« Que faisais-tu ? »
Lorsque Keitel lui posa la question, Ria lui tendit les cailloux qu'elle tenait dans ses mains.
« Ça ! »
Keitel regarda sa fille, un caillou lisse dans la main. Ria lui sourit largement, déconcertée par son air perplexe.
« Cadeau pour toi ! »
Ferdel, qui observait la scène pour assouvir son envie, sourit avec abattement.
'Je n'ai besoin de rien. Avoir une fille, c'est le mieux.'
Même les commissures des lèvres de Keitel s'étirèrent devant tant de mignonnerie.
« C'est un pot-de-vin ? »
« Oui. »
Dans l'échange entre le père et la fille, Ferdel resta un instant coi. De quel pot-de-vin parlait-il à une enfant aussi pure ! Cet homme ! Ni le père ni la fille ne se souciaient de savoir si Ferdel s'énervait ou non. Ferdel retomba seul et calma son jeu.
'Tout ça parce que je n'ai pas de fille !'
« C'est joli. »
D'une voix sans émotion, Ria ouvra grand les yeux.
« Vraiment ? »
« Oui. »
Son visage hilare cloua le bec à Ferdel. Ma princesse était un ange.
Pourtant, c'était rafraîchissant de le voir. Lorsqu'elle était plus petite, il pensait toujours que Keitel pourrait la tuer d'un moment à l'autre. À présent, ils avaient juste l'air d'une famille parfaite. Lui qui la tenait et elle qui était tenue par lui formaient un tableau magnifique. Keitel était vraiment devenu un père.
Ferdel le réalisa distraitement.
'Maintenant, je pourrais me moquer de lui même s'il insistait pour dire qu'il n'est pas un père. Le problème, c'est que ce n'est pas une raison de rire, mais une raison d'envier. Moi aussi, je veux une fille ! Une fille mignonne et jolie comme ça ! Une fille mignonne, jolie et adorable comme ça ! Non, c'est bien d'avoir quelque chose à envier dans sa vie. C'est vraiment désirable de se développer et d'essayer de l'obtenir.'
En fait, Ferdel se tourmentait aussi à l'idée d'être trop parfait. Après tout, il avait une bonne famille, des membres harmonieux, une capacité politique exceptionnelle, un cerveau brillant et une belle épouse. Il ne lui manquait rien.
'Bien sûr, c'est la preuve que Dieu m'aime trop. Il m'aime tellement que j'en suis fatigué. J'aimerais avoir un enfant bientôt.'
Cependant, si l'on avait une fille, c'était une autre histoire.
C'est très différent. Même en essayant, ce serait la confusion si la chance n'était pas au rendez-vous. Où mettre mes efforts en premier lieu ?
Le problème venait de Ferdel, qui voulait devenir le père de l'enfant tout de suite. 'Fille ! Je veux avoir une fille ! Oh, et si on en adoptait une ?'
À cet instant, Keitel retroussa la lèvre. Un sourire charmant effleura ses lèvres.
« C'est joli, contrairement à celle qui l'a apporté. »
Une voix taquine et jolie fit grimacer le visage de Ria.
« Je ne suis pas moche ! »
« Je n'ai rien dit encore. »
Ria fut impressionnée par la façon dont Keitel feignait l'innocence.
« Tu viens de dire que je suis moche ! »
Keitel répondit sans expression à sa plainte.
« Je n'ai pas dit ça. »
'Es-tu un bébé ?' Le visage de Ferdel se plissa de honte. 'Peu importe à quel point tu t'amuses, tu ne peux pas te moquer de ta fille comme ça, c'est honteux, tss tss.'
Cependant, comme il l'enviait, Ferdel avala ses larmes en silence, snif, snif.
« Non. Papa, tu viens de dire que je suis moche ! »
Même si Ria s'efforçait de toutes ses forces pour argumenter, la réponse indifférente de Keitel demeura. Keitel répondit calmement.
« J'ai dit que c'était différent de la personne qui l'apportait, mais je n'ai pas dit que tu es moche. »
Ria ferma la bouche comme si elle n'avait plus d'arguments. Ferdel aurait voulu l'aider, mais il ne le put pas, car l'expression de Ria qui mordait sa lèvre était tout simplement trop mignonne et jolie, au point qu'il lui était impossible de réfléchir correctement.
'Oh, c'est comme ça qu'on élève sa fille. Mince, je suis trop jaloux !'
« Non, tu as dit que j'étais définitivement moche. »
Keitel sourit à sa marmonnade.
« Oui. Tu es moche. »
La réplique plissa le visage de la princesse. Ferdel, qui les observait depuis le côté, ne put plus le supporter.
'Qui ose dire qu'elle est moche ?'
« Tu es un gamin ? Qu'est-ce que tu fais à une princesse ? »
Keitel tourna les yeux vers l'intrusion de Ferdel.
« Pourquoi es-tu ici alors que tu disais que tu rentrais ? »
« La princesse m'a trouvé et nous discutions. »
Alors, quand il regarda Ria, elle sourit. Les yeux de Keitel s'aiguisèrent.
'Comment oses-tu me douter ?'
« Ne t'inquiète pas. Je ne l'ai pas touchée. »
'Tu sais à quel point j'ai voulu la toucher, la caresser, l'embrasser !? Je ne peux pas assez me féliciter d'avoir résisté à toutes ces impulsions, mais un tel traitement me rend un peu triste. Peut-être que ce n'était juste pas assez.'
Keitel regarde la princesse dans ses bras.
« Ferdel ne t'a vraiment pas touchée ? »
« Non ! »
'Hey, salaud !'
« Tu n'as pas besoin de revérifier, connard ! »
Les yeux caustiques de Keitel revinrent sur Ferdel qui criait. Ria inclina la tête dans ses bras, mais à cet instant, Ferdel ne vit que le sourire de Keitel.
« Si tu es jaloux, fais-en une. »
Il appuyait là où ça faisait le plus mal. Ferdel renouvela la détermination qu'il peinait à renouveler des dizaines de milliers de fois par jour.
'J'aurai une fille.'
« J'aurai une fille ! J'aurai définitivement des fils et des filles, alors je les mordillerai, je les lécherai et je les aimerai ! Je les aimerai !! »
Keitel rit de sa réplique terrible. C'était un vrai ricanement.
« Fais-le. Qui t'en a empêché ? »
Ce fils de pute !