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Daughter of the Emperor

Chapitre 63

Daughter of the EmperorDaughter of the Emperor
Chapitre 63

Chapitre 63

Chapitre 63/22029%~5 min de lecture834 mots

« Qui aurait cru que Prazia nous attaquerait soudainement ? »

« Je veux dire, bien sûr qu'ils riposteraient après de telles attaques. »

« Mais ce n'est pas le cas pour notre pays ! Nous sommes Agrigent ! »

« Tout le monde, vous faites trop de bruit. Qu'est-ce qui se passe depuis ce matin ? »

Le son des voix des dames dès le matin me vrillait les tympans. Tout le palais impérial semblait en effervescence depuis l'aube. Ce n'était pas une joie ; l'atmosphère était oppressante, ce qui me mettait mal à l'aise. Cerera était silencieuse, mais Elaine, elle, était différente. Quand j'ai reposé ma brosse à dents après m'être brossé les dents, Elaine a soudain déboulé et s'est mise à parler.

« Dame Cerera, avez-vous entendu la nouvelle ?! »

Oh, mince. La revoilà avec ses commérages. Cela dit, c'est grâce à elle que j'apprenais l'actualité. J'ai pris un verre d'eau que me tendait Cerera et me suis rincé la bouche.

« Pourquoi tout ce vacarme ? »

« C'est grave ! C'est très grave ! »

Tout était grave pour elle. Cerera semblait penser la même chose.

« Alors, qu'est-ce qui se passe ? »

« Lord Zavaïkal a été grièvement blessé ! »

Elaine, coupant la parole à Cerera, parla d'un ton grave.

Zavaïkal ? Qui était-ce ? Le Chevalier Noir me disait quelque chose… Contrairement à moi, Cerera a ouvert la bouche, stupéfaite. Ce fut un choc de la voir avoir l'air d'avoir l'âme arrachée du corps. Quoi, même Cerera savait, et j'étais la seule à ignorer ce qui se passait ? Après avoir recraché l'eau, Cerera m'essuya le contour de la bouche avec une serviette. Elle la releva, et je me tournai vers Elaine illico.

« Le Chevalier Noir de Sa Majesté ! Le premier chevalier de l'Empire est blessé ! »

Attends. J'avais beaucoup entendu parler du Chevalier Noir. Je fronçai les sourcils. Qui était-ce ? J'étais sûre de connaître…

« Et comment va le chevalier Assisi ? »

« Je n'en sais rien, mais son état doit être sérieux. Sa Majesté a convoqué une réunion d'urgence hier soir. Même le chancelier a été appelé… »

« J'espère qu'il n'est pas trop blessé. »

Je me suis retournée vers Cerera, inquiète du ton de sa voix, mais son visage ne me livrait rien.

Mais qu'est-ce qui se passait, bordel ?

Donc le chevalier blessé, c'était Assisi ?

J'ai soupiré à ce nom qui me semblait familier, alors que je ne l'avais jamais vu. Du coup, la réaction de Keitel hier soir devenait compréhensible. Assisi paraissait être un chevalier hors du commun. Lui et Keitel semblaient liés par quelque chose de spécial.

Bien qu'on n'ait pas encore perdu la guerre, tout le monde avait l'air tellement choqué par la nouvelle de la blessure du chevalier.

Était-il si fort que ça ? Difficile de saisir l'ambiance puisque je ne le connaissais pas.

« Notre Chevalier Noir n'a jamais été blessé auparavant. Même s'il est tombé dans une embuscade… le moral de nos soldats a sacrément chuté. »

« Oui, je m'en rends compte en te regardant. »

« Hein ? Quoi, moi, Dame Cerera ?! »

Tout en me séchant les cheveux humides, Cerera a fermé la bouche.

En les écoutant, j'ai poussé un soupir mélancolique, c'est ça, ce monde. On dit toujours que l'humanité se comporte de la même façon, mais j'aurais voulu que ce soit différent.

On dit que l'histoire de l'humanité est l'histoire de la guerre. La guerre est indissociable de l'humanité, et il n'y a eu que quatorze jours sans guerre sur la planète en cent ans à l'époque moderne. Ma stupeur quand je l'ai appris pour la première fois a été énorme. Même pour moi, qui avait vécu paisiblement en Corée pendant une trêve, la guerre était très étrangère. Pourtant, en même temps, j'y suis habituée.

C'est comme quand je regarde la télé, il y a les infos sur la guerre. Je suis pourrie.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Princesse ? »

Quand j'ai tiré sa robe, Cerera s'est demandé. Je n'avais pas envie de lui répondre, alors je l'ai juste serrée dans mes bras. Mes cheveux mouillés ont mouillé mes épaules, mais plus important encore, j'avais besoin qu'elle me réconforte maintenant.

Peu importait qui. Je voulais juste que quelqu'un me dise que cette paix ne serait jamais brisée.

« Qu'est-ce qui t'arrive, princesse ? »

« Princesse, princesse, qu'est-ce qui t'arrive ? Pourquoi ? »

« Veux-tu que t'apporte du pudding ? »

« C'est pas l'heure de manger du pudding. C'est le matin. »

« Mais manger des sucreries ne la ferait pas aller mieux ? »

J'entendais les voix des deux personnes qui parlaient de moi. Leurs voix inquiètes ne me réconfortaient pas.

Recouchons-nous. Mais mon plan a capoté avec un petit coup de frappe. La dame qui est entrée en même temps que le coup m'a saluée avec un sourire.

« Sa Majesté demande votre présence. »

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