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Farming Life in Another World

Chapitre 646

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Chapitre 646

Chapitre 646

Chapitre 646/73588%~7 min de lecture1 286 mots

Sur le terrain du Cinquième Village se déroulait un match de baseball entre l'armée du Roi Démon Tigre Féroce, menée par le Roi Démon, et l'armée des Bœufs de Fer du Cinquième Village, menée par Kinesta.

Le match fut un va-et-vient où chaque équipe marquait à son tour.

Un contenu à la hauteur des attentes, qui s'acheva sur une victoire à l'arrachée de l'armée des Bœufs de Fer du Cinquième Village sur le score de neuf à huit.

Et puis eut lieu la fête de camaraderie.

Grillades et banquet au saké-viande Niizu.

« Eh bien, à la santé des efforts des deux camps, kanpaï ! »

Le Roi Démon vida d'un trait la bière fraîche versée dans un épais verre refroidi par magie au préalable.

Un coin de la rue des ramen du Cinquième Village.

« Ramen au sel, grande portion de nouilles, chashu en plus, ciboulette légèrement en plus, sans les pickles de pousses de bambou. »

« Oui chef.

Ramen au sel, grande portion de nouilles, chashu en plus, ciboulette légèrement en plus, sans les pickles de pousses de bambou. »

« Hein, pourquoi tu retires les pickles de pousses de bambou ?

Moi je veux ramen au sel, grande portion de nouilles, chashu normal, ciboulette normal, pickles de pousses de bambou en grande quantité ! »

« Oui chef.

Ramen au sel, grande portion de nouilles, pickles de pousses de bambou en grande quantité ! »

Peu de temps après, les ramen au sel furent apportés devant les deux filles de nobles.

« D'abord la soupe… hum.

Et les nouilles… c'est bon. »

« Tu fais toujours cette tête compliquée en mangeant.

Les ramen, le mieux c'est de les gober sans rien penser, non ? »

« Je ne nie pas cette façon de manger.

Simplement, je dois rédiger mon avis après. »

« Si tu dois écrire un avis, c'est encore plus une raison de ne pas retirer les pickles de pousses de bambou ?

Tu les détestes, les pickles de pousses de bambou ?

Je croyais que tu les mangeais normalement ? »

« La commande sans pickles de pousses de bambou était pour quand j'écris mon avis. »

« Choisis un peu mieux ton travail.

Hum, c'est bon.

On en reprend une ? »

« Évidemment.

Mais avant ça, excusez-moi.

Deux bières, s'il vous plaît. »

« Oui chef.

Deux bières ! »

Des bières versées dans des gobelets furent apportées devant les deux filles de nobles.

« On boit ça, et après on passe aux prochains ramen. »

« Oui oui.

Je m'en vais. »

Les deux filles de nobles trinquèrent légèrement, puis burent leur bière.

Une chaleur étouffante régnait dans la forge du Cinquième Village.

Ici, tout au long de la journée, résonnait rythmiquement le son des marteaux maniés par les forgerons nains.

« Allez, rotation !

Ceux qui font pause, hydratez-vous bien.

Ceux qui finissent, filez au bain, mangez et rentrez. »

Conformément aux instructions du chef d'atelier, les nains s'activèrent.

« Fuhii, j'ai bien bossé aujourd'hui encore. »

« C'est ça, une vie bien remplie.

Tu sais ce qu'on mange ce soir ? »

« L'équipe du matin a dit que c'était du poisson. »

« Du poisson.

Pas mal. »

« De toute façon, ici tout est bon, moi ça m'est égal. »

Les nains qui finissaient leur service se retrouvaient au bain public réservé aux travailleurs de la forge.

L'eau de ce bain était chauffée grâce au feu de la forge, avec pour inconvénient qu'on ne pouvait pas s'y baigner quand la forge était à l'arrêt.

« Pouvoir prendre un bain tous les jours, c'est bien, mais pourquoi c'est avant le repas ? »

« C'est décidé, ça. »

« C'est décidé ? »

« Ouais. »

La forge est bruyante, donc elle se trouve un peu à l'écart du Cinquième Village.

C'est pourquoi, pendant les pauses, aller manger dans les restos du village est difficile.

De plus, le travail se fait principalement la nuit, du coucher au lever du soleil, donc il y a peu de restos ouverts de toute façon.

Pour résoudre ce mécontentement, Yoko, la vice-cheffe du Cinquième Village, a décidé d'installer un resto dédié.

Ouvert vingt-quatre heures sur vingt-quatre par roulement.

Le menu change chaque jour, mais il n'y a qu'un seul plat, pas de choix possible.

Cependant, c'est gratuit pour ceux qui travaillent à la forge, donc la réputation est excellente.

« Si l'alcool était gratuit aussi, ce serait parfait. »

« Si on fait ça, les tonneaux de saké seront vides en un rien de temps.

Tiens, voilà pourquoi le bain avant le repas. »

« Ah, c'est ça. »

« Ouais, après avoir bossé, tu te trempes dans l'eau bouillante, tu te rafraîchis, et tu fais couler une bière glacée !

… Nn, c'est le paradis ! »

« … Effectivement, le paradis ! »

Le jeune forgeron nain paya en pièces de cuivre moyennes pour commander une bière supplémentaire.

Les horaires de travail des agents de la garde du Cinquième Village sont fixés, mais il y a régulièrement des quarts de nuit.

En fait, ce quart de nuit est bien payé, on a droit à un casse-croûte de nuit et plein d'autres avantages, au point que certains disent vouloir ne faire que des quarts de nuit.

Mais le plus grand atout de ce quart de nuit, c'est que le jour de repos suivant tombe en journée.

« La journée.

Assis sur une terrasse libre, à regarder les gens travailler… et à gober cette gorgée !

Le top ! »

D'ailleurs, cet acte a pour inconvénient d'être regardé avec une rancœur tenace par les agents de la garde en service.

« Au prochain entraînement, je le prends à la dure, lui. »

« Hein, c'est pas juste ! »

« Euh… je pense que avec son copain, n'importe quel endroit c'est bon pour boire.

Les gens qui n'ont pas de copain ?

Ahaha… euh… désolée. »

« Je termine le manuscrit.

À en crever.

Et après, le manuscrit fini… je dors.

Je dors à en mourir.

Et quand je me réveille, je relis le manuscrit fini tout en buvant de l'alcool, c'est le top.

Non, le summum. »

T'es pas saoul dans un autre sens, là ?

« C'est inévitable que sa propre œuvre soit celle qui nous convient le mieux, non ? »

Pouvoir pleurer en lisant ce qu'on a écrit soi-même, c'est un talent, je trouve.

Haa.

Fatigué.

Et saoul.

Comment j'en suis arrivé là ?

Le début, c'était une blague lors d'une beuverie.

C'était Gulf, je crois ?

« On comprend que le goût change selon la situation où on boit.

Du coup, quelle est la situation pour boire l'alcool le plus délicieusement possible ? »

Ce sujet a enflammé le Village du Grand Arbre.

Et on a limité le type d'alcool à la bière, et on a abouti à une conclusion finale.

On a abouti à une conclusion, mais on s'est demandé si c'était vraiment vrai, alors une enquête a aussi été menée au Cinquième Village, plus peuplé.

C'est bien, mais vivre soi-même ces situations, c'est aller trop loin.

Bon, je ne les ai pas toutes vécues non plus.

Du coup, quels sont les résultats de l'enquête du Cinquième Village ?

On n'a pas pu renverser la conclusion finale du Village du Grand Arbre ?

Je vois.

Alors, c'est ça, la situation pour boire la bière le plus délicieusement possible.

Boire en faisant la fête tous ensemble, famille et amis.

Je ne nie pas.

Et j'accepte les avis contraires.

Au passage, le prix spécial, c'est boire après une période d'abstinence.

Ce qui a été exclu de la sélection, c'était boire pendant le travail.

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