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Daughter of the Emperor

Chapitre 165

Daughter of the EmperorDaughter of the Emperor
Chapitre 165

Chapitre 165

Chapitre 165/25066%~3 min de lecture497 mots

C'est arrivé l'année de mes trois ans, bientôt quatre.

Quand la conquête de Praezia s'acheva, Keitel ne lança pas d'autres guerres. Lorsque l'empereur belliqueux mit fin à sa campagne, tous les pays voisins, qui tremblaient de peur, poussèrent avec joie des « hourra » !

'C'est ce que j'aurais fait, moi aussi. J'aurais peut-être ajouté un truc et j'en aurais fait une fête annuelle. En mode : « Aujourd'hui, on fête ça. »'

'Quoi qu'il en soit, contrairement aux pays voisins qui offraient autrefois un spectacle tragique, les réactions de notre noblesse étaient restées constantes. Six mois, c'était la limite maximum ; dès que le roi ressentirait ne serait-ce qu'une once d'ennui, il irait renifler l'odeur de la mort. Tsk tsk tsk, ils y croyaient vraiment ?'

'… C'est pas complètement faux, ceci dit…'

'Ça fait déjà quatre ans. Contrairement au début de nos années paisibles, toutes les spéculations couraient sur les lèvres : l'empereur avait peut-être enfin retrouvé la raison. On murmurait que, peut-être, le fait d'avoir une fille avait enfin éveillé en lui l'essence de l'humanité. C'est de la merde, bien sûr.'

'Oh, qui a dit que mon père était humain ? Mon père était un dingue !'

« Assisi, tu sais pourquoi il a arrêté la guerre ? »

« N'est-ce pas parce que la princesse est née ? »

'… Non, je ne pouvais pas y croire une seconde.'

'Comment ce taré aurait-il pu renoncer à sa soif de guerre rien que pour moi ? C'était absolument ridicule.'

Alors que je tirais une grimace tremblante, Assisi questionna ma réaction. Je ne trouvais pas ça normal, mais je ne pouvais pas le dire à l'innocent Assisi. Dès notre première rencontre, il m'avait considérée comme sa fille bien-aimée et pure. Comment avait-il pu se fourvoyer à ce point ?

'Tout…'

'… Ce que j'ai fait pour survivre…'

'… C'était à cause de…'

'… Mes efforts à en pleurer !'

'Assisi devrait se mettre ça dans le crâne !'

'Bon, Assisi ne savait pas que mon père m'avait saisi la gorge dès qu'il m'avait vue. C'était une façon très prévenante de dire qu'il essayait de me tuer. Je me souvenais que mon enfance avait été comme marcher sur une corde raide. Si ce n'avait pas été moi, n'importe qui serait mort. Bravo, moi !'

« Ça va ? »

« Heu ? Ah, ouais. »

« Tes jambes ne te font pas mal ? »

Je me retournai vers Assisi.

« Assisi, tu te rends compte que tu me demandes ça toutes les cinq secondes ? »

« … »

Assisi se tut. Il avait l'air gêné. Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant détourner les yeux des miens.

'C'était d'une facilité déconcertante de bien connaître Assisi. Comment pouvais-je le cerner si nettement ? Contrairement à n'importe qui d'autre, je le voyais au travers avec une clarté absolue, et c'était ironiquement ça le problème. Qu'est-ce que je vais faire d'un homme aussi pur ?'

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