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Ce qu'il se passe quand le 2nd ML fait grève

Chapitre 183

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Chapitre 183

Chapitre 183

Chapitre 183/20490%~14 min de lecture2 606 mots

« Sarah Belliard ne mérite pas une telle considération. »

Oui. Sadie l'avait définitivement dit dans le passé.

C'était un jour de printemps, dans le confessionnal du temple impérial crépusculaire, avant que je n'apprenne la véritable identité de l'enfant.

Je me souvenais clairement du regard acéré du jeune garçon qui s'est avéré être le prince héritier.

C'était un dégoût si explicite qu'il était impossible de le rater. J'avais une intuition à ce moment-là.

Je pensais qu'il pouvait y avoir un passé pas très glorieux entre lui et la rédactrice en chef du < Bihebdo Riester >.

« Je suis vraiment désolé, Votre Altesse. Je pensais qu'il pourrait y avoir quelque problème entre la famille impériale et Lady Belliard. »

« …… »

Pas, pas, thump, thump. Les deux paires de pas résonnaient dans le couloir étroit.

L'arôme savoureux de socca tout juste cuites montait de l'étage inférieur.

Je continuai calmement à parler.

« Je réfléchissais à la façon d'utiliser cette précieuse opportunité que Sa Majesté m'avait donnée…… Mais on prend si bien soin de moi sous pratiquement tous les aspects qu'il n'y a rien d'autre dont j'aie besoin. C'est pourquoi j'ai commencé à me demander s'il n'y avait personne autour de moi que je pourrais aider. »

Les cheveux roses du prince héritier flottaient silencieusement.

Je fis de mon mieux pour partager mes pensées le plus délicatement possible.

Je ne pouvais pas m'entêter sans connaître la situation entre eux.

« Mais tout le monde semblait aller bien. N'est-ce pas merveilleux ? Il y a aussi des choses que je peux désormais faire par moi-même sans emprunter l'autorité de Sa Majesté…… Bien sûr, je ne parle pas de l'herbe au halo solaire, Votre Altesse. Celle-ci ne doit pas être distribuée en dehors du palais pour l'instant. »

Selon la cardinale Boutier, ils ne pouvaient révéler aucune information sur la plante médicinale tant que les restes des soldats du Royaume Saint sur le territoire de l'Empire n'étaient pas récupérés et qu'on n'avait pas évalué la situation actuelle des patients atteints de la maladie divine.

Les personnes actuellement malades auraient naturellement la priorité, mais maintenir l'ordre de l'Empire était aussi important.

L'impératrice Frédérique ne voulait voir aucun de ses sujets abandonner leur travail pour devenir chasseurs de restes, ni l'herbe au halo solaire se retrouver sur le marché noir.

Bien sûr, il y avait probablement l'avis que la famille impériale devait avoir le plus d'informations possible sur les remèdes divins.

« J'ai continué à y réfléchir jusqu'à ce que Lady Belliard me vienne à l'esprit, Votre Altesse. Nous ne sommes pas proches, mais j'avais de la peine pour son petit-fils malade. C'est aussi dommage que sa maladie ait divisé la famille. »

'C'est une histoire banale. Un enfant est malade et les parents s'épuisent à le soigner mais rien ne fonctionne.'

Les grommellements de Lady Belliard au temple résonnaient dans mes oreilles.

La voix de la vieille femme avait été très sèche mais je ne pensais pas que c'était parce qu'elle n'éprouvait aucune émotion à ce sujet.

C'était probablement parce qu'il y avait un vaste désert dans son cœur que ses larmes ne pouvaient pas entièrement mouiller.

Je jetai un regard furtif sur le prince héritier Cédric.

Ses yeux teints en couleur cendre regardaient stoïquement devant lui.

'Mais il ne montre pas de colère comme avant. Puis-je le prendre comme un signe positif ?'

'Ou peut-être devient-il plus émotif dans sa forme d'enfant ?'

« Je ne sais pas si son petit-fils souffre de la maladie divine. Je n'ai entendu parler d'aucun autre symptôme mis à part le fait qu'il est inconscient. Cependant, je suis sûr qu'ils ont tout essayé…… Alors je me suis dit qu'il pourrait être bien de leur offrir autre chose à tenter. »

Le gamin resta silencieux. Je poussai un soupir tranquille et regardai devant moi.

Je n'avais rien d'autre à dire. Je n'avais aucune idée de ce qui s'était passé entre eux.

'Je me demande si je trouverais quelque chose si je fouillais la bibliothèque de la famille impériale ?'

– Bang !

La porte de la cuisine claqua ouvert à cet instant.

Les yeux rose clair du marquis François Duhem clignotèrent alors qu'il apparaissait avec un geste dramatique.

'Son timing est toujours si spectaculaire. »

« Votre Altesse, vous êtes là pile à l'heure ! »

Il avait un tablier couleur azalée et tenait une grande poêle ronde sous un bras.

La galette de pois chiches dorée et fumante était saupoudrée de poudre d'herbes aromatiques.

Ma langue fut la première à réagir, potentiellement parce que je n'avais pas fini mon dîner. N'importe qui aurait trouvé ce plat appétissant.

'Y a-t-il quelque chose que ce bel homme ne sache pas faire ?'

« N'hésitez pas à regarder de près, Votre Altesse. Profitez de ce parfum qui rend impossible de contrôler votre corps ! C'est l'une des collations qu'Antoinette, Maria et Thérèse apprécient le plus. La charmante Maria aime particulièrement les bords croustillants. »

« Ah, je vois. »

Il débita trop d'informations sur ses jeunes sœurs sans qu'on ne lui demande.

'C'est ça, c'est le problème de ce type……'

« Waaaaaaaaaaaaaaaaaaa ! »

-♬♩♪ !

On entendit des acclamations et de la musique par la fenêtre à ce moment-là. Nous échangeâmes tous les trois un regard.

Ils avaient dû entendre la même chose dans la salle à manger car nous entendîmes le bruit de chaises qu'on traîne avant… thump thump ! Nous entendîmes le bruit de gens qui couraient dans le couloir.

Je ricannai. J'étais certain qu'Eva et Gerrit auraient été les premiers à se pendre aux fenêtres.

Il était aussi très probable que Christelle et Sand soient avec eux.

« Le défilé a dû commencer. On va le voir, Votre Altesse ? »

Le marquis adressa un clin d'œil séduisant en demandant.

D'habitude, je n'acceptais aucune de ses suggestions, mais cette fois, j'acceptai volontiers.

C'était mon premier festival dans le monde de QNW !

*

« On revient bientôt ! »

Eva tenait la main du petit Geens tout en criant énergiquement.

Elle avait deux morceaux de socca grands comme le visage de Gerrit dans l'autre main.

Le marquis Duhem retirait une galette chaude de la poêle et je l'enveloppais dans un fin morceau de papier. Christelle terminait en ajoutant du poivre et du sel.

Tout le monde faisait la queue devant la porte pour avoir du dessert. Le prince héritier ne faisait pas exception.

« Mangez-le maintenant, Sir Johann. Il ne sera plus aussi bon une fois froid. »

« Merci beaucoup, Votre Altesse. Je vous retrouve dehors. »

Sir Johann reçut sa socca avant de sortir avec les deux enfants.

Il semblait inquiet pour ma sécurité mais maintenant que mon éther était revenu, la sécurité des enfants était plus pressante.

J'avais aussi mes partenaires.

« Merci beaucoup, monsieur. Ça a l'air délicieux. »

« Je vous attends dehors, Votre Altesse ! »

« Merci beaucoup, mon seigneur. Je veux aussi vous remercier d'avoir gardé ma cuisine propre ! »

La vice-capitaine Élisabeth, Ganael et Sand dirent au revoir avant de sortir par la porte.

Sand fit même une révérence à presque quatre-vingt-dix degrés et tremblait d'excitation.

Le marquis sourit chaleureusement à la jeune comtesse, qu'il chérissait comme si elle était sa nièce de sang.

« Son Altesse est un gourmand, il devrait probablement emporter deux parts. »

« Il n'acceptera rien de moins que quatre, marquis Duhem. L'alcool, il vaut mieux l'acheter dehors, non ? »

« Comme vous voulez. Il doit y avoir beaucoup de charmants stands sur la place Claire en ce moment. Il y a une taverne luxueuse dans le quartier est qui fait un cointreau magnifique. Chaque année, pendant la fête des moissons…… »

Les compagnons de beuverie, le marquis et Christelle, discutaient joyeusement.

J'emballai de la socca pour David et Benjamin en souriant.

Je me sentis coupable de m'être méfié de ce type, ne serait-ce que pendant un court instant.

C'était un original dont le royaume mental était incompréhensible pour les gens normaux, mais c'était une personne bienveillante qui chérissait la famille impériale plus que quiconque.

« Votre Altesse, Votre Altesse. On va ouvrir la voie. »

Benjamin commenta benignement. Je hochai la tête et emballai notre portion de collations.

Le prince héritier enfila une simple robe noire et mit même un chapeau.

Christelle ricana tant ses intentions étaient claires.

– Grincement, thud !

La porte se referma derrière nous une fois sortis.

'N'oublie pas de faire la vaisselle en rentrant, Jung Yeseo.'

« Waouh. Il y a tellement de monde. Suivez-moi bien, Votre Altesse ! »

Christelle cria d'une voix forte.

Je ne pus m'empêcher de pouffer parce que je n'avais jamais été traité comme ça même quand j'étais gamin.

Nous nous faufilâmes dans la foule si instantanément que ça en était presque magique.

Je croquai dans la socca chaude et salée et pensai à moi-même.

Aucun problème n'était survenu depuis que Robert Blanquer avait été mis en résidence surveillée à la villa.

Que l'avertissement de l'Arche et la prophétie de Bacary avaient-ils essayé de me dire ?

'…… Peut-être ai-je réussi à éviter le danger du Dieu Tout-Puissant ?'

*

« Jackpot. »

Le défilé était vraiment plus grand et plus magnifique que je ne l'avais imaginé.

Une étincelle différente de l'élégance du palais impérial régnait sur tout le palais.

La rue de nuit était pleine de lumières rouges, bleues et d'autres lumières vives.

Les rires et bavardages bruyants étaient aussi quelque chose de difficile à entendre dans le palais.

Ma mâchoire tomba et je regardai la procession éblouie d'un air hébété.

C'était juste décevant qu'Eunseo et mon frère ne soient pas là avec moi.

-♬♩☆ !

Tressaillement. Je sortis de mes pensées grâce à un trompettiste qui couina une note. Je haletai.

La trompette, les cymbales et un vieux violon jouaient la même chanson mais chacun à sa guise.

Ce n'était pas aussi élégant ou délicat que la musique que j'avais entendue au château du seigneur de Sérénité, mais c'était quand même agréable à entendre.

Tout le monde semblait heureux et plein de vie.

« Regardez là-bas, mon Dieu ! Les décorations sur ce chariot sont si splendides ! »

Les jolis yeux orange de Christelle brillaient tandis qu'elle pointait la procession.

J'acquiesçai vigoureusement pour qu'elle puisse le voir.

Il y avait autant de monde ici que dans une grande rue de Gangnam à Noël.

Il y avait tellement de gens qu'on ne pouvait même pas voir les boutiques de l'autre côté.

Nous ne marchions pas comme nous le voulions mais suivions simplement les vagues de personnes.

Quand je revins à moi, nous avions dérivé jusqu'à la place Claire.

L'air était assez froid car on était à la fin de l'automne, mais le vin chaud que Sand partagea avec tout le monde réchauffa mes mains.

« C'est un paon ? »

« C'est une dinde ! »

Christelle et la vice-capitaine Élisabeth criaient praticamente l'une sur l'autre pour s'entendre.

Ganael tenait la main de sa fiancée.

L'énorme dinde de la taille d'une maison, farcie de paille, de coton bon marché et de vieux vêtements, passa juste devant nous sur un chariot.

« Quel dévouement. J'imagine même pas combien de temps ils ont dû passer à la faire. Elle est si belle. »

Le personnage principal avait l'air extrêmement excité.

J'étais pareil mais je ne pus m'empêcher de sourire largement en la voyant en profiter comme si elle avait vraiment dix-neuf ans.

La veille de la cérémonie de confirmation de succession du prince héritier impérial était une grande fête aussi, mais j'étais resté à l'écart de la foule tout le temps.

Pouvoir être parmi les Riesteriens comme ça était différent et amusant.

Un participant qui perd une chaussure, des bouquets piétinés, un bébé qui pleure parce que le déguisement de sa mère fait peur…… Le côté approximatif de certaines choses ajoutait une excitation chaleureuse à la situation.

On ne pouvait écrire dans nos journaux mentaux qu'avec nos yeux et nos oreilles car il n'y avait ni photos ni vidéos.

Devant la dinde, il y avait une grande armoirie de la famille impériale faite de ficelle. Derrière……

« C'est la troupe de cirque, Votre Altesse ! »

« Oui, on les revoit. »

Eva, qui prenait bien soin de Gerrit, cria de joie. Je souris largement en lui répondant.

La plus grande troupe de cirque de la capitale impériale, que le prince héritier avait fait venir au palais Juliette, participait aussi au défilé. Le gamin remarqua mon regard et renifla.

L'un des acrobates sauta sur une roue roulante pieds nus, faisant jeter des pétales de fleurs en l'air à Gerrit, excité.

Les enfants du même âge de l'autre côté acclamaient si fort qu'on aurait dit des cris.

Un artiste jonglait avec huit balles.

« Waouh ! »

« Comment c'est possible ? »

« Saint Dieu Tout-Puissant ! »

Christelle haleta et le marquis Duhem haleta honnêtement en jetant des pièces d'or.

Le fait que tout soit si chaotique le rendait assez joyeux.

Ensuite vint un chariot fleuri rempli d'acteurs déguisés.

Benjamin et David tendirent au prince héritier et à moi chacun une tulipe comme s'ils avaient attendu ça.

Je penchai la tête, confus.

« On finit en honorant Sa Sainteté, la Papesse, Votre Altesse. Il suffit de jeter la tulipe. »

'Ah, je vois.' Je tins la tulipe dans ma main et regardai de nouveau devant.

Ça finit en honorant la Papesse, mais le continent n'a pas eu de Papesse depuis qu'Elene Sneijder a fermé les yeux il y a environ cent ans.

Cette actrice au centre du chariot doit être déguisée en Elene.

La réaction de la foule était bien différente d'avant.

« Ô Dieu Tout-Puissant. »

« Merci beaucoup, merci beaucoup ! »

Au lieu de siffler et d'acclamer avec malice, la foule jetait des tulips et priait en silence ou applaudissait doucement.

L'actrice portant le masque de la Papesse utilisait des gestes de main bienveillants pour faire semblant de les bénir.

Cette année, Riester aurait eu la plus grande récolte de l'histoire.

C'était la raison pour laquelle la folie du golem et le trou dans le ciel avaient pu être si facilement mis de côté.

On avait entendu des gens parler des soldats en alerte en marchant ici, mais aucun n'avait l'air inquiet.

Ils traitaient tout ça comme une histoire choc à partager avec les autres.

« …… La Papesse. »

Je marmonnai pour moi-même en jetant la tulipe.

Pour être tout à fait honnête, j'avais l'impression de pouvoir comprendre ce que la petite Demy maligne essayait de me dire últimement.

J'essayai de ne pas prêter attention à mon cœur qui battait la chamade. La Patène des Vœux, et……

« Hein ? »

Je croisa le regard d'Elene à cet instant. En même temps……

– Flap !

Elle arracha sa fausse robe de Papesse.

Je vis son sourire sous le masque.

Je me figeai, sentant une sensation glaciale et funeste. Je sentis le prince héritier canaliser son énergie.

L'instant où les acclamations de la foule se transformèrent en anxiété……

– Bang !

« Ahhhhh ! »

« Aaaaah ! »

Il y eut une petite explosion et la Papesse disparut.

Les gens hurlaient et nos alentours devinrent un chaos avec une petite foule qui essayait de fuir tandis qu'une grande foule poussait vers l'avant.

Il n'y avait plus qu'un épais pilier en bois là où elle se tenait.

Mes yeux s'écarquillèrent pour voir ce qui pendait au pilier en bois.

C'était un tissu blanc avec une grande écriture pour que n'importe qui puisse la lire.

L'écriture était d'une élégance extrême.

'Je viendrai voler la lune du Royaume Saint. – Madame Victoire.'

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