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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 64

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Chapitre 64

Chapitre 64

Chapitre 64/16140%~14 min de lecture2 688 mots

'C’est tellement frais.'

« Petit prince? Est-ce que vous allez mieux maintenant? »

La température était confortable et agréable. J'ai esquissé un léger sourire et j'ai lentement ouvert les yeux.

« Tu es réveillé. Frédérique, regarde les yeux de cet enfant. »

« Pourquoi agis-tu comme si tu ne les avais pas déjà vus de nombreuses fois? »

J'ai aperçu un plafond inconnu. Non, c'était vraiment un plafond inconnu cette fois-ci.

J'ai cligné des yeux plusieurs fois en fixant le plafond qui semblait étrangement proche, avant de réaliser qu'il oscillait doucement.

Ma sensation de malaise s'accentuait à mesure que mon esprit se concentrait.

J'étais bel et bien allongé sur un lit, mais le plafond bougeait et j'entendais par intermittence le bruit des sabots des chevaux et la voix d'un cocher...

« Hi! »

Je me suis rapidement redressé.

La couverture fraîche et les trois pandas roux qui étaient sur mon ventre sont tombés comme des châtaignes d'un arbre.

– Scritch

– Scritch

– Squeeee!

« Oh non, désolé. Je ne savais pas que vous étiez tous là. »

Je me suis excusé et j'ai aidé les pandas roux en boule à se détendre à nouveau.

Demy semblait ravi de me voir réveillé et a sauté dans mes bras.

Sentir son corps chaud et lui caresser la queue m'a vraiment permis de sentir que mon état s'améliorait.

Je n'avais plus ni trop chaud, ni trop froid. J'étais à l'intérieur d'un carrosse en mouvement.

« On dirait qu'il ne sait même pas que la Cardinale et moi sommes ici. »

J'ai immédiatement tourné la tête.

Je pouvais voir deux personnes assises sur la longue banquette de velours à côté du lit blanc.

L'impératrice Frédérique était assise les jambes croisées en me lançant un léger regard réprobateur, tandis que la Cardinale Boutier souriait avec soulagement.

J'ai eu un haut-le-cœur et j'ai montré autant de respect que possible.

J'ai alors commencé à me demander pourquoi j'étais dans un carrosse avec elles et pourquoi j'étais allongé alors que ces femmes de haut rang étaient assises.

« Je salue le soleil qui est descendu sur terre et Votre Éminence. »

« Pas besoin de salutations. Comment se porte votre corps? »

« Il se porte si bien qu'il ne pourrait pas aller mieux... Merci infiniment pour votre bienveillance impériale, Votre Majesté. »

L'Impératrice a reniflé à ma réponse. Cela semblait être sa façon de me dire : « Tant mieux si tu le sais. »

La Cardinale a alors commencé à parler avec douceur.

« C'est un carrosse spécial doté d'une magie de préservation d'air frais. C'est le seul que nous pouvions utiliser pour le moment, alors nous partageons votre voyage, notre petit prince. Nous vous demandons de nous en excuser. »

« Pas du tout, Votre Éminence. C'est moi qui dérange des personnes aussi estimées. Merci infiniment de m'avoir pris en considération. »

'On dirait que c'est un carrosse premium de la famille impériale avec clim et lit.' Je me suis incliné profondément pour les remercier.

Mes souvenirs ont commencé à revenir lentement.

J'étais en route pour rencontrer l'Impératrice avec le Marquis Duhem pour lui demander de partir...

'J'aimerais faire cette demande dès maintenant.'

'Je l'autorise. Parle.'

L'Impératrice avait eu un petit sourire en coin, comme si ma demande l'amusait.

Je n'avais pas placé d'espoir sur le fait qu'elle m'autorise à poser la question, mais, à ma grande surprise, elle l'avait fait sans problème.

C'était probablement plus dû au fait que j'avais aidé son fils, le prince impérial Cédric, qu'à sa confiance envers moi, mais...

Quoi qu'il en soit, cela jouait en ma faveur.

'Benjamin, s'il vous plaît, mettez ceci dans mon coffre-fort...'

'Je comprends, Votre Altesse.'

Mon esprit n'avait pas été stable à cause de la chaleur, mais j'avais rangé le cadeau d'anniversaire que l'Impératrice m'avait offert dans le recoin le plus profond de ma chambre.

Un jour, il me sera d'une grande utilité.

J'ai dû m'évanouir après avoir eu cette pensée et avoir ressenti un certain soulagement.

« Vous souvenez-vous de la façon dont vous êtes monté dans le carrosse? »

« Je me souviens que vous avez mentionné que nous nous dirigions vers le Centre Commercial Central de Legault, Votre Éminence. »

« C'est exact. Nous avons utilisé le portail exclusif de la famille impériale là-bas pour venir à Yvelines. »

L'image du Marquis en train de me donner mon médicament contre le mal des transports a traversé mon esprit.

« Quand vous dites le portail exclusif de la famille impériale... »

« C'est un portail que seules Frédérique, Cédric et moi pouvons utiliser. Il mène directement à Yvelines. Même parmi nos serviteurs, seuls les confidentes dont l'identité a été confirmée peuvent nous accompagner. »

J'ai acquiescé de la tête.

Pour résumer, j'étais monté dans le portail à moitié inconscient et je me trouvais à Yvelines, au nord de l'Empire, au lieu de la Capitale Impériale.

J'ai regardé par la fenêtre pour voir une forêt remplie de conifères.

Une grande montagne se dressait au-delà de ce tapis d'arbres verts, comme si elle portait un chapeau de neige blanche sur la tête.

Des nuages duveteux jouaient à cache-cache pour échapper au soleil dans le ciel d'un bleu limpide.

J'ai regardé en arrière et j'ai vu deux carrosses nous suivre.

J'ai présumé que Benjamin, Ganaël et d'autres serviteurs se trouvaient à l'intérieur.

« Vous avez dû partir tôt à cause de moi. Je suis vraiment désolé pour le dérangement. »

Je devais m'excuser cette fois.

Les portails exclusifs ne fonctionnent que lorsqu'une personne autorisée est présente.

Cela signifiait que l'Impératrice et la Cardinale s'étaient volontairement portées sur le portail à ce moment précis pour m'envoyer à Yvelines.

C'était un traitement extrêmement privilégié pour un otage diplomatique.

« Ce n'était pas grand-chose. Nous avions de toute façon prévu de partir le soir. »

La Cardinale a souri avec élégance et m'a tendu une bouteille en verre doré.

Un thé de couleur dorée avec des glaçons bougeait à l'intérieur. L'Impératrice a marmonné quelque chose que je n'ai pas pu entendre.

« C'est un thé préparé en faisant bouillir des baies d'aubépine. C'est un peu acide, cela devrait vous redonner de l'appétit. »

« Merci infiniment, Votre Éminence. »

J'avais la gorge très sèche.

J'ai ouvert le couvercle et j'ai bu le thé d'un trait, ce qui a poussé les curieux pandas roux à me saisir le bras en penchant la tête.

J'ai ri doucement et j'ai frotté le nez des trois petits animaux.

Ils étaient eux aussi des passagers inattendus.

« Je me demandais pourquoi la Vice-Capitaine Élisabeth avait laissé ces petits derrière elle. »

« Je lui ai dit que je les emmènerais. L'objet divin du nord se trouve à Yvelines, c'est donc bien plus proche que le Comté de Moutet. »

Expliqua la Cardinale. J'ai observé les trois bêtes divines couiner et rouler par terre avant de relever la tête.

« Je ne savais pas que l'objet divin se trouvait à Yvelines. »

Cela faisait plus de deux mois que j'avais transmigré dans ce monde, mais il y avait bien plus de choses que j'ignorais que de choses que je connaissais.

Je ne possédais que les bribes d'informations que j'avais entendues de la part d'Eunse et je devais apprendre la plupart des choses de ce monde à travers les livres, et même cela se faisait principalement en bachotant.

À mon arrivée, j'ai même dû mémoriser l'ordre dans lequel utiliser la fourchette et le couteau pendant les repas.

« J'avais entendu dire que l'Arche de la Divinité du Vent se trouvait dans la partie nord de l'Empire, mais on ne précisait pas qu'elle était à Yvelines. »

J'ai commenté rapidement. C'était la même chose pour l'Archiduc d'Yvelines.

D'après mes souvenirs...

'Il y a un objet divin dans notre jardin arrière aussi, Yves.'

'Je t'ai dit d'arrêter tes conneries, Nikky.'

'C'est vrai. Ce sont les ailes du Dieu Tout-Puissant, appelées l'Arche de la Divinité du Vent.'

'Mm. Est-ce que "notre jardin arrière" parlait du territoire? Dans ce cas, je n'ai aucune excuse.'

« Yvelines est un territoire assez récent. Connaissez-vous par hasard l'Archiduc d'Yvelines? »

demanda la Cardinale d'un ton malicieux. J'ai répondu honnêtement.

« J'ai lu quelques contes de fées écrits par l'Archiduc d'Yvelines. Cependant, je ne sais pas qui il est. »

« Des contes de fées? »

Ses yeux beiges se sont écarquillés. Elle s'est immédiatement tournée pour regarder l'Impératrice.

Ses yeux couleur cerise se sont légèrement froncés.

« Est-ce que c'est ce truc de la Grande Fête d'Yves ou je ne sais quoi? »

« Oui, Votre Majesté. C'est la série des Grandes Aventures d'Yves, et ils étaient dans la Bibliothèque de la Famille Impériale. »

« Hahaha! »

La Cardinale a ri aux éclats.

L'Impératrice l'a dévisagée un instant avant de se tourner de nouveau vers moi.

Elle ne semblait plus vouloir parler de contes de fées.

« Assez parlé de ce livre. Tu ne sais pas qui est l'Archiduc d'Yvelines? »

« Non, Votre Majesté. Je vous demande pardon pour mon manque de connaissances. »

« Pas besoin de t'excuser. Ce nom n'est utilisé que dans le territoire de toute façon. Ce serait étrange que le prince du Royaume Saint sache qui il est. »

L'Impératrice a déboutonné sa lavallière en disant cela.

J'ai utilisé les informations recueillies auprès des deux femmes pour essayer de rassembler les pièces du puzzle.

L'Archiduc d'Yvelines faisait partie de la famille impériale, mais son territoire était très récent.

Elle a précisé que le titre d'« Archiduc d'Yvelines » n'était utilisé que localement, il devait donc y avoir un autre nom par lequel il était connu.

Il avait écrit des contes de fées pour son enfant et l'Impératrice comme la Cardinale semblaient en savoir quelque chose.

'... Je n'en ai aucune idée. Il y a trop de possibilités.'

Il y a plus d'un million de nobles et de membres de la branche collatérale de la famille impériale dans l'Empire.

L'arbre généalogique de la famille du prince Jesse me causait déjà assez de maux de tête pour ne pas avoir l'espace nécessaire pour déchiffrer celui de la famille impériale également.

« Alors tu ne connais pas non plus le Duc d'Yvelines? »

demanda l'Impératrice. J'ai acquiescé.

« Non, Votre Majesté. Mais s'il est le Duc, il doit être l'enfant de l'Archiduc. »

« Oui. »

Un coin de ses lèvres s'est levé.

J'ai eu un pressentiment sinistre, pour une raison différente de celle qui faisait briller les yeux de Christelle.

Les trois pandas roux ont sauté dans mes bras comme s'ils étaient un bouquet de fleurs.

« Le Duc devrait être actuellement aux abords du territoire en train de traquer des pirates. Vous devriez pouvoir le rencontrer d'ici quelques jours. Cela devrait être divertissant. »

'Quoi? Qu'est-ce qui est divertissant?'

« Frédérique, ne taquine pas cet enfant innocent. »

« Je n'ai jamais fait une chose pareille. Taquiner, ce serait plutôt quelque chose comme ça. »

L'Impératrice a rejeté ses cheveux argentés en arrière et a souri avec fatigue.

La lavallière froissée était maintenant entre les mains de la Cardinale.

« À partir de cet instant, personne n'est autorisé à informer le prince Jesse de l'existence de l'Archiduc d'Yvelines et du Duc d'Yvelines. C'est un décret impérial. »

*

« Jeune demoiselle Christelle! À gauche! »

« Reçu! »

Christelle a crié bruyamment et a fait cabrer son cheval vers l'avant.

Les cheveux vert foncé d'Élisabeth qui flottaient de l'autre côté semblaient faire partie intégrante du paysage.

Toutes les deux fendaient la forêt du Nord, une forêt dense dont les arbres surplombaient leurs têtes et dont les aiguilles de pin brunes jonchaient le sol sous leurs pieds.

Leur proie fuyait de toutes ses forces entre elles deux. C'était une bête démoniaque.

– Piiiieeeeeeeeeeh!

Elle ressemblait à un élan normal au premier abord, mais son cor d'aspect métallique était aussi tranchant qu'une lame.

Les soldats réguliers se couvraient les oreilles de douleur dès qu'elle poussait un cri.

Il était inévitable que Élisabeth, une bretteuse de rang 8, et Christelle, une novice cavalière sainte, interviennent.

La bête démoniaque était extrêmement rapide et libérait des ondes sonores agaçantes pour déstabiliser les gens.

Les archers expérimentés du Comté, la dague d'Élisabeth et même l'eau de Christelle n'avaient pas réussi à toucher le monstre dès le premier essai.

Il ne leur restait plus qu'à le pousser vers un endroit précis.

– Clac, clac, clac!

« Doria, grande sœur va bientôt utiliser l'eau. N'aie pas peur. »

Christelle a murmuré affectueusement en caressant la tête du cheval.

Elle n'avait pas oublié de libérer un mince filet d'eau près de l'oreille de l'animal pour qu'il s'y habitue.

Le cheval de haute lignée, Doria, a légèrement bougé la tête à cause de l'éclaboussure chatouilleuse.

Christelle a regardé devant elle.

Elle pouvait voir la mer du Nord, d'un bleu intense.

Une falaise escarpée se dressait juste devant elle.

« Je me retire, jeune demoiselle Christelle! »

« Reçu, je m'en occupe! »

Élisabeth a ralenti la vitesse de son cheval et a bloqué la route de fuite de la bête démoniaque.

'Hi!' Le cri menaçant de Christelle l'avait surprise.

La bête démoniaque n'avait pas réalisé que la jeune comtesse avait quitté son flanc gauche et a accéléré encore plus.

Elle semblait être devenue anxieuse après s'être sentie menacée. Une salive couleur cendre s'écoulait de sa gueule.

– Piiieeeeeh, piiiieeeeeeeh!

Flash! La forêt s'est terminée et l'océan immense s'est révélé.

La bête démoniaque a été stupéfaite par ce changement soudain et a levé ses deux pattes avant en l'air.

Alors qu'elle allait utiliser ses sabots tranchants pour changer brusquement de direction...

– Chhhhhhhhhhhhhh!

Une vague semblable à une avalanche s'est abattue sur la bête démoniaque. Elle n'avait aucun moyen d'esquiver. Tout s'était passé en un instant.

– Pruuu, piiiieeeeeeh!

– Chhhhhhhhhh!

Christelle a frappé de son fouet dans l'air, et l'eau de l'océan a suivi la direction du fouet, commençant à geler l'une après l'autre comme des dominos.

La bête démoniaque s'est transformée en un énorme bloc de glace, incapable de résister d'aucune manière.

Cette technique lui permettait de l'achever instantanément tout en s'assurant que ses fluides corporels ne s'infiltrent pas dans le sol ou ne se propagent pas aux alentours.

Ce n'était pas aussi méticuleux qu'un travail de chevalier de l'attribut feu, mais Christelle aimait beaucoup cette finition.

« Beau travail, jeune demoiselle Christelle! C'était une fin très propre, encore une fois. »

« Merci beaucoup. Vous avez également fait un excellent travail, Vice-Capitaine Élisabeth. »

La jeune comtesse, arrivée rapidement sur son cheval, souriait joyeusement.

Christelle souriait aussi, ressentant un profond sentiment de soulagement dans son cœur.

La mer ouverte, la brise fraîche et salée, le parfum subtil des pins et une amie fidèle.

Elle n'avait pas eu beaucoup de moments de plaisir comme celui-ci depuis sa réincarnation ici.

Elle pouvait voir les chevaliers du Comté galoper au loin.

Les gens de la Maison Sarnez étaient trop prudents avec elle, et la moitié d'entre eux la regardait encore avec des larmes de pitié.

Une telle attention était agréable, mais aussi pesante pour quelqu'un comme Ham Ga-in, qui n'avait aucun souvenir d'avoir reçu de l'amour de ses parents.

Tout le monde autour d'elle était gentil et affectueux au point que cela semblait forcé, et c'était même effrayant ou glaçant par moments.

Elle avait l'impression d'avoir rejoint la troupe d'une pièce de théâtre.

Les gens étaient naturels et contre-nature à la fois, et il y avait une étrange sensation de sécheresse stoïque au milieu de leur gentillesse.

Il n'y avait que quelques personnes qui ne lui provoquaient pas ce malaise.

Par exemple, la Vice-Capitaine Élisabeth ici présente, sa mère, la Margravine Moutet.

L'impératrice Frédérique. La Cardinale Boutier. Son compagnon d'étude, le prince impérial Cédric.

Et le prince Jesse qui possède un éther extrêmement pur...

Le prince impérial et le prince Jesse étaient des cas très particuliers, même sans ce groupe. Pour expliquer...

– Baaaaang!

Une forte explosion retentit. Christelle a rapidement tourné la tête vers l'océan.

La jeune comtesse a crié avant même d'avoir pu comprendre ce qui se passait.

« Des pirates! Prévenez la Margravine immédiatement. Rassemblez les troupes sur la plage! »

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