Aller au contenu principal

Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 200

Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grèveCe qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève
Chapitre 200

Chapitre 200

Chapitre 200/20498%~14 min de lecture2 646 mots

– Clic, clic, clic !

La Garde impériale marchait en formation.

C'est exact. Notre opération secrète a réussi ! Étonnamment !

« Il y a beaucoup de nouveaux visages ici. » J'utilisais le large dos du capitaine Hervé Duhem comme bouclier tandis que je me faufilais avec le groupe. Je tenais Tithé et Rhea pendant que Ganaël avait Perry et Demy. Percy était tranquillement posé sur mon épaule sans faire d'histoires.

'Comme prévu de l'oiseau de cheminée le plus malin du continent.'

« Oui, Votre Altesse. Ce sont de nouveaux chevaliers et soldats du territoire de Sarnez. Nous en avons recruté beaucoup avec le soutien du duc Simon de Sarnez », sourit élégamment le capitaine Duhem en expliquant. Il parut un peu choqué par l'apparition soudaine de Ganaël et la mienne, mais ravi quand je lui dis que je venais faire de l'exercice pour la première fois depuis longtemps. Il insista deux fois pour que je fasse attention de ne pas perdre mes muscles, mais c'était tout. Le capitaine de la Garde impériale ne posa pas de question sur notre présence et accepta volontiers de nous escorter jusqu'à l'étang de Tithé. Il méritait vraiment d'être dans le TOP 10 des célibataires les plus charmants de Riester. C'était un cas rare d'être beau à l'intérieur comme à l'extérieur.

« Je suppose que la Garde impériale a soudainement grossi, alors. » Je faisais de grands pas en parlant. Je voulais quitter au plus vite les abords des palais Juliette et Romero.

Je sentais les nouveaux membres de la Garde impériale me dévisager en douce. Je ne m'y habituerais jamais, quel que soit le temps qui passe.

« Hahaha, oui, Votre Altesse. Nous recrutons des sentinelles depuis le printemps dernier, mais il est rare que des chevaliers et des soldats d'élite soient recrutés en si grand nombre. Mais il y a eu de forts avis disant qu'il fallait renforcer les troupes du palais impérial à cause de l'incident du trou dans le ciel…… Et nous avons maintenant des personnages plus importants à protéger dans le palais, ce qui rend ce nombre approprié. » Ses yeux rose clair se plissèrent joliment.

« Ick. » Je baissai rapidement la tête. Le bâtard noir brûlait au loin.

'Hé, quelqu'un va croire que le jardin est en feu !'

« Il est vraiment en colère ? »

'J'en suis sûr, il ne l'est pas. Le prince héritier impérial a ce même regard quand il prend son petit-déjeuner.'

J'essayais de voir les choses le plus rationnellement possible. Pendant ce temps, Rhea me poussait les joues avec ses pattes avant, ravie.

'Votre Altesse ?' Ganaël m'appela prudemment.

Je souris au jeune garçon avant de débiter la première chose qui me venait à l'esprit.

« Cela, hem. J'ai vu votre frère l'autre jour, capitaine Duhem. Il a demandé une audience à Sa Majesté tard dans la nuit…… »

« Ah. » Les yeux du capitaine Duhem tremblèrent une seconde.

J'eus l'impression d'avoir fait une erreur. Je n'avais pas posé la question au jardin des Tulipes parce que mon professeur avait l'air sombre, mais je l'avais soulevée si facilement devant le frère de cette personne. J'ajoutai vite.

« Vous n'avez pas à répondre. Je suis sûr qu'il avait ses raisons. »

« Oui, mon frère…… restera dans la Marche Duhem un moment. Mais je pense qu'il reviendra avant l'anniversaire de Sa Majesté », répondit-il en souriant doucement. C'était normal pour le marquis de rester sur ses terres, mais cela sonnait comme s'il y avait une situation qui réclamait sa présence.

Je réfléchis jusqu'à là et hochai la tête. C'était un peu décevant de ne pas voir le marquis pendant un moment.

Nous discutâmes d'autres choses en marchant. Heureusement, le prince héritier Cédric ne vint pas me frapper. Il n'a pas non plus mis le feu à quoi que ce soit.

« Là-bas, je vois l'étang, Votre Altesse. Il y a de la glace fine, ce sera parfait pour que notre estimée bête divine s'amuse. » Le capitaine de la Garde impériale désigna l'étang de Tithé.

Le phoque veau-marin dans mes bras arfia de joie. Je souris largement en lui frottant ses joues comme du mochi.

─────

Après avoir sacrifié mon corps toute la journée de lundi pour jouer avec les bêtes divines…

'Grand frère ne peut pas entrer dans l'eau glacée. Peu importe si tu me regardes avec ces yeux suppliants. Je suis désolé.'

– Plouf ! – Plouf plouf.

'Ahh ! Tithé-nim, s'il te plaît, ne fais pas gicler l'eau !'

'Ganaël, cours !'

J'ai couru dans tous les sens en encaissant les rafales d'hiver…

'Rhea, Perry ! Huff, est-ce que vous pourriez mettre des laisses ou quelque chose ?'

– Kiiiiiiu !

Demy ramassa proprement même les feuilles crachées par terre.

– Ptui.

'Le monde est étrange……'

C'était la première fois que j'apprenais que quand les bêtes divines de l'attribut terre sont extrêmement excitées, elles font pousser des pétales de fleurs dans leur gueule au lieu de baver. Ganaël haleta, mais je ris un moment parce que c'était choquant mais mignon. Ce fut un moment amusant.

Et maintenant, c'était mercredi.

La cardinale Boutier n'a même pas mentionné le R de Partenaire Religieux pendant notre entraînement du matin. Cependant, le cours de Chevalier Saint de Sir Johann était l'après-midi, et je devais remplir mon devoir de prêtre partenaire des protagonistes.

– Clac, clac.

La calèche se dirigeant vers le terrain d'entraînement intérieur traversa le palais impérial.

L'anniversaire de l'impératrice Frédérique n'était plus qu'à un mois, et le 31 décembre et le 1er janvier étaient aussi d'importantes célébrations dans le monde de QNW. Un nombre incalculable de gens, bien plus que lors du Bal du Printemps, déplaçaient meubles et décorations autour de nous. Tous étaient vêtus épais et avançaient par minuscules pas.

C'était intéressant de voir de belles fleurs vivantes par ce froid, mais elles utilisaient soi-disant des pots à outils magiques coûteux pour maintenir leur valeur et leur force vitale. C'était un luxe certain.

Je regardai par la fenêtre animée et marmonnai : « Je ne peux vraiment plus l'éviter maintenant. »

– Piiiiiii…… !

Percy me répondit solennellement. J'échangeai un regard lourd avec le petit.

« Montre-leur l'esprit d'un mature de vingt-neuf ans. Pour de vrai cette fois. »

– Piruuuuuuuuuu

Puis Benjamin, qui vérifiait les provisions de l'autre côté, commença à froncer les sourcils. Ganaël avait une expression qui semblait dire qu'il ne pouvait pas m'arrêter. Tous deux semblaient avoir compris que j'évitais le prince héritier. Mais c'était encore plus embarrassant qu'ils ne demandent pas pourquoi. Je gardai silencieusement la bouche fermée.

Le palais impérial n'était pas une garderie… J'avais l'impression d'être trop puérile.

'J'aurai trente ans en âge coréen après un bol de soupe de gâteaux de riz le mois prochain.'

Même si mon esprit était dans un état chaotique, ce n'était pas correct de ne pas le voir comme ça.

– Toc toc, clic.

La calèche s'arrêta pendant que j'étais plongée dans mes pensées. Le cocher nous escorta poliment. J'arrivai à peine à bouger mes pieds qui semblaient collés au sol.

'C'est rien, Jung Yeseo. Fais comme si de rien n'était. Ce n'est pas comme si tu avais eu cette conversation avec ce bâtard lui-même.'

« Je vais ouvrir la porte maintenant, Votre Altesse. »

Je revins à moi pour voir qu'on était déjà au terrain d'entraînement. J'acquiesçai calmement.

Clac ! Le bruit de la porte qui s'ouvrait résonna dans la grande pièce. Je vis la silhouette de trois hommes à l'intérieur.

« Bonjour, Votre Altesse. »

« Ça va, prince Jesse ?! »

Sir Johann et Sand me saluèrent joyeusement. Je leur répondis gênée. Je croisa alors le regard de la personne problématique. J'avalai involontairement ma salive.

'…… Je suis fichue. Ce bâtard est sur le point d'exploser.'

« Votre Roy- »

« Prince Jesse ? Ça va ? »

J'entendis une voix claire à ce moment. Je me retournai d'urgence comme quelqu'un qui trouve une oasis dans un désert brûlant. Ses cheveux rose pastel flottaient magnifiquement comme toujours et je vis ses yeux bleu-gris qui brillaient comme des étoiles.

Christelle se tenait là dans une épaisse robe, la tête penchée sur le côté. « Pourquoi ton éther est-il si instable ? Il s'est passé quelque chose, Votre Altesse ? »

« Dame Sarnez. »

'Le flux de mon éther est mauvais en ce moment ?'

La protagoniste avait facilement compris quelque chose que même moi j'ignorais.

Je me contentai de sourire pour ne pas l'inquiéter et le regard de Christelle devint instantanément perçant. Elle bougea comme pour me protéger et regarda tour à tour les gens dans le terrain d'entraînement puis moi. Sand tapota nerveusement du pied en sentant l'ambiance hostile tandis que Sir Johann restait calme comme une mer sans vent.

Le prince héritier la fixait d'un regard aussi brûlant qu'un four de fonderie.

Christelle me saisit soudainement le poignet. Comme d'habitude, ça ne fit pas mal du tout.

« On y va. »

« Hein ? » demandai-je comme une idiote. La servante du domaine ducal qui l'accompagnait resta bouche bée de choc.

« Vous avez du mal en ce moment, Votre Altesse. Je ne sais pas pourquoi, mais je vous protégerai. Fuyons ensemble. »

Tap tap ! Il n'y eut même pas le temps de répondre. Christelle m'enleva instantanément et courut. Je ne pus même pas résister – ou peut-être n'en avais-je pas l'envie – tandis que je courais avec elle. Percy était derrière nous, créant une bourrasque qui nous poussait encore plus vite.

Je ne pouvais toujours pas chasser mon angoisse et regardai désespérément vers Benjamin et Ganaël…

« Hohoho. » L'homme d'âge mûr se tenait là, riant les mains dans le dos. Le jeune garçon à côté de lui ricannait, les joues rouges. Je ressentis un instinctif sentiment de crise.

'Excusez-moi, ne vous méprenez pas ! Ce n'est absolument pas deux amants qui s'enfuient pour s'enfuir ensemble ou un truc du genre !'

– Bouuuum !

Il y eut une forte explosion dans le terrain d'entraînement. Je haletai et regardai devant. La robe bleue flottait. Christelle me regardait en souriant radieusement. La brise hivernale fraîche me traversa de part en part.

Je ne pus m'empêcher de pouffer.

─────

Chaque jour avait été heureux pour Johann Geens ces temps-ci. Son élève avait créé un trou géant dans le terrain d'entraînement parfaitement utilisable, mais, bon…

Cela n'avait pas beaucoup changé son humeur.

« Bouge. »

« C'est difficile, Votre Altesse Royale. »

Le prince héritier grogna mais Johann ne broncha pas. Son adversaire était une personne spéciale choisie par un objet divin, ainsi qu'un mage de grade 7 et un épéiste de grade 8. Cependant, il était un cardinal qui avait éveillé ses stigmates à vingt-sept ans. Il y avait une claire différence de force entre le maître et l'élève, donc aucune raison pour lui de céder.

Johann s'inquiétait plutôt de la sécurité du prêtre innocent. Son suzerain ne voudrait pas que Sand soit blessé. L'homme leva un bras et fit un geste, faisant flotter le corps du jeune homme naïf dans les airs.

« Aaaaah, Sir Geens ! »

« Ça va. Asseyez-vous là-bas en sécurité et reposez-vous. »

« Yeeeeessssssssssssir ! » Le prêtre gesticula en volant vers un canapé au coin du terrain d'entraînement.

Johann vérifia soigneusement que Sand était en sécurité tandis que Sand serrait fort un coussin de canapé. Ce jeune maître était définitivement devenu plus audacieux qu'avant. Il ne fuyait plus et ne se mettait plus à pleurer dans ce genre de situation.

– Claaaaaang !

L'Épée de Sagesse de l'Étoile Flamboyante vint vers lui de front.

– Grincement, griiiincement……

Le cardinal tourna lentement la tête pour regarder dans la paire d'yeux orange. Au-delà des deux épées qui se repoussaient, il vit que les pupilles du prince héritier étaient aussi étroites qu'un soleil couvert par l'ombre de la lune. Il semblait en colère que le cardinal ait réussi à bloquer son attaque sans même regarder. L'arme de Johann, comme d'habitude, était une lame d'air blanche et opaque.

Les bras des deux hommes tremblaient tandis qu'ils se repoussaient. Grincement, grincement……

« Pourquoi te mets-tu en travers de mon chemin ? »

« Parce que Dame Sarnez a raison, Votre Altesse Royale », répondit-il d'une voix basse. « Mon maître est actuellement dans un état de chaos. Je ne peux pas vous l'envoyer maintenant, Votre Altesse Royale. »

Johann avait l'air de connaître la raison du chaos. Cédric serra la bouche.

– Boum !

Le sol sous les bottes noires s'enfonça tandis que deux silhouettes clignotèrent et disparurent.

– Bouuuum !

– Clang, clang, kakakang !

Ils apparurent ensuite de l'autre côté du terrain d'entraînement. Les lames s'entrechoquaient si vite que la plupart des gens ne pourraient pas suivre les mouvements. Ils n'avaient jamais combattu aussi intensément quand le prince regardait. Les cheveux du jeune homme qui ressemblaient à des taches solaires flottèrent grossièrement. L'homme parla en serrant les dents.

« Le prince ne s'est pas expliqué à moi. »

« C'est pour cela que vous devez attendre, Votre Altesse Royale. »

« Pourquoi. »

« Parce que Son Altesse vous attend aussi, Votre Altesse Royale. »

Sa voix qui semblait gronder un enfant, son regard détendu, tout était agaçant. Il continua de grincer des dents.

Johann savait exactement comment gérer Cédric quand il était comme ça.

'Si le destin le permet…' Il'ouvrit la bouche.

« Je suis sûr que vous vous brouillerez à nouveau avec la princesse héritière Elise à l'avenir. »

« …… »

« Si vous ne pouvez pas me vaincre, vous ne pouvez même pas rêver de la vaincre. »

– Craaaac !

L'Épée de Sagesse crépita de flammes. Ses yeux couleur menthe se plissèrent avec fraîcheur.

Swooooooosh ! Une brise entra par le trou dans le mur.

─────

« Huuuu…… Je ne peux plus couriiir, touss ! »

« Il n'y a pas beaucoup de monde ici. Allons à ce palais là-bas ! » Christelle me tira une dernière fois vers l'avant. Elle veilla à le faire doucement et à changer de position en avançant pour éviter que mon bras ne soit meurtri. Mes lèvres ne cessaient de se retrousser tant j'étais reconnaissante qu'elle soit si attentionnée.

Je n'avais aucune idée de la distance qu'on avait courue en fuyant comme des folles, mais ce secteur du palais impérial avait définitivement beaucoup moins de monde. Je regardai autour.

'C'est ma première fois ici. C'est un palais vide ? Ou est-il utilisé pour les invités comme le palais Strauder ?' Je n'avais aucune idée de son usage.

« Porte arrière, porte arrière… Oh, elle est ouverte. Chanceuse. » Christelle dit quelque chose qui permettrait de deviner instantanément d'où elle vient sans hésitation. Elle avait exactement la même voix qu'Eunseo. Je retins de justesse un rire en reprenant mon souffle. La protagoniste me regarda et me fit un clin d'œil de chaque œil avant d'ouvrir vite la porte et de me pousser dans un palais.

Cela me fit sentir comme si je redevenais étudiante.

« Tousse ! Haaaaaaaaa…… »

« Permettez-moi de vous escorter à l'intérieur, Votre Altesse. C'est misérable, mais, non. C'est le palais impérial donc c'est probablement irrespectueux de dire misérable, non ? » Christelle posa un mouchoir sur le sol du couloir avant de corriger vite sa phrase.

Je pouffai et acceptai sa marque de gentillesse avant de sortir mon propre mouchoir et de le poser à côté du sien. Christelle s'assit joyeusement.

Nous ne dîmes rien un moment. On entendit des voix de serviteurs et domestiques quelques fois dehors mais c'était plutôt calme. Personne ne regarda par la porte arrière n'entra, potentiellement parce que c'était un palais sans maître. J'entendis une voix chaleureuse juste au moment où je finissais de reprendre mon souffle.

« Vous pouvez me le dire maintenant, Votre Altesse. Je vous écouterai. »

Je tournai la tête. Son joli visage était tout près.

Swipez pour naviguer