Aller au contenu principal

Farming Life in Another World

Chapitre 360

Farming Life in Another WorldFarming Life in Another World
Chapitre 360

Chapitre 360

Chapitre 360/40589%~6 min de lecture1 022 mots

Les trois garçons du peuple-bête sont partis pour l'académie du Royaume Démon, et les enfants restés au village ont un peu changé.

D'abord, Urza.

Depuis que les trois aînés ne sont plus là, elle s'occupe beaucoup mieux des plus jeunes.

Alfred, en la regardant, a l'air de ruminer pas mal de choses lui aussi.

Il a commencé à redoubler d'efforts dans ses études.

Et puis il y a Nattō.

Il consulte Sena sur tout un tas de sujets.

……

Je ferai comme si je n'avais pas entendu le contenu de leurs discussions.

J'espère juste que ça ne concerne ni moi ni Alfred.

Quoi qu'il en soit, les enfants évoluent dans le bon sens, tant mieux.

Les garçons du peuple-bête à l'académie du Royaume Démon doivent sûrement s'accrocher eux aussi.

Alors, Hakuren.

Trop s'inquiéter, ce n'est pas bon.

Pour tout dire, Hakuren, on dirait bien la fille de Laimelen.

Une mère poule.

J'aimerais qu'elle en mette un peu plus pour Hiichiro, mais…

Si elle fait ça, elle risque de se disputer avec Laimelen.

J'espère qu'elles s'arrangeront.

Pour le bain en plein air de la zone d'élevage, je comptais le combler au printemps.

Mais les animaux ont tant insisté, disons plutôt résisté, qu'on a fini par le garder.

Du coup, il faut réfléchir à l'alimentation en eau et à l'évacuation.

Même si les slimes la purifient et la gardent propre, mieux vaut prévoir un renouvellement.

Et puis, on pourrait aussi mettre un toit.

Voilà pour les travaux.

Pour la prise d'eau, vu la position du bain, on a creusé un nouveau canal depuis la rivière.

Pas besoin qu'il soit bien large, mais il faut bien jouer du dénivelé, sinon l'eau ne coule pas.

Envoyer l'eau direct dans le bain d'un coup, c'est risqué aussi.

Donc, après avoir fait le canal depuis la rivière, on a créé un bassin de retenue au nord de la zone d'élevage.

Taille modeste, vingt mètres sur vingt.

Les enfants ne viennent pas par là, mais par précaution, on a aligné des rondins pour éviter les chutes.

De ce bassin nord, un canal vers le bain en plein air, et l'alimentation est réglée.

Ensuite, l'évacuation…

Raccorder aux égouts actuels du village, mauvais emplacement.

Ça tombe sur la zone des chiens ou les canaux d'irrigation.

Après pas mal de réflexion, on a décidé de renvoyer l'eau du bain vers le bassin nord, et de partir l'évacuation de ce bassin vers l'est.

« Il y a une rivière, fine mais présente, du côté est du village. »

Une des Hauts-Elfes me l'a signalé.

Rejeter là-bas, pas de souci.

Le débit ne changera pas assez pour altérer l'environnement.

Le problème, c'est la distance jusqu'à cette rivière.

Une quinzaine de kilomètres, peut-être ?

C'est loin.

Escorté par les enfants de Kuro et Gran Maria, on s'est lancé dans le creusement du canal d'évacuation jusqu'à la rivière de l'est.

Comme on utilise le dénivelé, il faut descendre tout doucement, et c'était dur.

Heureusement, on a trouvé un étang en chemin.

Fallait courber le canal, mais le dénivelé collait, et pouvoir y évacuer au lieu d'aller jusqu'à la rivière, ça a sauvé la mise.

Il y avait une grosse grenouille dans l'étang, mais les petits de Kuro l'ont toisée et elle a perdu tout fighting spirit, elle a fui au fond.

Désolé.

Je jure qu'on ne rejettera que de l'eau bien propre, alors pardonne-moi.

Parole tenue : juste au départ du canal d'évacuation, on a aménagé un bassin pour slimes, histoire de purifier l'eau avant qu'elle parte.

Voilà, prise d'eau et évacuation, c'est fait.

On a ouvert les vannes, laissé l'eau couler.

Problè… hein ?

Des poissons sont arrivés dans le canal d'alimentation.

Bizarre.

Jusqu'ici, pas de poissons dans les canaux, sans doute parce qu'on prélevait au pied d'une chute.

Là, le nouveau canal, on a fait un petit bassin latéral à la rivière et on tire l'eau de là.

Il y a une grille, mais un poisson assez petit pour passer entre les barreaux peut suivre le courant.

Je mettrai une grille plus fine sur le tronçon qui va au bain.

L'été, l'eau restera froide, mais l'hiver on la chauffe.

Reste l'évacuation vers l'étang…

Ils vont finir en casse-croûte pour la grenouille, non ?

……

Hypocrite, mais vu que je l'ai vu, je les sauve.

Je les mets dans un seau et je les relâche dans le canal qui ramène l'eau du grand bassin ouest vers la rivière.

Et je referai la grille du nouveau canal un peu plus fine.

Ça règle l'histoire des canaux.

Pour le toit du bain, comme j'avais fait couper le bois avant de creuser les canaux, les Hauts-Elfes l'ont monté.

Moitié du bain couverte, moitié à ciel ouvert.

C'est devenu un bien beau bain en plein air.

Merci.

S'il y avait un vestiaire, j'aurais bien envie d'y tremper moi-même.

……

Pardon.

C'était une blague.

Les Hauts-Elfes, arrêtez, ne faites pas de vestiaire.

Si je veux un bain, j'irai aux sources chaudes.

Hein ? Ah, non, c'est pas que je veuille pas entrer ici.

Vache, arrête de me regarder comme ça.

Toi aussi, cheval ?

Chèvres, vous, vous êtes normales, ça me rassure.

B-bon, on y va ensemble ?

Les petits de Kuro, désolé, mais je compte sur votre magie de feu.

Ce jour-là, j'ai profité du bain en plein air de la zone d'élevage.

« Plus qu'un bain, j'ai eu l'impression de passer mon temps à brosser les vaches et les chevaux dans l'eau… »

Environ deux mois après le départ des garçons du peuple-bête.

Une lettre est arrivée de l'académie du Royaume Démon.

Elle date de leur premier mois sur place.

Lettre normale, donc ça a mis du temps à arriver.

Je regrette un peu de ne pas avoir prévu un service par mini-wyvernes, et j'ouvre la lettre…

Je penche la tête.

« Hakuren, tu leur as bien appris à écrire, non ? »

« Bien sûr. »

Ah bon.

Alors ce n'est pas une faute d'écriture.

« Au chef de village Hiraku.

La saison où le vent printanier est agréable est venue.

Comment allez-vous ?

Nous menons maintenant une vie d'enseignants agréable à l'académie du Royaume Démon. »

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.