Aller au contenu principal

Campfire Cooking in Another World

Chapitre 154

Campfire Cooking in Another WorldCampfire Cooking in Another World
Chapitre 154

Chapitre 154

Chapitre 154/24563%~9 min de lecture1 789 mots

« Après le marais, voilà qu'on nous sert ça… »

Le transfert nous a déposés au vingt-neuvième étage, où s'étendait un désert.

« Ce donjon a une structure des plus divertissantes, en vérité. »

Fel, ne balaie pas ça d'un « structure divertissante », s'il te plaît.

Forêt, marais, désert… les environnements s'enchaînent à une vitesse folle, c'est beaucoup trop rude.

Et en plus, des monstres de haut rang ne cessent de nous tomber dessus.

… Ceci dit, quel chaleur.

Le soleil cogne à en faire grésiller le sable.

C'est un désert, donc c'est normal, mais on est *dans* un donjon, quand même.

Je ne saisis pas le principe, mais il y a un soleil dans le ciel.

« Il fait chaud, ici… »

« Chaud… »

« Il fait chaud, hein… »

Fel, Dora-chan et Sui sont tous les trois écoeurés par la canicule.

« Je vais déployer une Barrière pour tout le monde. Ça limitera un minimum la chaleur. »

« Hein, c'est possible ? »

« Oui. Je ne peux rien faire contre les rayons directs, mais maintenir une température à peu près constante à l'intérieur de la Barrière est faisable. »

Oh, la Barrière, c'est ultra pratique.

« Ceci dit, vu la chaleur extérieure, difficile de parler de confort. Considérez que c'est mieux que rien. »

Je vois le topo.

D'après Fel, même avec la Barrière il fera encore pas mal chaud, alors commençons par boire un coup avant d'avancer.

Pour prévenir l'insolation, des boissons isotoniques ne seraient pas de trop.

J'ai commandé en quantité de l'eau et des boissons isotoniques sur le Supermarché en ligne.

Puisque les rayons ne sont pas bloqués, un chapeau ou une veste à capuche serait bienvenu.

En cherchant, je tombe sur pile ce qu'il faut.

Un coupe-vent à capuche anti-UV.

C'est parfait, je l'achète sur-le-champ.

« Grâce à la Barrière de Fel c'est déjà plus supportable, mais hydratons-nous bien pour ne pas flancher avant de repartir. »

Je verse la boisson isotonique dans des bols profonds et je sers tout le monde.

J'enfile le coupe-vent UV qui vient d'arriver et je bois ma dose.

« Nous reprendrons la progression vers le boss d'étage. »

Cet étage vingt-neuf a l'air vaste, lui aussi.

À perte de vue, du sable, du sable, rien que du sable.

La méthode prudente, c'est de suivre le flair de Fel pour tracer droit au boss, comme d'habitude.

« Dans ce genre d'endroit, la nuit tombe, le froid devient glacial. Avancez au plus vite. Aller, monte. »

Ah oui, zone désertique oblige, les nuits sont glaciales.

Inutile de trainer, Fel a raison.

J'enfourne sa croupe sur ses instructions.

Sui se glisse dans le sac en cuir que je porte en bandoulière.

Dora-chan vole autour de nous en guettant les alentours.

Nous avons traversé le désert sans nous arrêter.

« Hé, y a quelque chose qui arrive en face. »

Je regarde dans la direction que surveille Dora-chan : une multitude de points rouge sombre.

« Qu'est-ce que c'est que ça… »

En les fixant, je vois les points grossir rapidement vers nous.

Quand leur silhouette se précise, je reste sans voix.

« … S-So… un essaim de scorpions. »

Des scorpions d'au moins un mètre de long, près de cent individus, formaient un essaim compact qui fonçait sur nous.

« Nu, ce sont des Sand Scorpions. Si celui-là est là, ça veut dire que… »

Surgi du sable juste sous notre nez, un scorpion gros comme une voiture apareció d'un coup.

« Uwoah ! »

« Comme prévu, il était là. Mais une bête de ton acabit ne nous barrera pas la route. Imbécile. »

*DOGONNN — — —*

La foudre s'abat sur le gros scorpion.

Ah, il est mort direct.

C'était quoi, ce scorpion géant ?

[ Giant Sand Scorpion ]

Monstre de rang A.

One-shot par la foudre de Fel, mais c'était bien un monstre de rang A.

Et l'essaim d'une centaine de scorpions, il fait quoi ?

Je regarde le groupe qui approchait : il se disperse en fuyant dans tous les sens.

« Tant qu'on abat celui qui les contrôle, ils n'attaqueront pas. »

C'est ça…

Je ramasse la pierre magique et le dard venimeux laissés par le Giant Sand Scorpion et je les fourre dans la Boîte à objets.

Nous avons repris notre traversée du désert.

Fel, qui courait, s'immobilise net.

« GYUOOOOO ! »

À une dizaine de mètres devant nous, un ver géant jaillit du sable.

« Qu-Qu'est-ce que c'est que ce truc ? »

L'Évaluation me répond…

[ Sand Worm ]

Monstre de rang A.

Le Sand Worm dresse la tête, ouvre grand sa gueule ronde garnie de rangées de dents acérées et s'apprête à nous avaler tout crus.

« Celui-là, c'est pour moi ! »

Dora-chan fonce sur le ver.

*DOSHU — — —*

« GYOOOOOOOO ! »

*DOSSHIN.*

Le ver s'effondre sur le flanc, un énorme trou dans le corps.

« Hep hep, un de réglé. »

« Un de réglé », hein, Dora-chan…

Bon, tant qu'elle l'a tué, c'est l'essentiel.

Le butin du Sand Worm : une pierre magique et des dents acérées.

Je les récupère et nous enfonçons plus avant dans le désert.

En route, des Giant Sand Scorpions avec leurs essaims et des Sand Worms nous ont attaqués à plusieurs reprises, mais Fel et Dora-chan les ont tous pulvérisés.

Sui, qui supporte mal la chaleur, a dormi tout le long dans le sac en cuir.

« Le jour décline. Avancer de nuit dans le désert est imprudent. On campe ici. »

Sur l'ordre de Fel, nous nous installons pour la nuit.

À mesure que le soleil baisse, l'air devient frais d'un coup.

C'est bien le désert, l'amplitude thermique est dingue.

« Comme en journée, je peux stabiliser la température à l'intérieur de la Barrière, mais l'extérieur va devenir glacial. Cette influence se répercute à l'intérieur : ce ne sera pas aussi extrême, mais il fera froid. »

Faut s'attendre à une sacrée chute de température, alors.

Dans ce cas…

J'ouvre le Supermarché en ligne et je fais le plein d'équipement grand froid.

Des chaufferettes, un matelas épais, un duvet, des couvertures, et un sweat bien chaud pour moi.

J'aurais tué pour une doudoune, mais visiblement ça n'existe pas dans le catalogue.

Je tapisse le sable de cartons en plusieurs couches, je pose le matelas par-dessus, puis nos deux duvets, et par-dessus encore les couvertures et le duvet.

« Je prépare à manger. En attendant, mettez-vous au chaud dans les duvets. »

La nuit tombe et, comme l'avait dit Fel, la température chute progressivement.

Mon souffle blanchit dans l'air.

J'enfile le sweat épais par-dessus le coupe-vent UV. Le look est discutable, mais c'est mieux que de geler.

Bon, passons à la popote.

Un truc rapide à faire, mais… ah, un bol de riz au poivron et porc (Chinjao rosu don), tiens.

Avec une sauce toute faite, c'est ultra simple.

Par contre, faut cuire le riz.

Pour un plat unique rapide et rassasiant, les bols de riz s'imposent toujours.

Vu qu'il faut prévoir le repas de demain, je vais cuire beaucoup de riz d'un coup.

J'ai du stock, alors commençons par là.

Je lave le riz et, pour gagner le temps de trempage, je le fais tremper dans de l'eau tiède.

Je sors le réchaud à cartouche, je pose mes quatre marmites en terre cuite sur les quatre feux et je lance la cuisson.

Pendant ce temps, je commande les ingrédients du Chinjao rosu sur le Supermarché en ligne.

Poivrons, pousses de bambou en conserve, sauce Chinjao rosu du commerce… et vu le froid, une soupe serait la bienvenue.

J'achète aussi de la soupe à l'œuf lyophilisée.

D'abord, je taille la viande de Bloody Horn Bull en lanières, ainsi que les poivrons et le bambou.

Au fur et à mesure que le riz cuit, je le laisse reposer puis je range les marmites entières dans la Boîte à objets.

Je remets du riz à cuire sur les feux libérés et je prépare le Chinjao rosu en parallèle.

Je chauffe de l'huile dans la poêle, je fais sauter la viande jusqu'à ce qu'elle change de couleur, j'ajoute poivrons et bambou et je poursuis la cuisson.

J'incorpore la sauce du commerce et je mélange jusqu'à ce que tout soit bien enrobé. C'est prêt.

Je sers le riz tout juste cuit dans des bols profonds, je couvre généreusement de Chinjao rosu : les bols sont prêts.

J'y ajoute la soupe à l'œuf.

« C'est bon, venez manger. »

Fel, Dora-chan et Sui se jettent sur les bols fumants.

Ils descendent la soupe à grands traits.

« Dans ce froid, un repas chaud, c'est le bonheur. »

« Ouais, ça réchauffe le corps. »

« C'est délicieux~ »

Grâce à la Barrière de Fel on n'est pas en dessous de zéro, mais ça caille quand même sévère.

Le simple fait d'avoir conscience du froid me fait frissonner de plus belle.

Moi aussi, j'attaque mon bol tant qu'il est chaud.

L'umami riche de la sauce huître est irrésistible.

Le croquant des poivrons et du bambou, c'est le top.

Ça fait descendre le riz tout seul.

La soupe à l'œuf apaise et réchauffe le corps.

Après que Fel et Sui se sont resservis plusieurs fois et qu'on a tous le ventre bien plein, je souffle un coup.

En sirotant mon café d'après repas, je discute avec Fel.

« Fel, on en est où du boss d'étage ? »

« Cet étage est vaste. On pourra peut-être l'atteindre avant le coucher du soleil après-demain, c'est tout juste. Une fois la nuit tombée, ce froid… selon la situation, mieux vaudra reporter l'affrontement au lendemain. »

C'est exactement ça.

Le jour, une fournaise ; la nuit, un congélateur. L'écart est trop violent.

Ça use le corps rien qu'à le subir, et si le combat s'éternise jusqu'à la nuit noire… y'a pas photo.

La Barrière de Fel nous permet de tenir, mais dedans la température doit tourner autour de 1 ou 2 degrés.

Se battre dans le noir et le froid, c'est trop risqué.

Dans ce cas, remettre au lendemain est incontestablement la meilleure option.

« On décidera sur place, quand on sera près du boss. »

« Oui. »

Cette nuit-là, nous avons dormi serrés les uns contre les autres.

Fel a adoré la couverture : il l'a étalée sur le matelas et s'est endormi dessus.

Sui a dormi comme un loir entre Fel et moi.

Dora-chan a collé une chaufferette adhésive sur son ventre et a piqué du nez.

Moi, j'en ai mis une dans le dos et j'ai utilisé le ventre de Fel comme oreiller.

C'est ainsi que nous avons passé la nuit glaciale du désert, blottis les uns contre les autres.

Swipez pour naviguer

Commentaires

0/2000

Aucun commentaire pour l'instant. Sois le premier à en laisser un.