« Mnn… irrespect, crime……, peine de mort…… Ha ! »
Je me suis réveillé en sursaut et, pour une raison quelconque, je me trouvais en pleine rue.
De plus, tous les passants me regardaient.
Alors que je me demandais pourquoi, j'ai vérifié ma situation et…
« Eh ? Pourquoi suis-je sur le dos de Fel ? »
À côté de Fel qui me portait, Papi Gon se trouvait avec Dora et Sui sur son dos.
« On était au palais royal, non ? Hé, c'était un rêve, ça ? »
Fel a soupiré en me voyant confus.
« Ce n'est pas un rêve. On était bien au palais. C'est toi qui t'es évanoui, misérablement. »
« Ferme-la. Et puis, évanoui… Ah, c'est vrai ! Toi et Papi Gon, vous avez dit des choses incroyables au roi ! »
Je vous avais pourtant dit de rester sages, mais vous avez osé dire au roi des trucs du genre « C'est pas fini encore ? » sur un ton arrogant.
« Hmph, j'ai accepté pour faire plaisir à ton souhait, mais ça a pris bien trop de temps pour rien. »
« C'est vrai. De toute façon, nous n'avions aucune obligation de nous plier aux désirs d'un simple roi. »
« Po-po-pourquoi vous avez un air aussi supérieur ! »
Même envers le roi, cette attitude.
Je ne leur demandais pas de se prosterner, mais j'aurais voulu qu'ils restent tranquilles et silencieux…
« Je suis un Fenrir. Il est naturel que le plus fort de tous soit le plus grand. »
Fel a déclaré ça comme si c'était une évidence.
« J'ai des réserves sur le "plus fort que quiconque" de Fel, mais les faibles obéissant aux forts est la loi du monde. Et le plus fort de ce monde, c'est moi, le Dragon Ancestral. Qu'un simple roi prétende me donner des ordres est présomptueux. »
Papi Gon l'a aussi dit comme si c'était naturel.
« Vous deux… »
Grr… Dora et Sui, passe encore, mais emmener Fel et Papi Gon au palais était une grosse erreur.
Ha… ce qui est fait est fait.
Le problème, c'est ce qui vient maintenant.
Je ne sais pas pourquoi on s'est retrouvé en ville après avoir quitté le palais, mais cette situation m'arrange.
« Bon, tout le monde, on se tire de la capitale avant qu'on ne nous accuse de crime de lèse-majesté ! »
« Ha… qu'est-ce que tu racontes ? »
« Mon maître… »
Fel et Papi Gon avaient l'air exaspérés.
« C'est quoi cette attitude ! C'est parce que vous avez été irrespectueux que je risque d'être accusé, moi votre maître ! »
Exaspéré par leur attitude, j'ai attrapé les poils de Fel sans réfléchir.
« Hé, arrête ! Ne tire pas mes poils ! »
« C'est votre faute à vous deux ! »
« Je te dis de ne pas tirer ! »
« Tch, j'vais t'arracher tes poils ! »
« Essaie donc ! Avec ta force, tu n'arracheras que quelques vieux poils en mue. »
« Tu l'as dit, Fel ! »
Furieux, j'ai tiré ses poils de toutes mes forces.
« Oh oh, ça chatouille. »
Fel s'est retourné et m'a dit ça en se moquant.
« Merdre ! »
J'ai continué à lui tirer les poils, mais ça ne semblait pas l'affecter du tout.
Merde.
« Kukukuku. Allons, mon maître, calme-toi. On ne t'accusera de rien. Il y avait quelqu'un de compréhensible de leur côté. »
« Quelqu'un de compréhensible ? »
Qui est cette personne compréhensible dont parle Papi Gon ?
« Papi Gon a raison. La femme humaine à côté du roi était assez compréhensible. Elle a dit qu'elle ne nous toucherait pas et ne le permettrait pas. Puisqu'elle était à côté du roi, elle doit avoir un certain pouvoir. »
À côté du roi ?
………………
« C'est la reine, bon sang ! »
« Ah bon ? Elle a réprimandé le roi et avait l'air plus forte que lui. »
« Gah… »
J'ai entrevu la dynamique de pouvoir au sein de la famille royale.
Le roi, il est sous le joug de la reine, peut-être…
« Puisqu'elle était compréhensible, j'ai dit qu'on accorderait un vœu. C'est un Fenrir qui le dit, elle ne risque pas de revenir dessus. »
« Oui. Elle a aussi dit qu'on pouvait vivre librement dans ce pays. Ils ne reviendront pas sur leur parole face à nous. »
V-Vraiment ?
Ça veut dire que…
« Je suis innocent ? »
« Je te dis que c'est bon depuis tout à l'heure. »
« Mon maître ferait mieux d'écouter correctement ce qu'on dit. »
Fermez-la.
C'est parce que vous ne faites que des demandes impossibles que je n'ai pas un instant de répit !
En fait…
« Je suis sauvé. Ouf… »
Alors que je soufflais de soulagement, Dora a sauté sur ma tête.
« Vous parlez trop ! Si c'est fini, on fait le tour des stands ! »
« Hein ?! »
« Maître, Sui a faaaaim~ »
« Oui. Il faut d'abord se remplir l'estomac. »
« Les stands de la capitale n'ont pas l'air mal non plus. »
« Bon, allons d'abord au stand que j'ai repéré ! C'est par là ! »
On a changé de direction sous la conduite de Dora.
Notre groupe s'est dirigé vers le stand que Dora avait repéré.
À partir de là, ce fut le spectacle du quatuor des gloutons.
Fel, Papi Gon, Dora et Sui, guidés par l'odeur, nous ont fait aller et venir dans les rues de la capitale, d'un stand à l'autre.
J'ai bien sûr été obligé de les suivre.
On a fait le tour de partout, et quand tout le monde a été satisfait, le ciel était teinté de rouge.
« Les stands de la capitale étaient pas mal ! »
« C'était bon~ »
« Oui. C'était pas mal. Mais comparé aux stands de la ville qui avait le donjon à viande, c'est inférieur. »
« Cette ville ! Les stands y étaient délicieux ! »
« Donjon à viiiiande ! J'veux y retourner~ »
« Ho~ Un tel donjon existe ? Moi aussi j'aimerais y aller. »
La ville de Rausendaal, hein…
Ça me rappelle des souvenirs.
Là-bas, le danger est moindre que dans un donjon normal, et on peut obtenir de la viande en grande quantité, c'est ça qui est bien.
J'aimerais revoir les enfants de l'orphelinat, et Meynard et Enzo qui voulaient ouvrir un stand.
Surtout, j'ai promis à tout le monde.
« On y ira pour le prochain festival du donjon à viande. »
« Oui ! »
« Bien sûr ! »
« J'y vais ! »
« Hohoho, ça sera amusant~. »
Un moment, je me suis demandé ce qui allait m'arriver, mais personne n'est venu m'arrêter pendant qu'on faisait les stands, donc l'acquittement total est certain.
Bon, bon.
Mais j'ai l'impression d'avoir oublié quelque chose…
Qu'est-ce que c'était ?
« ………… Ah ! Le maître de guilde ! »
J'étais tranquillement en train de faire les stands, mais je viens de m'en souvenir maintenant !
Le maître de guilde qui était avec nous !
« En t-out cas, on va à la guilde des aventuriers de la capitale ! »
Je me suis dépêché d'y aller en demandant le chemin aux gens dans les rues de la capitale.
Et j'ai atteint la guilde des aventuriers de la capitale, plus grande et plus imposante que celles des autres villes.
Je suis entré en tremblant…
Il y avait un oni debout comme un gardien de temple.
« Vo-o-ous… »
« Hyaa ! »