Il faisait un temps superbe. Par une journée comme celle-ci, c'est bon de marcher !
Après tous les repas et les réunions chargés, Keitel m'emmenait parfois en promenade une fois tous les quelques jours pour me signifier qu'il était mon père.
'C'était subtil de savoir si je devais dire qu'il est un père aimant qui s'occupe de sa fille même quand il est si occupé, ou un cinglé maléfique qui ne cesse de jouer avec moi quand il est si occupé. Enfin, ce n'était pas si mal. Si c'avait été le cas, je ne sourirais pas comme ça.'
« Tu vas tomber. »
« Ça va ! »
À peine avais-je parlé que je perdais l'équilibre. Je n'ai pas chuté, mais c'était limite. Keitel en a été impressionné. J'ai couru avant qu'il ne m'attrape dans ses bras. On marche à pied !
Du coup, on a une impression de nouveauté, mais le palais Soleil est immense. Grand jardin, grand palais. C'est comme la capitale d'une petite ville qu'on appellerait le palais impérial.
Le soleil est encore chaud dans le ciel. Oh, c'est éblouissant. Mes yeux se plissent tout seuls. Pourtant, la chaleur du soleil comme si mon corps fondait.
'Hein ?'
J'ai couru en avant, je me suis arrêtée un instant, et je reprenais mon souffle quand un objet étrange est apparu dans mon champ de vision sur le passage piéton pas très loin. Non, c'était un homme. Un homme qui se tient droit, là.
Hein, heu ? Malheureusement, l'homme était un homme que je connaissais.
Assisi.
Le Keitel qui arrivait derrière s'arrête. Dès que j'ai vu Keitel, j'ai couru vers lui. Au bruit de mes pas, Assisi tourne la tête. Les regards des deux se croisent à cet instant.
Assisi vient dans notre direction lentement.
« Que l'Évangile soit avec vous. »
Assisi baisse la tête. Je me suis placée derrière Keitel en sortant la tête. Il a l'air de la poupée que j'ai vue avant. Il est beau comme une poupée.
« Tu es en chemin vers la résidence ? »
Il relève la tête à la voix de Keitel. Nos yeux se croisent un instant. Je me suis cachée derrière Keitel quand mon regard a croisé celui d'Assisi. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais envie de me cacher. Je me blottis derrière Keitel en agrippant son tissu, mon père me regarde de haut.
« Tu ne l'as jamais vu, hein ? »
Leurs regards étaient posés sur moi. Alors que je fais dépasser ma tête derrière Keitel, l'expression d'Assisi qui me regarde vacille. Ses yeux confus me troublent, moi aussi. J'ai une tête bizarre ? Qu'est-ce qu'il a, son visage ? Sans m'en rendre compte, ma poigne sur le bas des vêtements de Keitel se renforce. La main de Keitel me pousse en avant.
« Tu le verras souvent à partir de maintenant. Dis bonjour. »