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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 73

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Chapitre 73

Chapitre 73

Chapitre 73/19138%~10 min de lecture1 926 mots

« Tout à l'instant... »

Je ne pouvais pas appeler cette sensation une simple illusion.

Je baissai les yeux vers l'oiseau de cheminée assis au centre du cercle, qui balançait son corps de gauche à droite.

Le Domaine Sacré formait un cercle parfait, comme s'il ne s'était jamais déplacé.

Pourtant, j'étais certain de l'avoir vu.

Le cercle doré s'était mis à trembler comme un écran de télé cassé dès que l'oiseau s'y était posé.

« Petit bout de chou. Tu es vraiment une bête divine? »

– Pipipipi

Le petit oiseau poussa un pépiement nonchalant.

Les trois pandas roux s'étaient précipités et se cachaient derrière mes jambes.

'Ils ont peur? Ou ils sont juste timides face à l'oiseau?'

– Screeeeech

Demy fit un pas courageux vers l'avant et se dressa devant moi.

Il ouvrit et ferma sa petite bouche en essayant de paraître menaçant.

C'était le plus petit du trio, mais il agissait déjà comme le chef que j'avais prétendu qu'il était.

Je ne pus m'empêcher de rire, à la fois parce que j'étais fier de lui et parce qu'il était trop mignon.

« Demy, c'est bon. »

Je l'apaisai.

Je n'en avais aucune preuve, mais j'avais le sentiment bizarre que cet oiseau de cheminée ne cherchait pas à me faire du mal.

J'étais certain qu'il ne s'agissait pas d'un animal ordinaire.

Ma curiosité l'emportait sur mon inquiétude.

[Est-ce que je te donne un peu d'éther?]

Ma voix résonna comme si je parlais dans un micro. L'oiseau ne parut pas du tout surpris.

Demy fit apparaître une feuille de palmier de la taille de mon corps au bout de sa patte.

Je suppose qu'il comptait s'en servir comme bouclier si nécessaire.

Je pris discrètement une grande inspiration avant de relâcher lentement un peu d'éther destiné à l'oiseau de cheminée.

Je réussis à contrôler la quantité quittant mon corps en imaginant que je donnais une demi-cuillère de sirop contre la toux.

Cependant...

«...Il ne le mange pas. »

Pour être plus précis, mon éther n'était pas du tout absorbé par l'oiseau.

Je me sentis un peu déconcerté et envoyai encore plus d'éther vers l'oiseau de cheminée.

Mais l'éther me revint simplement.

« Ça ne devrait pas se passer comme ça. »

Cet oiseau avait causé une perturbation sur le Domaine Sacré, ne serait-ce que pour un instant. Pourtant, il ne réagissait pas à l'éther comme un humain ou un animal normal.

Je m'assit en tailleur sur le cercle et tendis la main.

« Viens là, grand frère, tu as bien travaillé. »

– Piruuuuu, pipi

L'oiseau de cheminée fit deux petits bonds vers moi et inclina la tête de gauche à droite avant de battre des ailes quelques fois.

Il semblait extrêmement détendu en se posant sur ma paume. 'Tu viens emménager ou quoi?'

Demy, Rhea et Perry semblèrent enfin soulagés alors qu'ils rampaient entre mes jambes pour s'étaler de tout leur long.

Une poignée d'oiseaux de cheminée et un seau de pandas roux.

« Tu n'aimes pas le ttukbaegi ou le ttukttak non plus, n'est-ce pas? »

– Pipi! Pipipi!

Il répondit assez bruyamment. Il devait détester les noms que Christelle suggérait.

L'oiseau comprenait étonnamment ce que je disais et semblait apprécier d'être dans ma main, contrairement aux oiseaux normaux.

Je me demandais même s'il s'agissait du petit d'une bête divine.

Cela expliquerait pourquoi il était si mauvais pour absorber l'éther.

Bien sûr, j'ignorais si les bêtes divines pouvaient se reproduire ou si le Dieu Tout-Puissant lui avait envoyé dans cet état de croissance incomplète.

Contrairement aux pandas roux qui restaient habituellement dans ma chambre, l'oiseau de cheminée avait survolé pas mal d'endroits ces trois derniers jours.

Il était perché sur l'épaule de Christelle il y a deux jours, et j'avais cru qu'il avait disparu toute la journée d'hier, mais il semblait avoir passé la journée dans la chambre du prince impérial.

C'était un esprit libre.

Il ne semblait pas non plus intéressé quand je lui proposais de la nourriture ou de l'eau.

Je pensais qu'il devait manger des insectes dehors, mais...

« On dirait que Christelle s'obstine à vouloir mettre "gul" ou "ttuk" dans ton nom. »

– Piiiii

L'oiseau parut triste.

Christelle m'a même proposé des noms comme gulbi ce matin quand je l'ai vue au réfectoire.

Elle pourrait même nous sortir un truc comme guldari demain si nous ne trouvons rien avec "ttuk".

[Et ttukshim?]

Demandai-je prudemment via un Oracle Divin.

C'était le meilleur nom auquel je pouvais penser contenant "ttuk".

Je pensais que Sylphie pourrait convenir puisque nous avions rencontré ce petit bout de chou à la falaise venteuse, et j'avais même envisagé de l'appeler "Nan" pour qu'il devienne un oiseau légendaire, mais...

Christelle faisait de gros efforts, je ne pouvais pas ignorer son investissement.

[Ce n'est pas mal, non? Ton nom sera Percy, pour que tu vives avec persévérance partout où tu iras.]

Les yeux noirs de l'oiseau clignotèrent rapidement. 'Désolé, je sais que ce n'est pas le top.'

– Pipipiruuuuuuut!

L'oiseau ouvrit son bec jaune pour répondre avec énergie.

Il ne semblait pas le détester puisqu'il ne me donnait pas de coups de bec dans la paume.

Était-ce une façon de dire : « J'accepte, car tes efforts étaient louables »?

– Battements d'ailes

Les petites ailes de Percy battirent alors qu'il s'envolait pour redescendre.

Il finit par enfouir son corps dans les ventres rebondis des trois pandas roux, comme dans un nid.

Demy, qui commençait à être ensommeillé, grommela à ce moment-là.

« Allez dormir d'abord. Grand frère va dormir après avoir épuisé mon éther pendant 50 cycles. »

Lui murmurai-je.

Je savais que mes jambes seraient bientôt engourdies à cause des bêtes divines, mais je décidai de considérer cela comme une forme d'entraînement.

Prendre soin de moi en faisait partie, mais il était juste de devenir un prêtre puissant pour pouvoir m'occuper de ces petits bout de choux.

Mon éther doré se répandit aux quatre coins du Domaine Sacré avec un bruit de bruissement.

*

Le 31 mai était une journée avec une brise agréable et un beau soleil.

« Joyeux anniversaire, Prince Jesse! »

« Merci beaucoup. »

« Joyeux anniversaire, Votre Altesse. Que la gloire du Dieu Tout-Puissant vous accompagne toujours. »

« Merci beaucoup. Bonne journée. »

Où que j'aille dans le Palais d'Été, des subordonnés et des serviteurs impériaux se précipitaient pour me saluer.

J'accueillais chacune de leurs félicitations avec un visage rayonnant.

Tout le monde me disait des choses si gentilles que je me sentais mal et désolé pour le vrai Prince Jesse qui ne pouvait entendre aucun de ces mots.

L'impératrice, très occupée, avait envoyé une carte et un bouquet par l'intermédiaire du Chef de Cabinet.

La Cardinale Boutier est passée dans ma chambre en allant au travail, m'a fait un baiser sur les joues et est repartie.

« Votre Altesse, voici quelques canelés que nous avons personnellement cuisinés tôt ce matin. Nous en avons fait une centaine car nous avons entendu dire que vous les aimiez. »

« Oh, ça fait beaucoup... Je vais me régaler. Merci infiniment. »

« Bien, Votre Altesse! Nous les apporterons bientôt dans votre chambre. »

Certains serviteurs de la cuisine s'inclinèrent si bas que leur tête frôla le sol avant de s'éloigner.

Tout le monde était si généreux que je me demandais si les gens du Nord étaient tous aussi magnanimes.

J'ai reçu un petit-déjeuner d'anniversaire si vaste que les pieds de la table semblaient sur le point de céder, et il m'a fallu près de deux heures et demie pour tout finir, même avec l'aide de Benjamin et Ganael.

« Votre Altesse, je pense que vous avez reçu assez de nourriture aujourd'hui pour manger pendant un an. »

Ganael rit de stupéfaction tout en me suivant.

Je fis un signe de tête et reçus les salutations d'un autre serviteur.

Bien que je n'aie pas de mauvaise relation avec l'Impératrice Frédérique, je ne pouvais pas organiser de fête d'anniversaire officielle parce que j'étais un otage diplomatique.

Et comme d'habitude, les cadeaux de valeur n'étaient pas possibles non plus.

De toute façon, je n'aimais rien de clinquant ou de pesant, donc je pensais que c'était une bonne chose.

Mais finalement, ça s'est terminé ainsi.

Des gens que je ne connaissais pas me donnaient des tonnes de nourriture qu'ils avaient préparée eux-mêmes partout où j'allais, et je goûtais chaque pain et chaque dessert que je recevais, car on m'avait appris qu'on ne rejette pas la sincérité d'autrui.

Tout était délicieux, mais je ne pourrai probablement même pas déjeuner car je serai trop calé.

'À quel point l'incident de la Grande Éradication des Bêtes Démoniaques a-t-il été exagéré?'

« Joyeux anniversaire, Votre Altesse! Vous portez des vêtements magnifiques pour l'occasion. »

J'entendis une voix familière à ce moment-là.

Je vis Christelle s'approcher rapidement de l'autre côté du couloir.

Ses cheveux étaient relevés comme d'habitude, mais il était rare de la voir porter une robe.

Elle sourit comme un ange et me tendit un petit paquet.

« C'est un livre. Pour être honnête, j'avais préparé un navire pirate pour vous l'offrir, Votre Altesse, mais... »

« Pardon? »

« Je plaisante! Quoi qu'il en soit, je suis sûre que ce livre vous plaira car j'ai entendu dire que c'est le best-seller actuel dans la Capitale Impériale. J'ai demandé à Son Éminence et elle a dit que les livres étaient toujours autorisés comme cadeaux. »

Ses yeux bleu-gris pétillaient joyeusement. Je souris et la remerciai.

J'ai fini par recevoir un cadeau de Christelle, après tout.

« Merci beaucoup, jeune Lady Sarnez. Je vais me régaler en le lisant. »

« Ce n'est rien, Votre Altesse. Avez-vous également reçu un cadeau du distingué Duc? »

« Non. »

Laisse tomber les cadeaux, je ne l'avais même pas croisé aujourd'hui.

Ça ne doit pas être facile de ne pas prêter attention à l'anniversaire de quelqu'un qui vit sous le même toit.

Enfin, je n'étais pas fâché puisqu'il n'y avait rien que j'attendais de ce salaud de prince impérial de toute façon.

Les yeux de Christelle s'ouvrirent de stupeur.

« C'est étrange. Je pensais qu'il préparerait un cadeau incroyable digne d'un membre de la famille impériale. »

« Nous ne sommes pas très proches, jeune Lady Sarnez. »

« Oh, allez, Votre Altesse. Vous savez tout ce qu'il y a à savoir sur lui. »

Christelle me fit un clin d'œil de l'œil gauche, puis du droit.

'C'est impressionnant à chaque fois, mais attendez une minute. Pourquoi tu parles de cette façon-là?'

« C'est quelque chose que vous savez aussi, jeune Lady Sarnez. Plus précisément, c'est un secret entre vous et moi. »

« C'est vrai, Votre Altesse. Où vous rendez-vous? »

Christelle rit comme si elle ne pouvait pas gagner contre moi et changea de sujet.

Je répondis que j'allais entendre quelques confessions et elle dit qu'elle m'escorterait. 'C'est un service rendu au protagoniste pour aujourd'hui!' Elle semblait ravie en disant cela.

Je commençai à marcher lentement avec elle, et Benjamin et Ganael semblaient étrangement joyeux.

« Au fait, j'ai donné un nom à l'oiseau de cheminée. Il s'appelle Percy. »

« Oh mon Dieu, c'est tout à fait mon style! C'est un nom magnifique. »

C'était plutôt agréable de voir d'autres personnes plus heureuses que moi pour mon anniversaire.

*

[Veuillez vous détendre et commencer votre confession quand vous serez prêt.]

« Oui, oui, Votre Altesse... »

L'homme debout devant le confessionnal laissait échapper de courts soupirs d'une voix tremblante.

J'attendis calmement que le pénitent commence à parler.

Dans ma main, je tenais le livre de voyage que Christelle m'avait offert.

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