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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 605

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Chapitre 605

Chapitre 605

Chapitre 605/66291%~7 min de lecture1 377 mots

Après le déjeuner, nous nous dirigions vers un certain endroit.

Fel et les autres, s'ennuyant, m'avaient suivi.

Bon, Gon-jii est venu aussi, histoire de se faire pardonner pour ce matin, on dirait.

Fel et Dora-chan regardaient Gon-jii avec des yeux exaspérés.

Et Gon-jii, le regard baissé, avait l'air tout penaud.

« Tu ne pourrais pas arrêter de me regarder comme ça, bon sang… »

Gon-jii marmonna ça tout bas.

« Ce n'est pas une question d'arrêter ou pas, ta mine tout à l'heure m'a déçu. »

« Moi aussi~ »

Devant ces paroles, Gon-jii restait sans voix, comme s'il savait qu'il n'avait pas d'excuse.

« J'avais un peu reconnu ta valeur parce que tu avais tenu tête à moi à armes égales. Mais là, pour un peu d'alcool, tu en es réduit à cet état. Tu ne trouves pas ça pitoyable ? »

« C'est vrai. Dormir comme un loir, le ventre à l'air, c'est pas digne du plus fort des dragons. »

« Grrr… »

C'était dur, mais c'était la vérité, alors Gon-jii ne put rien rétorquer.

Bon, il est temps que je le tire d'affaire.

Vraiment, Fel et Dora-chi ne ratent jamais une occasion de le houspiller.

« Allez, allez. Fel, Dora-chan, arrêtez de lui tomber dessus. C'était à la maison, entre nous. Gon-jii fera attention à ne pas trop boire à l'avenir, non ? Hein ? »

« Bi, bien sûr ! »

Gon-jii répondit avec entrain à ma phrase.

Bon, je l'ai sauvé, mais vu la façon dont Gon-jii dormait, le ventre à l'air et ronflant sans défense, je comprends que Fel et Dora-chan aient eu envie de dire tout ça.

S'il ne fait pas gaffe, il risque de se faire enivrer et exterminer comme Yamata-no-Orochi.

« Hé, hé, Gon-jii-chan dormait en faisant "gougou~" avec le ventre dehors ! C'était trop drôle~ »

Sui, qui était sur le dos de Gon-jii, sautillait joyeusement en disant ça.

Bien sûr, il n'y avait aucune méchanceté dans les paroles de Sui.

Mais quand même…

Fallait pas remettre ça sur le tapis alors que c'était calmé.

Regarde, Gon-jii a baissé la tête…

Et Fel et Dora-chan rigolent en le regardant.

Pendant qu'on faisait cet échange, on arriva à destination.

C'était le bureau de l'entrepreneur Bruno-san, chez qui on avait fait faire l'agrandissement du bain.

« Bon, Fel, vous attendez dehors. »

« D'accord. »

Fel et les autres sont trop grands pour entrer dans le bureau, donc ils restent dehors.

« Bonjour~ »

J'entrai dans le bureau en saluant.

Quand on avait fait l'agrandissement du bain, j'en avais profité pour demander la construction d'une nouvelle maison pour les esclaves, mais on m'avait dit que ça prendrait environ deux mois à cause des autres chantiers.

Comme ça fait un peu plus de deux mois qu'on a demandé, je suis venu voir comment ça avançait.

« Ah, ce n'est pas Mukouda-san ? Ça fait longtemps~ »

C'est Anika-san, la femme de Bruno-san, qui m'accueillit avec un sourire.

« J'ai entendu dire que tu étais allé à la capitale ? »

« Oui. »

C'était pas mal mouvementé, ceci dit…

« Devenu aventurier de rang S, tu dois être sollicité par la capitale, hein~ »

C'est plutôt moi qui me suis incrusté, mais bon…

Devant Anika-san qui n'est pas au courant des coulisses, je souris jaune et j'explique pourquoi je suis venu.

« Ça fait longtemps. Au fait, pour la construction de la maison qu'on avait demandée, je me disais que c'était peut-être pour bientôt, alors je suis passé voir… »

« Ah~, ça… »

Anika-san fait une tête embêtée.

Apparemment, le chantier en cours n'a pas l'air de se finir de sitôt.

C'est la nouvelle maison du fils d'un certain marchand et de sa femme. La femme a l'air d'avoir des goûts très arrêtés et multiplie les demandes.

Changer ci, changer ça en cours de chantier, c'est assez fréquent, et les nains, habiles de leurs mains, s'adaptent sur le champ. Mais là, les demandes de cette femme s'enchaînent sans fin et le chantier n'avance pas.

Bruno-san serait à bout, au point d'avoir hurlé « Assez ! ».

Mais l'autre partie ne démord pas : « Je paierai les suppléments comme il faut ! Donc faites le boulot correctement ! » aurait-elle rétorqué.

« On avait touché la moitié du prix initial en acompte, mais comme ils ont payé rubis sur l'ongle tous les suppléments jusqu'ici, on ne peut pas trop forcer non plus. »

D'après Anika-san, Bruno-san et les siens n'ont pas pu insister davantage.

La boutique de ce marchand a l'air de bien marcher, et le couple serait tout frais marié, d'où des exigences encore plus fortes.

La maison de leurs rêves, en quelque sorte.

Du coup, il faut encore au moins deux ou trois semaines.

« Désolée, hein. »

« Non, si c'est comme ça, c'est pas grave. »

« Dès qu'on pourra attaquer votre chantier, je vous préviendrai. »

« Je compte sur vous. »

« Au fait, le whisky que mon mari a reçu de toi, j'y ai goûté aussi, et c'est vraiment délicieux, ce truc~ »

Anika-san me lance ça avec un sourire radieux.

Gloups.

« Euh, oui, c'est… »

Je réponds vaguement, mais Anika-san n'a pas l'air de vouloir m'en laisser là.

« C'est la première fois que je bois un alcool aussi bon, j'ai été bluffée~ »

« Eh bien, cet alcool a un degré élevé, et les nains l'apprécient particulièrement. »

« C'est ça ! Ce coup de poing dans la gorge, c'est irrésistible ! »

Les femmes naines non plus ne résistent pas à l'alcool, apparemment.

« Et puis, j'ai demandé à mon mari, tu vends aussi de l'alcool de temps en temps, pas vrai ? »

« Demander »… c'est plutôt « interroger », vu Bruno-san… Surtout qu'il a l'air de porter le pantalon… enfin, c'est Anika-san qui le porte.

« C'est… quand j'ai du temps, juste un peu… »

« Vous ne le faites pas ici ? »

« Hein ? C'est… »

« Cette ville, c'est votre base, non ? Vous avez une maison ici. Puisque vous êtes rentré, vous devez avoir du temps libre, non ? »

Elle accroche grave.

« Be, ben, c'est pas impossible mais… »

« C'est ça, c'est ça ! Alors vous le ferez ici, hein ? Enfin, vous LE ferez, hein ! »

Elle pousse fort, cette dame.

En plus, c'est une petite vieille, mais sa pression est dingue.

« O, oui… »

« C'est gagné ! Avec mon mari, on va s'acheter plein de bon alcool~ ! »

Anika-san saute de joie, toute contente.

Mais vous, vous n'avez pas que ça à faire.

Bruno-san, ton chantier actuel n'est pas fini.

Et une fois fini, y a encore la construction de notre maison.

« Ah, ça ! Même si j'ouvre une boutique, ce sera probablement vers la fin de votre chantier, je pense ! »

Faut que je le dise clairement, celui-là.

« Ah bon. Ça va prendre un peu de temps, c'est dommage, mais comme votre chantier sera fini, vous aurez un peu de marge, et on pourra profiter de l'alcool tranquillement. Ouais, j'attends avec impatience ! »

Anika-san a fait une tête un peu déçue en entendant que ma boutique viendrait après, mais elle a vite changé d'avis.

« Mon mari aussi, quand il saura ça, il va se mettre à fond ! Ça va sûrement avancer plus vite pour vous aussi~ »

C'est la qualité naine : le travail s'accélère grâce à l'alcool.

« Eh bien, alors, j'attendrai votre 연락… »

« D'accord ! »

Je quittai le bureau de Bruno-san, tout chiffonné par la pression de cette tante.

« Ah~, je suis crevé. »

« Mou, c'est fini ? »

« Ouais. Rentrons. »

« D'accord. Mais j'ai un petit creux. On s'arrête aux étals sur le chemin, ça te va pas ? »

« Bonne idée. »

« D'accord~ »

« J'approuve ! »

« De la viande~ ! »

« Écoutez un peu… »

Ils disent qu'ils s'ennuient et me suivent, mais c'était ça leur but depuis le début, j'en suis sûr.

Et c'est comme ça que je me suis fait traîner par Fel et les autres à faire le tour des étals en ville.

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