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Campfire Cooking in Another World

Chapitre 374

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Chapitre 374

Chapitre 374

Chapitre 374/45582%~6 min de lecture1 028 mots

« Allez, au lieu de glander, malaxez, malaxez ! »

« J'suis crevé… »

« Pas de geignerie. Ce qu'on a mangé, on le travaille. »

« Bouuuh. »

En ce moment même, dans la cuisine de la maison louée, je supervise le traitement des abats par les gamins.

On s'attaque surtout aux gros volumes : intestins grêles, gros intestins, ce qu'on appelle les abats blancs.

On met les abats blancs dans un grand saladier, on y verse de la farine, et on malaxe vigoureusement. Puis on rince à l'eau.

Au début, les gamins s'excitaient en beuglant « Berk, c'tout mou~ » ou « C'est dégoûtant à voir », mais après plusieurs tours, ils se mettent à râler « J'en peux plus » en bougonnant.

C'est vrai que c'est de la force, y'a pas à dire, c'est dur.

Mais un marché, c'est un marché.

Je les ai fait bosser sérieusement, en intercalant des pauses.

Impossible de tout traiter en une seule journée, mais les abats blancs, qui étaient les plus volumineux dans le tas, sont déjà faits aux deux tiers.

Dit comme ça, tout seul, j'en aurais eu pour des heures.

C'est clair, avec de la main-d'œuvre, ça avance.

« Aaah, j'suis mort. Frérot, t'es un sacré esclavagiste. »

C'est Louis qui marmonne ça.

À ses mots, les autres gamins acquiescent en silence, d'un air épuisé.

Eux aussi ont l'air lessivés.

« Bon, écoutez, vous m'avez rudement aidé. Merci à tous. Et comme vous avez bien bossé, voilà, prime à part. »

Je pose deux gros morceaux de porc du donjon devant eux, paf.

Je sais pas combien y'a de gosses à l'orphelinat, mais même si le steak pour chacun c'est mort, y'a de quoi faire des soupes bien garnies ou des sautés pour que tout le monde mange à sa faim.

Même les morceaux de porc du donjon standards sont sacrément gros.

« Oooooooh !! »

À la vue de la viande, la tension des gamins — qui étaient censés être HS — monte en flèche.

« Frérot, c'est pour de vrai ?! »

Louis demande ça, tout excité.

« Ouais. Vous avez bien trimé. »

Là, les gamins poussent des cris de joie.

« Bon, et vous faites comment ? C'est costaud, vous pouvez porter ? Sinon, j'amène. »

« C'est bon. Hé, Héraud, tu peux embarquer deux, trois mecs et aller emprunter des planches chez le patron ? »

« Compris. »

Héraud, qui est dans la même team orphelinat que Louis, entraîne trois gars et disparaît. Il revient peu après avec des planches en bois.

Apparemment, y'a une connaissance qui les laisse faire des petits boulots par là, et c'est là qu'ils ont chopé les planches.

« Bon, on pose dessus, on porte à plusieurs, et c'est bon. »

Ah, malin.

Comme ça, ils peuvent soulever ensemble et transporter.

Les gamins sont aux anges d'avoir un beau cadeau pour l'orphelinat.

Y a deux minutes, ils gisaient en geignant « j'suis crevé », et les voilà revigorés. Vraiment, l'argent n'a pas d'odeur.

Mais bon, ça m'arrange, pour la suite, ça sera plus facile à leur demander.

« Louis, j'veux te demander un truc. T'as dit tout à l'heure que tu faisais des petits boulots. Ça rapporte combien par jour ? »

« Hein ? Le salaire ? Une journée pour sept, huit pièces de cuivre. C'est peu, mais pour nous, les occasions de mettre la main sur du cash, y'en a pas des masses. Donc c'est un bon taf. »

Ho, ho, bonne info.

Du coup, c'est encore plus facile à proposer, et y'a des chances qu'ils acceptent.

« Je vois. Du coup, j'ai une proposition. En fait, y'a encore plein d'abats. Si demain vous remettez le couvert, je vous donne une pièce d'argent par tête. Bien sûr, le bouffe, c'est moi qui régale. »

« C'vrai, frérot ?! Banco, banco, j'suis à fond ! »

« Hé, hé, t'as pas à demander aux autres ? »

« Ah, vrai. Mais je parie qu'ils disent oui. Attendez deux secondes. »

Louis va voir les autres gamins.

« Carrément, j'le fais ! »

« Une pièce d'argent avec le bouffe ? J'suis partant ! »

« Si on peut remanger un truc bon comme ça, y'a même pas à hésiter ! »

« Absolument ! Une pièce d'argent ET à manger, faut pas rêver ! »

Les gamins, après avoir entendu Louis, sont tous super motivés, un chœur de « banco, banco ».

« Frérot, t'as entendu ? À l'unanimité, on prend le taf. »

« Bien. Alors, les gars, demain, je compte sur vous. »

Là, les gamins répondent d'une voix pleine d'entrain.

« Ouais ! »

« On revient demain ! »

« Compris ! »

« On compte sur le bon bouffe de demain aussi ! »

Et voilà qu'ils rentrent à l'orphelinat en jacassant joyeusement.

Bien sûr, ils n'oublient pas le cadeau : les morceaux de porc du donjon.

« Ah, attendez ! Vous faites quoi des gourdins ? »

En les regardant partir, je me souviens pourquoi ils étaient venus au départ.

« Ah, c'est vrai ! »

Eux aussi, avec la viande, avaient complètement zappé.

Ils font demi-tour, me refilent les gourdins — enfin, du bois dur, paraît-il — et je les file à Sui.

« Sui, tu peux en faire des battes, comme hier ? »

« Ouais, ok~ »

Je lui donne les gourdins, et en un rien de temps, elle les transforme en battes les unes après les autres.

Je les rends aux gamins, qui s'extasient « Oooh, c'est ouf ».

Ils se mettent direct à les faire virevolter pour tester la prise.

« Bon, reprenons. Les gars, demain, j'compte sur vous. »

« « « « « « Ouais ! » » » » » »

Les gamins rentrent, ravis, avec leurs morceaux de porc du donjon et leurs battes en bois.

Demain, le traitement de la montagne d'abats devrait être fini.

Après, je pourrai faire direct des grillades d'abats, du motsunabe, du ragoût d'abats, tout ce que je veux.

J'ai hâte.

Le prochain plat d'abats, ce sera celui dont la fin est la meilleure, tiens.

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