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Daughter of the Emperor

Chapitre 198

Daughter of the EmperorDaughter of the Emperor
Chapitre 198

Chapitre 198

Chapitre 198/41048%~4 min de lecture615 mots

Cerera me tapota l'épaule tandis que j'attrapais ma tête, l'air grave. Maman essayait-elle de me remonter le moral, ou n'était-ce que mon impression qu'elle me disait adieu ? Snif. Snif.

« Tout ira bien. Je suis sûre que Sa Majesté comprendra. »

Assisi parla avec un air fier. Ce furent ses paroles réconfortantes, balancées là sans réfléchir, qui m'exaspéraient le plus. Il ne pouvait dire ça que parce que ce n'était pas son problème.

J'éprouvais maintenant un sentiment indescriptible après cette série d'événements malheureux. Ce n'était pas une crise existentielle où Dieu m'aurait jetée dans une tanière pleine de péchés ! J'avais l'impression d'avoir croisé le boss final dès le début de la partie !!! Game Over sur la partie de la vie !

« Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce que je fais ? Comment je peux me sortir de ce pétrin ? »

Je marchais de long en large en me tenant la tête, mais je n'avais aucune idée de ce que je pouvais faire d'autre. Ah, je n'avais qu'à fermer ma gueule et m'agenouiller. Si supplier en transformant mes mains en troisième et quatrième pieds pouvait marcher, je le ferais sans hésiter. Non ! Je ne pouvais pas, je ne pouvais tout simplement pas ! Je voulais encore vivre ! Je ne pouvais pas crever comme ça !

Comment diantre allions-nous gérer cette épreuve, cette crise, ce malheur ? J'essayai de trouver un bon plan, mais le temps passa et je ne trouvai rien, et avant que je m'en rende compte, l'heure de mon jugement était enfin arrivée !

« Princesse, c'est l'heure du dîner. »

Une servante innocente qui ne savait rien m'annonça mon heure de mort. Je ne voulais vraiment pas mourir.

« Est-ce que je peux sauter le dîner ce soir ? Je n'ai pas faim. »

« Vous vous sentez mal ? Voulez-vous que j'appelle le médecin ? »

« Non, je n'ai juste pas envie de manger. »

Si je mangeais maintenant, j'allais être malade après. Non, je serais *certainement* malade si je m'asseyais à côté de mon père en ce moment même. Je serais la première princesse de ce monde à mourir d'avoir été rendue malade par son propre père ! Pourtant, en voyant mon air déterminé, Cerera posa sa main sur mon épaule avant de parler.

« … cela ne risque-t-il pas de contrarier encore plus l'empereur ? »

« …. »

Pourquoi les mères avaient-elles toujours raison ? Elle touchait toujours juste au point sensible, ce qui me faisait culpabiliser tout le temps… snif, snif.

Finalement, ses paroles me firent céder. Serrant les dents, je partis pour la salle à manger, et Assisi, qui me tenait la main, me regarda avec un air triste. 'Arrête. Arrête de faire ça, toi aussi ! Tu me donnes vraiment l'impression que ma vie est finie !'

J'avais l'impression d'être un porc qu'on traîne à l'abattoir. Je croyais enfin comprendre ce que ressentent les bestiaux quelques instants avant leur mort.

Oh, ces cochons, alors c'est ça qu'ils ressentent… Ils ressentent cette tristesse et ce désespoir.

Snif. Snif. Ils sont pourtant si délicieux. C'est le meilleur. Chaque partie est un délice ! Cependant, pour mon père, le meilleur reste la poitrine de porc. Moi, je soutiendrais que la laitue, la poitrine de porc et le soju, c'est quand même la perfection !

… mais Papa ne sait pas ce qu'est le soju. Tsk tsk, pauvre type.

Je dévisageai la porte de la salle à manger avec malaise ; j'étais maintenant au bord de la fugue. Ouais, j'étais déjà morte une fois dans ma vie, mais je n'avais pas envie de refaire le coup. Allons le plus loin possible aujourd'hui.

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