peu de gens capables de dire au Roi Démon, plus haute autorité du Royaume Démon : « C'est ta faute si on se relâche. »

Surtout s'il est fort.

Ceux qui l'accompagnent, cet homme et son entourage, ne sont pas du genre à lui faire des remarques.

S'ils l'étaient, le château royal n'aurait pas ce relâchement.

C'est pourquoi, en tant qu'aîné, je le lui dis.

C'est ça, l'affection.

Pourtant, la réalité n'a pas été clémente.

Dès mon infiltration dans le château, j'ai été repéré par une jeune ange et pourchassé.

Elle est jeune.

Si je me bats, je gagne.

Mais les parents derrière elle me font peur.

C'est pourquoi j'ai fui.

Je me suis échappé du château royal dans les rues de la capitale.

Bien que je ne connaisse pas la capitale, j'avais eu le temps de préparer plusieurs routes de fuite.

Je peux m'enfuir.

C'est ce que j'ai jugé.

Mais non.

La capitale est le territoire de cette jeune ange.

Elle a utilisé les habitants pour me coincer.

L'armée du Royaume Démon a aussi coopéré avec elle.

Le filet n'est-il pas un peu serré ?

Je ne suis pas un criminel ?

Bon, enfin, j'ai tenté de m'infiltrer dans le château, donc peut-être que je le suis.

Et vous, les soldats qui me poursuivez.

Pourquoi avez-vous plus de mordant que ceux du château royal ?

Service à l'académie ?

Stratèges de la maison Britoa… sous les ordres directs du général Gratz.

J'ai entendu les rumeurs sur lui.

Excellent tant qu'il reste en arrière.

Je vois. En retour, ça veut dire qu'il y a des commandants et des soldats dignes de confiance au front.

Autrement dit, les hommes-bêtes Goal, Seal, Bron qui commandent l'armée à ma poursuite sont excellents.

Jeunes, mais ils assurent.

Ah, arrêtez le filet.

J'ai un traumatisme.

Finalement, je me suis fait attraper.

Keh, ce berger à tête de chèvre, il est fortiche.

Manipuler les chèvres avec une telle maestria pour me capturer.

Mais c'était une imitation de chèvre splendide.

J'ai été si surpris que j'ai sauté sur place.

Mou…

Cette tête de chèvre magnifique.

Par hasard, un parent de Daseki de Baphomet ?

Daseki.

Nostalgique.

Il aimait griller de la viande en plein air.

Il le faisait presque tous les jours.

Ça causait souvent des incendies, si bien qu'il a été recherché non seulement au Royaume Démon mais aussi dans les pays humains…

Va-t-il bien ?

Non, j'ai assisté à ses funérailles.

Distrait, distrait.

Arrêtons la fuite en avant.

Maintenant, je suis dans une pièce d'une maison de l'académie des nobles, en train de subir la persuasion de la jeune ange.

L'essor national dirigé par le Roi Démon.

On me demande d'y participer.

« Ce n'est pas un essor national, c'est une construction de nation, ou plutôt une construction de ville. »

La jeune ange en est la meneuse, mais comme elle ne devient pas reine, ce n'est pas un essor national, dit-elle.

L'expression exacte serait « construction de ville pour mettre la nation en forme ».

Et on me demande d'y participer.

Bien sûr, pas pour du travail manuel.

On attend de moi sagesse et réseau.

Une rémunération est prévue.

Il n'y a pas de mensonge dans cette proposition.

Après tout, le Roi Démon est présent à cette persuasion.

Roi Démon, as-tu l'intention de m'aider ?

« Renoncez.

C'est trop tard. »

J'ai entendu dire que cette jeune ange est la fille de cet homme.

C'est pour ça ?

« Non, c'est parce que je serais contente de votre coopération, Berbark. »

Grr.

« Mais je ne vous force pas.

Si vous arrivez à faire renoncer Tizel, je vous aiderai à rentrer en fief. »

C'est dit.

Certes, j'ai un complexe face aux anges.

Mais la fille en face est encore une gamine.

Il lui manque de la ruse.

Il lui manque de la puissance magique.

Et surtout, il lui manque la force martiale.

Je me retenais pour ne pas faire de scandale, mais si le Roi Démon n'intervient pas, je m'en sortirai.

Tu m'aideras à rentrer en fief comme promis.

« Ah, pas de violence, hein.

Autant que possible, par la discussion. »

Le Roi Démon dit ça en regardant le plafond.

Je l'imite et regarde le plafond.

Il y a des enfants de Demon Spider.

Et plusieurs.

« Elles n'ont pas participé au défilé, mais chez Tizel, il y a des Illegal Demon Spider. »

Ce ne sont pas des êtres légendaires ?

« Les vêtements que porte Tizel sont en Illegal Demon Spider. »

La violence, c'est mal, oui.

Il faut négocier.

Quoi, quoi.

Je n'ai pas vécu inutilement longtemps.

Je vais vous montrer comment mener cette fille par le bout du nez.

Écoute-moi, ma fille.

« Tu as décidé de m'aider ? »

Ah, oui.

Mais seulement si tu réussis les épreuves que je te lance !

« Des épreuves ? »

Oui, des épreuves.

La spécialité des anges.

Le coin de ma bouche se tord en un sourire narquois.

Les anges appellent ça des épreuves pour imposer l'impossible, et ils excellent à faire passer la force.

C'est comme ça qu'ils se disent habiles négociateurs, c'est affligeant.

Mais justement, quand on leur propose une épreuve, on ne peut pas refuser.

Non, on ne refuse pas !

Face aux anges, c'est la bonne méthode !

« Les épreuves, c'est bien, maisさすがに不可能なのはダメよ。

Rajeunis, ou attends mille ans. »

Bien sûr.

Je ne suis pas un ange.

Je ne sortirai pas ce genre d'épreuves.

« La portée aussi… j'aimerais qu'elle soit un peu limitée.

Si je dois aller à l'autre bout du monde, c'est trop dur. »

C'est vrai.

Alors, limitons aux endroits reliés à la capitale par les portes de transfert.

« Fixe bien le nombre d'épreuves aussi.

Pas d'ajouts après coup, d'accord ? »

Hmph.

Mes épreuves sont au nombre de cinq !

Apporter ici les cinq objets que je réclame !

« Pas de "c'est trop lourd pour le transporter", hein. »

Seuls les anges osent dire ça !

Moi, je ne le dis pas !

N'importe qui peut les porter !

« Compris.

J'écoute. »

Hum.

Ces épreuves, je ne les préparais pas d'avance.

C'est de l'improvisation.

Mais depuis mon arrivée à la capitale, il y a plusieurs choses que je n'ai pas pu obtenir, ni faire miennes.

Il y en a cinq !

Donc, cinq épreuves !

Écoutez bien !

Un : le ramen du stand fantôme qui apparaît au Cinquième Village, que je n'ai jamais réussi à croiser malgré toutes mes recherches !

Deux : les douceurs de la boutique Kurotoyuki, si populaire qu'il faut faire la queue dès le matin pour y entrer !

Trois : les manju de la Pâtisserie Corin, qui ne fait qu'à la commande, chose que j'ignorais !

Quatre : le curry du Marula, qui livre à domicile mais refuse la vente à emporter !

Je le veux en version épicée et portion double !

Cinq : le café de ce seul restaurant de la capitale que j'ai reconnu, où des servantes font le service !

Je vous donne quinze jours pour m'apporter tout ça ici.

Hmph, moi qui fixe négligemment un délai, quel stratège.

Sans délai, il y a une possibilité d'y arriver.

Mais en quinze jours, c'est impossible.

Le stand fantôme ne sort pas quand il ne sort pas.

En plus, le moment des commandes à la Pâtisserie Corin est irrégulier.

Quand ils ne le font pas, ils ne le font pas.

Et m'exiger de l'apporter ici, quel caprice.

Pour Kurotoyuki et Marula, quoi qu'on demande, la vente à emporter a toujours été refusée.

Même chose pour le restaurant aux servantes.

On n'a jamais obtenu l'autorisation d'emporter hors du magasin.

Pourtant, ce n'est pas impossible.

D'après ce que j'ai vu, Kurotoyuki autorise l'emport pour les habitués.

Marula l'autorise à l'intérieur du Big Roof Shashart ou vers l'académie et les auberges voisines.

Mais ils recommandent de manger sur place.

Si la gestion est mauvaise une fois emporté et que le client tombe malade, ça les embête.

Donc ils ne l'autorisent qu'aux gens de confiance.

Le restaurant aux servantes…

Si on l'emporte, la caractéristique "service par des servantes" disparaît, peut-être.

J'ai entendu dire qu'ils livraient dans les demeures nobles, donc s'il y a des servantes, ils l'autorisent peut-être.

Quoi qu'il en soit, le stand fantôme est une inconnue, mais les quatre autres boutiques ne bougent pas pour l'argent.

J'ai essayé d'en mettre plein les valises, sans succès.

Il faut donc les persuader de coopérer, mais en quinze jours… fufufu.

« Ce Berbark… »

Hé, Roi Démon.

Toi, n'interviens pas.

Avec ton pouvoir, c'est possible.

Mais sans ça, c'est impossible !

Impossible !

Ah ah ah ah ah ah ah ah ah !

Dix jours plus tard.

Les cinq objets étaient alignés devant moi.

Avec les parents de la jeune ange.

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