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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 496

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Chapitre 496

Chapitre 496

Chapitre 496/52594%~9 min de lecture1 752 mots

Je me demandais si je devais parler à tout le monde de l'oracle problématique — pour ne pas dire déraisonnable — de Démourgos, mais comme ce dernier avait dit que n'importe quel moment où il s'ennuyait convenait, j'ai décidé de mettre ça en suspens pour l'instant.

D'ailleurs, j'ai pas mal de pain sur la planche en ce moment.

Je me suis dit que je pourrais toujours réfléchir à la suite une fois que j'aurais tout bouclé.

Bon, ça s'appelle aussi de la procrastination, ceci dit.

Quoi qu'il en soit, on s'occupe des priorités d'abord.

Premier point : les travaux d'agrandissement de la salle de bains prévus au programme.

Aujourd'hui, c'est le jour où l'entrepreneur qu'on avait convenu doit venir faire un repérage.

J'ai prévenu Tabasa et Peter, qui tiennent la garde du portail, pour qu'ils guident l'artisan Bruno jusqu'ici quand il arrivera, donc ça devrait rouler.

Après avoir petit-déjeuné avec Fel et les autres, je sirotais tranquillement mon café de digestion quand…

*Toc-toc…*

« Mukouda-san, l'entrepreneur Bruno-san est arrivé ! »

La voix de Tabasa venait de l'entrée.

« Oui, j'arrive ! »

J'ouvre la porte et je trouve Tabasa, Peter et trois nains petits mais solidement bâtis, barbus, alignés là.

« Je suis Mukouda, celui qui a demandé les travaux. Enchanté, et merci d'avance pour aujourd'hui. »

« Ouais. Moi c'est Bruno. Pareillement, ravi de bosser avec toi. Comme c'est juste un repérage aujourd'hui, j'ai amené deux gars avec moi. »

Je les fais entrer avec un « Douzo » poli.

« Bon ben, nous on retourne au boulot, nous. »

« Ah, d'accord. »

« Toi, on y va. »

« Mmh. »

Tabasa et Peter, leur mission accomplie, repartent vers le portail.

Je les regarde s'éloigner et… « Hein ? » Je tilte.

…Ils sont pas vachement proches, tous les deux ?

Je penche la tête, mais ce n'est pas le moment de m'attarder là-dessus.

Faut que m'occupe de Bruno-san et sa troupe.

« Bon, alors, direction la salle de bains sans plus tarder. »

« Ouais. »

Je guide les trois nains vers notre salle de bains.

« Ho~… Elle est pas mal spacieuse, cette salle de bains. Vous voulez l'agrandir encore ? »

Bruno-san demande ça avec un air dubitatif.

Ben oui, c'est sûr.

Même comme ça, elle est déjà bien assez grande.

Pour des gens normaux, en tout cas.

J'explique à Bruno-san la situation de la maison, *kakushikajika* — tous les tenants et aboutissants.

Et je lui montre aussi mes familiers qui se la coulaient douce dans le salon : Fel, Dora-chan, Sui et Gon-jii.

Même les nains, réputés pour leur cran, ont été surpris par l'allure de Fel et Gon-jii.

« Prendre son bain avec ses familiers, hein… Et en plus agrandir la salle de bains pour eux… C'est ça, un aventurier de rang S, on fait les choses en grand, hein. »

Apparemment, Bruno-san savait que j'étais rang S, et il marmonnait ça.

Bon, je gagne de l'oseille grâce à eux, après tout.

Et puis, c'est surtout pour Gon-jii qui adorait cette salle de bains.

Si on l'agrandit, ce sera plus pratique quand Fel voudra y entrer aussi.

Fel dit détester les bains, mais il n'y met jamais les pieds non plus, hein.

Ensuite, on a eu la réunion technique pour l'agrandissement.

D'abord, le bassin lui-même.

Parce que dans ce monde, les baignoires, ça coûte un bras.

C'est de la céramique cuite avec de la poudre de pierre magique broyée selon une méthode spéciale, un produit de luxe hors de prix.

Celles avec des couleurs vives ou des motifs peints coûtent encore plus cher, donc parfois le bassin seul coûte plus cher que les travaux. Vu que les goûts varient, c'est quasi systématiquement le maître d'ouvrage qui le fournit.

Je vais suivre la même méthode : j'irai en acheter une demain chez la maison Ilario, celle que m'avait recommandée Lambert-san.

Côté travaux, deux options : soit on perce le mur extérieur pour en bâtir un nouveau, soit on abat la cloison de la pièce d'à côté pour l'agrandir.

Si on perce le mur extérieur, les autres pièces gardent leur surface, mais il faut construire un nouveau mur extérieur, donc le chantier dure plus longtemps, et la façade nickel du maison se retrouve avec un relief à cet endroit, ce qui gâche l'esthétique.

Si on abat le mur mitoyen, on perd forcément cette pièce, mais le chantier est plus court.

En résumé : soit on choisit la surface, soit on choisit la rapidité.

J'ai choisi la rapidité.

Bruno-san dit qu'en abattant le mur mitoyen, quatre jours suffisent largement.

La pièce à côté de la salle de bains, on l'utilise à peine de toute façon.

Après discussion avec Bruno-san, on a calé le début des travaux d'agrandissement pour après-demain.

Et, à part l'agrandissement de la salle de bains…

« Bruno-san, j'ai un autre truc à vous demander, en dehors des travaux de la salle de bains… »

Je lui demande s'il peut aussi s'occuper de la construction d'un bâtiment pour loger les esclaves qu'on veut augmenter.

Pour l'emplacement, je l'emmène derrière la maison principale.

Derrière les trois bâtiments déjà existants, il y a des arbres qui poussent. Si on les coupe et qu'on terrasse, on récupère un terrain pas mal grand.

Je lui dis qu'on veut y construire trois ou quatre bâtiments, en prévision de l'avenir.

Bruno me répond : « Pour l'abattage et le terrassement, adresse-toi à une autre boîte. Nous, on est constructeurs, pas bûcherons. Une fois le terrain nu, on te pond tes trois ou quatre bâtiments, pas de souci. »

Par contre, il a dit qu'ils étaient en ce moment bien occupés et qu'ils ne pouvaient pas attaquer tout de suite.

Contrairement à l'agrandissement de la salle de bains, construire des bâtiments, ça prend forcément du temps.

Et avec nos spécifications, encore plus.

Alban était justement en train de bosser aux champs. Je l'ai appelé, je lui ai montré la maison de sa famille à Bruno-san, et j'ai demandé la même chose pour les esclaves. Il m'a regardé avec des yeux ronds : « Une maison d'esclaves *avec salle de bains* ? C'est une première pour moi. »

Ben oui, s'il y a une salle de bains, y a la plomberie, donc le coût et les délais s'allongent, c'est logique.

D'après Bruno, son chantier actuel se termine dans deux mois environ. Donc le début des travaux pour nos logements d'esclaves, ce sera pas avant ça.

Il m'a dit de préparer le terrain pour qu'il soit nu et prêt à construire d'ici là.

Abattage et terrassement, hein.

Avec la magie de Fel et les autres, ça devrait le faire, non… ?

Bon, à étudier, disons.

Voilà, le repérage et la réunion avec Bruno-san et sa team sont bouclés. Et comme on dit : nains = alcool, je leur ai offert une bouteille de whisky à chacun en guise de pourboire avant qu'ils ne partent…

Mais dès qu'ils ont vu les bouteilles, les yeux de Bruno-san ont changé.

« Oh, oh ! Toi, c'est… "La Cave Fantôme", ça ! »

Oops, Bruno-san connaît ?

« Doucement, Bruno-san. Vous n'avez pas entendu dire qu'il ne faut pas en parler ? »

Là, Bruno-san fait un « Ha ! » surpris et claque le bec.

Puis il dit à ses deux gars : « Vous deux, filez m'attendre dehors, j'arrive tout de suite. » Il les expédie, et une fois qu'ils sont partis…

« Chut, viens par ici. »

« Quoi encore, Bruno-san ? »

Bruno-san vérifie qu'il n'y a personne aux alentours, puis, voix basse…

« J'avais ouï-dire que le patron de la boutique était un aventurier de rang S, mais c'était toi, le patron de *cette* boutique ? »

« Bah, oui. Et toi, t'as entendu parler de ça où ? »

« Hein ? De mon frangin. Il m'a écrit un mot en me disant : "J'ai mis la main sur une boisson qui n'a pas son pareil, je t'en file un peu", et il m'a envoyé une bouteille avec sa lettre. »

La boutique d'alcool que je tiens par hobby quand j'ai du temps et que je suis en déplacement.

J'ai mis pas mal de règles, l'endroit et l'heure changent à chaque fois, c'est un magasin fantôme qui apparaît et disparaît, donc chez les nains, on l'appelle « La Cave Fantôme ».

Pourquoi ça circule chez les nains ? Parce que les seuls clients, ce sont des nains.

Je n'ai pas limité la clientèle aux nains, moi.

C'est juste que personne ne bat les nains en matière d'obsession pour le bon alcool.

Bref, Bruno-san connaissait ma planque.

« Du coup, dans cette ville, tu fais pas tourner "La Cave Fantôme" ? »

Il me mate avec des yeux brillants d'attente.

Même si c'est un barbu qui me regarde comme ça…

Et puis, quoi qu'il en soit…

« Pour l'instant, j'ai trop de boulot. »

Là, Bruno-san fait des yeux de fin du monde, désespéré, et s'affaisse les épaules en baissant la tête.

Hein ? C'est si grave que ça ?

J'ai l'impression d'avoir commis un crime.

« Euh… Si c'est le même whisky qu'avant, j peux en dégoter quelques bouteilles, ceci dit. »

Bruno-san relève la tête d'un bond.

« Vraiment ?! »

« Euh, ouais. Pour ça, pas de souci. »

« Yossha ! Alors les travaux qui commencent après-demain, je te les torche en deux jours, version express ! »

Il déclare ça à fond les ballons, tension max.

« Hein ? Quatre jours en deux ? Si le travail bâclé à cause de la précipitation, ça m'ennuie, ceci dit… »

« Faut pas dire de bêtises ! Un nain qui bafouille son travail, ça existe pas ! »

« Si vous le dites… Mais ça va vraiment ? »

« Bien sûr. Ceci dit, à titre de "contrepartie"… tu pourrais pas m'en dégoter un peu plus, de cet alcool ? »

« Pour ça, c'est bon. »

« Yossha ! C'est juré ! Promis, hein ! »

Et Bruno-san est reparti sur son nuage, tension max.

Ses deux acolytes le regardaient avec des têtes dubitatives.

Mais avec les nains, l'alcool, c'est l'arme absolue.

Si ça fait boucler le chantier en express, c'est tout bénéf.

Quand j'ai entendu « quatre jours », je me disais qu'il faudrait peut-être sortir la baignoire de voyage de la Boîte à objets, mais deux jours, je peux patienter et m'en passer sans problème.

Nains + alcool = combo imbattable. C'est gravé dans le marbre.

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