Aller au contenu principal

Campfire Cooking in Another World

Chapitre 403

Campfire Cooking in Another WorldCampfire Cooking in Another World
Chapitre 403

Chapitre 403

Chapitre 403/47585%~7 min de lecture1 313 mots

« Bonjour, Marie. Lambert est-il là ? »

« Ah, Monsieur Mukouda. Bienvenue. »

« C'est encore la grande affluence aujourd'hui, hein. »

« Fufu, grâce à vous. Le shampoing et le savon sont devenus indispensables pour les femmes de cette ville. Récemment, on a même des clientes qui font exprès le déplacement depuis d'autres villes rien que pour en acheter. »

Dans ce monde infesté de monstres, venir en bravant le danger... la ténacité des femmes pour la beauté est vraiment redoutable.

« En vrai, ce serait bien si la succursale pouvait aussi en proposer... »

Ah, elle veut dire qu'ils aimeraient augmenter les volumes d'approvisionnement.

J'avais eu vent de ce genre de discussion par Kosti, à qui j'avais confié la gestion des stocks de shampoing et compagnie.

Ça a l'air de partir comme des petits pains, quand même.

Moi, vu que je me fournis au Supermarché en ligne, c'est pas impossible...

Mais ça va demander un effort supplémentaire à l'équipe qui gère la rotation.

« Je sais pas jusqu'où on peut augmenter, mais je vais faire mon possible. »

« Vraiment ?! Je vous en prie, faites-le, je vous en supplie ! »

Ses yeux grands ouverts comme des soucoupes font peur, Marie...

« Heu, oui. Et alors, Lambert est-il là ? »

« Ah, moi qui m'emballe dans la conversation. Désolée de vous avoir retenu. Mon mari est au fond, je vais vous y mener. »

***

« ...Voilà pourquoi, le tonique pour cheveux se vend comme des petits pains à la capitale, vous savez. »

J'écoutais Lambert me raconter les ventes du [Remède divin Puissance capillaire] à la capitale.

Hors les cinquante flacons apportés en offrande au comte, les cinquante mis en vente étaient partis en un clin d'œil, paraît-il.

« Et ça, alors qu'on le vend sur la recommandation du comte lui-même. Enfin, basta un coup d'œil au comte pour voir que l'efficacité est évidente. »

Lambert le dit avec un air ravi.

C'est sûr, oui.

D'après Lambert, la transformation spectaculaire du comte est telle que ça fait une pub en or, rien que ça.

« Le comte en donne aussi à ses proches, et il dit que l'effet est redoutable. »

Cet "effet", c'est pas l'effet repousse-cheveux, c'effet diplomatique, bien sûr.

Bah, si quelqu'un qui se fait du souci pour ses cheveux voit le comte, il va tout faire pour garder ce contact, c'est évident.

Bref, le comte est devenu du jour au lendemain la coqueluche des nobles de la capitale, et les invitations en tout genre lui sont tombées dessus par wagons.

Comme le comte l'avait prévu, ou plutôt, il a saisi l'occasion pour faire le tour des maisons nobles et tisser un max de connexions.

Résultat, les présentations du comte et les demandes qui en découlaient affluaient sans interruption chez Lambert.

Flanquant l'occasion commerciale, Lambert a fait demi-tour illico vers cette ville, a embarqué le reste de mon premier lot et est reparti à la capitale.

« Ce reste de cent flacons est parti en un rien de temps, ceci dit. »

Il les vendait cinquante pièces d'or l'unité, si je me trompe pas.

Lambert a l'air de vendre le shampoing et le [Remède divin Puissance capillaire] en set.

Malgré le prix, ça part comme des petits pains chez les nobles, donc...

Y'avait juste beaucoup de gens complexés par leurs cheveux, apparemment.

Ptêtre que la gestion de leurs fiefs leur fout un stress pas possible.

Lambert a aussi tissé des liens avec pas mal de nobles grâce à ça, et il est ravi d'avoir acquis un patrimoine inestimable pour un marchand.

« Du coup, voilà, je voudrais vous demander un réapprovisionnement, s'il vous plaît. »

Apparemment, le comte le presse d'en remettre, et les nobles présentés par le comte lui tombent dessus à coups de relances.

D'après Lambert, il lui faut au moins le double de la fois dernière, soit deux cents flacons, et le plus vite possible.

S'il peut en avoir plus que deux cents, c'est encore mieux, dit-il.

La demande des nobles doit être énorme.

« Et puis... »

Toujours selon Lambert, la comtesse et leur fille ont vent des rumeurs sur le shampoing et cie que je fournis à la boutique, se les sont procurées en prime, et en ont fait leurs produits fétiches.

Le shampoing, l'après-shampoing, le masque capillaire et le savon de luxe parfum rose qu'elles adorent ont bien sûr été emportés à la capitale, et leurs cheveux sont constamment brillants et soyeux.

Les épouses et filles de nobles rassemblées pour la saison mondaine n'ont pas pu rater ça...

« La comtesse et leur fille font aussi parler d'elles, du coup. »

« Oui. Du coup, les commandes de shampoing, après-shampoing, masque capillaire et savon affluent aussi. »

« Marie me demandait tout à l'heure d'augmenter les volumes de shampoing et savon, c'était aussi à cause de l'afflux de commandes à la capitale ? »

« Oui. On a dû réorienter une partie du stock prévu pour cette boutique vers la succursale de la capitale. »

Ah, d'accord.

Je pensais avoir laissé assez de stock avant d'aller à Rausendaal, mais si ça a pas suffi, c'était pour ça.

Au passage, quand j'ai fait convertir les plaques en bois émises en lieu et place du paiement du shampoing et cie selon notre accord, ça dépassait les deux mille pièces d'or.

Comme le [Remède divin Puissance capillaire] rapporte, il a pu sortir le cash direct.

Je veux garder de bons rapports avec Lambert, alors y'a plus qu'à motiver les troupes.

Pour le personnel, cette fois je vais demander à Tabasa et son groupe de participer aussi.

« Compris. Je ferai de mon mieux pour répondre à votre demande. »

Vu l'urgence, on a convenu avec Lambert d'une livraison pour après-demain.

« Ah, et puis, le comte a dit un truc... »

Le comte a causé de moi au roi lors d'un banquet au palais, apparemment.

Il a aussi dit qu'il m'avait rencontré.

Le roi a alors fait comprendre en termes voilés au comte qu'il voulait me voir, lui aussi.

Le comte sait que je veux pas m'embarquer avec les grands de ce monde, donc il s'est creusé la tête.

Surtout que j'ai Fel comme familier.

Il peut pas forcer la main non plus, paraît-il.

Faut voir comment Fel réagirait, sinon.

Le roi le sait pertinemment, mais il doit penser : « Puisque tu vois le comte, pourquoi tu viens pas chez moi ? »

L'audience royale, j'ai poliment décliné à chaque fois donc on s'est jamais vus, son ressenti je le conçois... ceci dit.

Faut dire que ma rencontre avec le comte Langridge, y'avait des circonstances particulières.

Mais bon, cette fois ça devrait le faire.

Vu que je vais lui faire offrimer le trio de trésors somptueux du Roi des voleurs.

Niveau timing, c'est parfait.

Le roi de ce pays, j'ai ouï dire qu'il est du genre à prendre le concret. Si je lui offre le trio de trésors somptueux avec en sous-texte « continuez comme ça pour la suite », je pense qu'il captera.

C'est ma deuxième offrande, en plus.

« Lambert, là je pense que ça ira. J'ai pris mes dispositions. Dites-lui ça au comte. »

« C'est bon ? Alors je lui transmettrai. »

Par contre, si le roi se met à chipoter malgré ça, emmener la famille et déménager dans le pays d'à côté restera une option.

Mais ça devrait le faire.

« Bon ben, je repasse après-demain, du coup. »

« Je compte sur vous. »

« Hé, Fel, on rentre. »

J'envoie une télépathie à Fel, qui bâille un grand « Kwaa~ » avant de se lever pataudement.

« Enfin. J'ai faim. »

« Oui oui, une fois rentrés. Dora-chan et Sui doivent être réveillés et nous attendre, de toute façon. »

J'ai pressé le pas vers la maison en compagnie de Fel, encore tout endormi.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.