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Farming Life in Another World

Chapitre 1066

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Chapitre 1066

Chapitre 1066

Chapitre 1066/107699%~9 min de lecture1 642 mots

Je m'appelle Yame.

Ces derniers temps, ma vie sur l'île est bien remplie.

Ça me fait plaisir.

Le chef de village a du travail de récolte au village, donc il n'est pas venu sur l'île récemment.

Comme il venait tous les jours, ça me manque un peu.

Bon, une fois la récolte finie, il reviendra sûrement.

Ceux qui sont restés sur l'île, c'est moi, cinq hauts-elfes, cinq anges, et dix hommes-lézards.

Juste le nombre qui peut loger dans l'auberge de la base.

J'ai dit que j'aiderais aussi pour la récolte, mais on m'a poliment refusé en me disant qu'il y a les oiseaux de l'île à soigner.

Je pense que les oiseaux s'en sortiraient même livrés à eux-mêmes, mais c'est vrai que l'inquiétude reste l'inquiétude.

Il y a aussi des poussins qui viennent juste d'éclore.

C'est parce que je reste sur l'île que le chef a dit aux hauts-elfes, aux anges et aux hommes-lézards de rester, peut-être ?

Désolée de vous avoir embarqués.

Yuri, qui pilote l'engin polyvalent humanoïde lourd multifonction subaquatique, a dit qu'elle restait, mais tout le monde s'y est opposé et elle est repartie.

Elle était pleinement insatisfaite, ceci dit.

Quoi qu'on en dise, c'est la fille du Roi Démon.

Elle doit avoir ses propres occupations.

Quoi qu'il en soit, nous qui sommes restés sur l'île, on fait plein de choses.

Le chef a dit que ce qu'on peut faire suffit, mais on ne peut pas en abuser.

Puisque le chef et les autres font le travail de récolte au village, nous aussi on doit bosser correctement.

Les races marines font l'aller-retour dans la journée, mais elles viennent nous donner un coup de main.

Les races marines, c'est pour leur propre intérêt, donc on accepte leur aide sans se gêner.

Aujourd'hui, elles nous ont aidé à nettoyer le bain de la côte.

Là-bas, c'est un bain en plein air, alors si on baisse la garde, les ordures s'accumulent tout de suite.

Le bain est devenu propre.

Une partie des races marines a étrangement pris goût à ce bain.

Tant qu'elles l'utilisent proprement, y a pas de problème.

Pareil pour la douche.

De la nourriture a été apportée sur l'île en quantités astronomiques.

De quoi tenir plusieurs années même sans ravitaillement.

Bon, avec la pourriture, plusieurs années c'est exagéré, mais avec les outils magiques qui refroidissent, un an devrait aller, non ?

Le problème, c'est la cuisine.

Je comprends qu'il y a une différence d'expérience, mais j'aimerais croire que c'est une erreur de dire que je suis la plus capable.

Non, je n'aime pas la cuisine, hein.

Mais y a plein d'ingrédients et d'assaisonnements que je ne connais pas.

Du coup, ça finit par être centré sur des plats simples : griller de la viande ou du poisson.

Sinon, y a la marmite.

Pour la marmite, j'ai demandé aux servantes oni quand elles sont venues, donc les simples, je peux faire.

Les simples.

Les compliqués, c'est impossible.

Pour les compliqués, je demanderai au chef la prochaine fois qu'il viendra.

Sur l'île où le chef ne vient pas, j'ai réfléchi.

À l'état actuel, nous n'avons aucun moyen de quitter l'île.

Autrement dit, pas de moyen pour moi d'aller au Village du Grand Arbre ou au Cinquième Village par mes propres moyens.

Ce n'est pas terrible, non ?

Si le Progéniteur ou Rana, qui peuvent utiliser la magie de transfert, ne viennent plus, on sera isolés.

Mais contrairement à avant, maintenant j'ai réussi à bâtir une relation amicale avec les races marines.

Un bateau... non, même un radeau suffirait, les races marines pourraient nous tracter jusqu'à la terre ferme, non ?

Je leur ai demandé, elles ont dit qu'elles nous emmèneraient.

Oh.

Alors il ne nous manque plus qu'un radeau !

J'ai consulté les hauts-elfes, les anges et les hommes-lézards qui sont sur l'île.

Faisons un radeau.

Rejeté.

La raison est simple.

Ce genre de chose, le chef aime bien le faire lui-même.

S'il n'y en a pas et que notre vie est en danger, passe encore, mais sinon y a pas urgence.

Je vois.

Quand on me le dit, c'est exact.

Il ne faut pas voler le plaisir du chef.

Je consulterai la prochaine fois qu'il viendra.

Ah, faut que je le dise aux races marines aussi, du coup.

Elles pourraient se précipiter et nous ramener un voilier coulé au fond de la mer.

Ahaha.

Elles l'ont ramené.

Un petit voilier qui peut tenir une dizaine de personnes.

Au port inachevé.

Les races marines grattent à fond les berniques collées un peu partout sur le bateau.

La coque est en bois, pourtant elle est peu abîmée.

Les voiles sont en lambeaux, par contre.

Seule la coque était protégée par la magie, peut-être ?

Je pense qu'il aurait mieux valu protéger les voiles que la coque.

La cause du naufrage, c'est qu'ils n'ont pas réussi à réduire les voiles à temps pendant une tempête.

Ah, à ce moment-là, ils ont dû annuler la magie de protection des voiles.

Quoi qu'il en soit, le voilier a chaviré spectaculairement et a coulé, paraît-il.

Euh, le chargement ?

Les races marines l'ont sauvé.

Bon.

On peut utiliser ce voilier, alors ?

Ils disent que si on change juste les voiles, il peut avancer par ses propres moyens.

Ah, merci.

Tout le monde, rassemblement.

Conseil.

Ouais, le voilier.

Vous l'avez vu, hein.

On en fait quoi ?

On le cache ?

Où ?

Où qu'on l'emmène, y a pas de voiles.

Demander aux races marines... elles nous l'ont donné par gentillesse, alors demander de l'aide pour le cacher, c'est pas facile.

Il faut qu'on s'en sorte nous-mêmes.

On s'en sortira.

Réfléchissons.

Réfléchi.

Dire la vérité au chef.

Ce voilier, c'est un cadeau de bonne volonté des races marines.

Le chef ne se mettra pas en colère.

Donc, le dire franchement ne pose pas de problème.

Y a pas de problème, mais il faut éviter autant que possible de décevoir le chef.

Nos avis se sont accordés.

Mais pour ça, comment faire ?

Transformer la déception en surprise.

Comment ?

On a réfléchi.

On a été embêtées.

Et on a fini par trouver.

Creuser la côte près du port, faire une grotte où cacher le voilier.

Un voilier qui apparaît d'un port caché.

Comme ça, le chef sera content, non ?

Je pige pas trop, mais apparemment, un « port caché » c'est bien.

Une des hauts-elfes a hoché la tête profondément.

Une des anges a dit qu'elle comprenait.

C'est comme ça qu'on a marché le long de la côte et choisi l'endroit pour construire le port caché.

Et on a creusé.

Quand on parle de creuser, c'est l'engin polyvalent humanoïde lourd multifonction.

On a aussi envisagé d'utiliser celui subaquatique qui est sur l'île, mais personne ne savait le manœuvrer.

L'engin polyvalent humanoïde lourd multifonction, pour des raisons de sécurité, ne peut pas être utilisé par ceux qui ont une grande quantité de puissance magique.

Le dispositif de sécurité s'active et il ne bouge pas.

C'est pourquoi ceux qui ont beaucoup de puissance magique portent une combinaison de pilote pour empêcher leur magie de fuir vers l'extérieur tout en la supprimant.

Mais on n'a pas cette combinaison.

Celle de Yuri est ajustée sur mesure pour elle, en plus elle l'a emmenée.

Bon, pas la peine de la laisser ici.

Faut la laver et tout.

Inutile de penser à un truc inutilisable.

On a creusé la grotte avec les outils d'excavation et la magie qu'il y a sur l'île.

Heureusement que le voilier est petit.

S'il avait été grand, j'aurais pleuré.

Mais on l'a fait.

On a creusé une grotte où le voilier se cache parfaitement, et en plus on a fait un chemin pour pouvoir l'utiliser comme port.

C'est un port caché, donc il ne doit pas se voir.

On s'est déménées pour le cacher.

Il ne doit pas être visible depuis la mer.

On a fait une montagne de rochers sur le passage de la grotte pour qu'on ne voie pas la grotte depuis la mer.

À moins de savoir qu'il y a une grotte là et de s'en approcher exprès, on ne la trouvera pas.

Faire une montagne de rochers en mer, c'était dur, mais on l'a fait.

En chemin, quand on a emprunté l'aide des races marines, je me suis demandé si on n'aurait pas dû simplement leur demander de l'emmener de l'autre côté de l'île.

Non, ce qu'on a demandé aux races marines, c'est pas de le cacher, mais de coopérer pour surprendre le chef.

Donc y a pas de problème.

On ne pense pas aux détails.

Notre but, c'est de ne pas décevoir le chef.

De surprendre le chef.

C'est tout.

Le port caché est fini, le petit voilier y est entreposé.

Il ne reste plus qu'à se procurer des voiles, et on pourra partir.

... Mais le port caché est une grotte, donc y a pas de vent, non ?

Comment le voilier va-t-il partir ?

Comme quand on l'a rentré, on fait pousser et tirer par les races marines ?

C'est pas une sortie très classe.

Pour surprendre le chef, je veux partir voiles déployées.

Dans ce cas, et si on faisait un trou au fond de la grotte pour faire passer le vent ?

Tant qu'il y a du vent, la magie fera le reste.

Ouais, je pense que c'est bien.

Le chef sera sûrement surpris.

Bon.

Ouais, bon.

En regardant calmement le voilier amarré dans le port caché, je me suis rendu compte d'un truc...

Ouais, je viens de m'en rendre compte.

Je peux le dire ?

Bouchez pas vos oreilles.

Ce port caché, c'est pas exactement le genre de truc que le chef aurait envie de faire lui-même ?

J'ai posé la question aux hauts-elfes, aux anges et aux hommes-lézards qui avaient bossé avec moi jusqu'ici.

Pour une raison quelconque, ils ont évité de croiser mon regard.

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