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Farming Life in Another World

Chapitre 1020

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Chapitre 1020

Chapitre 1020

Chapitre 1020/107695%~9 min de lecture1 615 mots

Mikel, c'est moi.

Bon, je m'en rends compte depuis un moment déjà, mais Alfred a des toc bizarres.

Par exemple, pour les toilettes, le lit, le bain.

Il y tient à un point où on se demande pourquoi… ça nous laisse perplexes.

Mais bon, ça ne me fait pas de mal, donc ça ne me dérange pas.

Au contraire, je n'en tire que des avantages.

Les toilettes sont propres, c'est agréable, et un lit moelleux, c'est confortable.

Je n'avais pas l'habitude de prendre des bains, mais ces temps-ci, je ne me sens pas bien si je n'en prends pas tous les jours.

Un corps propre, c'est formidable.

Cependant…

Il y a aussi des toc qui me causent du tort.

Par exemple, les bateaux.

Pour diverses raisons, c'est Alfred qui a fini par gérer une île déserte.

Pour s'y rendre, il faut un bateau, mais Alfred s'obstine à vouloir construire le sien lui-même.

Bon, moi aussi je l'aide dans la mesure du possible.

Le premier bateau, on l'a fait en ramassant du bois fin.

Il flottait, mais c'était du travail d'amateur.

En route vers l'île, il s'est brisé dans les grosses vagues.

Ah ah.

À ce moment-là, j'ai cru que j'allais mourir.

Parce que je ne sais pas nager.

Je veux me féliciter de ne pas avoir hurlé en pleurant.

Merci au grand frère pêcheur qui nous a secourus.

Le deuxième bateau, tirant les leçons du premier, on l'a fait en ramassant du gros bois.

Pour qu'il ne casse pas, on l'a solidement ligaturé avec de grosses cordes.

Il ne s'est pas brisé dans les vagues, mais il était trop lourd pour ramer correctement, on n'avançait pas.

On a dû avancer sur la distance qu'on peut parcourir à pied depuis la plage, c'est tout.

Les gens de la mer nous regardaient avec une drôle de tête.

La fois d'après, on a renoncé à ramasser du bois et on a sculpté un gros tronc pour en faire un bateau.

L'allure était impressionnante, mais il a chaviré un nombre incalculable de fois et Alfred a abandonné.

C'est là le toc d'Alfred qui me nuit.

Non, puisque j'ai appris à nager, c'est peut-être un gain au final.

Oui, j'ai appris à nager.

Sur une courte distance, mais quand même.

Parce que je ne veux pas mourir.

Au fait.

À chaque fois, après un échec, Alfred emprunte un bateau normal pour aller à l'île.

Puisqu'il y fait du travail aux champs.

Il n'a pas le choix d'y aller, mais est-ce que c'est vraiment raisonnable ?

Non, ça m'arrange qu'il l'emprunte.

Je me dis qu'un vrai bateau, c'est quand mêmeすごい.

Mais s'il l'avait emprunté dès le début, il aurait économisé le temps et les efforts de la construction, non ?

Et ses vêtements n'auraient pas été mouillés.

……

Bon, je ne le dis pas.

Les toc, c'est important.

Euh, la prochaine étape, c'est de mettre une voile sur le bateau ?

Pas mal.

J'espère qu'il parviendra à arriver sur l'île avec son bateau fait maison avant que je ne puisse m'y rendre à la nage.

Alfred a des côtés surprenamment délicats.

Alfred a eu une histoire avec des habitants d'une certaine ville.

Non, précisément, ce n'était pas une histoire.

Une petite conversation… non, de la communication ?

Euh, quand Alfred et moi marchions en ville pour acheter du matériel pour le bateau, trois costauds nous ont accostés.

« Prête-nous de l'oseille.

On est dans la merde. »

Les trois costauds m'ont ignoré et se sont adressés à Alfred.

Bon, c'est normal, Alfred a l'air d'avoir plus d'argent que moi.

Qu'ils m'ignorent, je comprends.

Mais ils ne voient pas l'épée à la ceinture d'Alfred ?

Ou ils l'ont jugé faible ?

Alfred a le niveau pour tenir tête à O'Brien-sama.

L'adversaire est plus nombreux, mais Alfred gagnerait sans même utiliser d'arme.

Je me disais qu'une attaque préventive serait bien, moi.

Mais Alfred ne s'est pas jeté sur eux direct.

Alfred a affiché un sourire décontracté…

Il a attrapé une poignée de pièces dans sa bourse et les a jetées par terre.

« Si vous les voulez, ramassez-les. »

Je vois, il veut les provoquer pour ensuite se battre.

Je recule d'un pas pour ne pas gêner.

Si les trois costauds s'en prennent à moi, Alfred sera embêté.

Je me prépare à fuir illico.

Pourtant, les trois costauds ont trahi l'attente d'Alfred.

Devant Alfred, trois costauds qui pleurent en ramassant les pièces.

« Merci bien, merci bien ! »

« A-avec ça, on peut acheter à manger. »

« On pourra faire manger nos petits frères et sœurs… »

Les trois costauds avaient vraiment des problèmes d'argent.

« Vraiment, merci.

Ça nous sauve. »

« S'il y a quoi que ce soit, dites-le-nous, on vous aidera. »

« On traîne du côté du quai sud du port. »

Face à de tels types, le geste d'Alfred qui jette des pièces… ce n'est pas vraiment louable.

Mais je pense que c'est inévitable.

Parce que ces trois-là.

Comment les regarder, ils avaient une sale gueule.

On n'entendait que « filez l'oseille ».

Mais Alfred est revenu à sa petite forme, s'est effondré visiblement et s'est enfermé dans sa chambre.

Je pensais qu'il oublierait ça comme ça, mais non.

C'est l'épisode qui m'a fait penser qu'Alfred est surprenamment délicat.

Alfred a tiré les leçons de cette réflexion et son comportement est devenu un peu plus prudent par la suite.

En plus, même s'il a dû rentrer chez lui, le fait qu'il ait un moyen de se remettre psychologiquement, c'est une bonne chose.

Par contre, tant qu'Alfred n'allait pas mieux… moi non plus je n'avais pas droit à sa cuisine, et j'ai morflé.

C'était dur.

J'ai même envisagé de l'accompagner quand il est rentré chez lui.

La bonne bouffe, ça fait peur.

Alfred cuisine bien.

Et grâce aux transactions avec la tribu des renards à face ronde, toutes sortes d'ingrédients sont devenues disponibles, le répertoire culinaire d'Alfred s'est élargi.

Du coup, les princes ne veulent plus le quitter.

Je comprends leur sentiment, donc je laisse faire, mais le fait que les princes refusent les repas ordinaires et que les cuisiniers du palais royal en perdent la tête, les plaintes qui m'arrivent, je ne peux pas les accepter.

De mon côté, je ne peux que dire d'attendre le retour du cuisinier Rebic, qui est parti en voyage dans une ville où l'on sert une cuisine meilleure que celle d'Alfred.

Quand j'ai répondu ça, j'ai reçu une lettre où il était écrit en termes détournés que les rois aussi veulent goûter à la cuisine d'Alfred.

Pourquoi ça arrive jusqu'à moi ?

Et les rois qui veulent manger… c'est que les princes se sont vantés.

Alors que les quantités sont limitées.

Quoi qu'il en soit, pour ce genre de demandes, il faut s'adresser directement à Alfred… ah non, ça marche pas.

Il faut passer par sa mère.

J'ai répondu ça.

Ils abandonneront bien.

Et je ferai attention aux princes.

Je comprends qu'ils aient envie de se vanter, ceci dit.

Alfred lui-même, si on lui demande à manger, il le sert sans rechigner.

En utilisant généreusement des condiments de luxe.

Je me suis dit qu'il fallait bien payer un minimum, alors j'ai consulté ma mère, ou plutôt je lui ai demandé les prix des condiments, et j'ai été surpris.

La quantité qu'Alfred utilise pour un seul plat suffit à s'acheter une belle maison.

Je me suis demandé si ma mère n'exagérait pas, mais vu la rareté, la durée de conservation, les tracas d'importation, le prix n'est pas si décalé.

C'est-à-dire que les transactions avec la tribu des renards à face ronde demandent de la vigilance.

Faut pas baisser la garde.

Et puis, à chaque repas, les princes et les gens de la bibliothèque qui réclament la cuisine d'Alfred.

……

Bon, tant pis, je les ferai bosser d'autant.

Seulement, le projet de toilettes des princes va coûter une fortune.

C'est encore au stade du plan, mais ce sera un montant que la maison royale seule ne pourra pas assumer.

Je demanderai à ma mère de faire sortir un peu d'argent de l'Église Corin.

Comme le審査 de ma mère est strict, je veux que les gens de la bibliothèque préparent un dossier sans faille.

Midi, bientôt.

Au royaume de Leyweit et dans les pays alentours, on mange copieusement quand le soleil se lève.

On mange un peu au dîner, quand le soleil se couche.

Ceux qui mangent copieusement le soir, c'est à peu près la famille royale et la noblesse.

C'était le mode de base : deux repas par jour.

Mais les repas d'Alfred…

Le petit-déjeuner est modéré, le déjeuner est modéré, le dîner est modéré, un type équilibré à trois repas par jour.

Ensuite, selon les goûts de chacun, on ajuste en augmentant le petit-déjeuner ou en réduisant le dîner.

Quand on profite des repas d'Alfred, on adopte naturellement le rythme de trois repas par jour.

Moi, c'est mon cas.

Mais les endroits qui servent à manger en ville, ce n'est pas ça.

Concrètement, il n'y a pas d'endroit qui serve le déjeuner.

La famille royale et la noblesse peuvent demander à leur cuisinier attitré… mais moi, je n'ai pas de cuisinier attitré.

Ma mère non plus.

C'est-à-dire que pour le déjeuner, il faut soit se le faire soi-même, soit aller chez Alfred.

Alfred.

Il doit faire le déjeuner à la bibliothèque aujourd'hui aussi.

Il a dit qu'à la demande d'un prince, il ferait des ramen.

Des ramen.

Si je me souviens bien, j'ai lu dans quelque document qu'un roi d'un grand pays lointain essayait de populariser un plat appelé ramen.

C'est ça, ces ramen.

Ça veut dire… je n'ai pas d'autre choix que d'aller squatter la cuisine de la bibliothèque.

Ouais.

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