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By the Grace of the Gods

Chapitre 12

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Chapitre 12

Chapitre 12

Chapitre 12/1359%~12 min de lecture2 206 mots

Le voyage en calèche avançait, entrecoupé de pauses occasionnelles, et le jour commença peu à peu à décliner――

Devant mes yeux, dix pièces de monnaie.

Leur détail : d'abord, dans mes deux mains, trois pièces de cuivre, trois pièces d'argent, trois pièces d'or. Chacune existe en trois tailles — grande, moyenne, petite — la plus petite faisant grosso modo la taille d'une pièce de 1 yen, la moyenne celle d'une pièce de 100 yen, la grande celle d'une pièce de 500 yen. S'y ajoute la pièce de métal blanc de la taille d'une pièce de 1 yen que Madame tient dans sa main et me montre.

« Pour l'instant il m'en manque deux, mais les pièces de cuivre, d'argent et d'or que tu as, -kun. Et la pièce de platine que j'ai. Ces quatre types de pièces, chacune en trois tailles — grande, moyenne, petite. Soit douze pièces au total, c'est la monnaie actuellement en circulation dans ce pays.

La valeur : la petite pièce de cuivre vaut 1 suit. La moyenne vaut dix fois plus, 10 suits. La grande vaut encore dix fois plus, 100 suits. Pour l'argent, ça change un peu : la petite pièce d'argent vaut cinq fois la grande pièce de cuivre, soit 500 suits. La moyenne vaut le double de la petite, 1000 suits. Et ça continue comme ça, en alternant cinq fois et deux fois, jusqu'à la grande pièce d'or. La pièce de platine, elle, c'est encore dix fois à chaque palier. »

En résumé, ça donne ça.

Petite pièce de cuivre : 1 Moyenne pièce de cuivre : 10 Grande pièce de cuivre : 100 Petite pièce d'argent : 500 Moyenne pièce d'argent : 1 000 Grande pièce d'argent : 5 000 Petite pièce d'or : 10 000 Moyenne pièce d'or : 50 000 Grande pièce d'or : 100 000 Petite pièce de platine : 1 000 000 Moyenne pièce de platine : 10 000 000 Grande pièce de platine : 100 000 000

« Le budget quotidien d'un citoyen lambda tourne autour de 100 suits, et on utilise surtout les pièces de cuivre dans la vie de tous les jours. L'argent sert pour l'épargne ou les petits commerçants qui tiennent boutique. L'or, ce sont les gros commerçants et les nobles qui l'utilisent principalement. La pièce de platine que j'ai en main, même les nobles s'en servent peu — pour les gros achats ou les transactions entre États. »

Bon, la valeur des pièces et le coût de la vie correspondent à ce que je savais.

Pendant que je recoupais mes connaissances, le cocher nous appela.

« Mesdames, Messieurs, on aperçoit la ville de Kereban. Nous arrivons sous peu. »

On a atteint l'étape, donc. Je pensais qu'on camperait encore ce soir…… attends ? Je n'ai pas de papiers d'identité, moi ?

« Ano…… »

« Y a-t-il un problème ? »

« Papiers d'identité…… moi…… j'en ai pas, c'est bon ? »

Calme-toi, moi ! Ça allait un peu mieux depuis deux semaines, et voilà ! Si je panique, je redeviens haché……

« Rassurez-vous, pour les personnes sans papiers, un laissez-passer temporaire est délivré. C'est une simple formalité, il n'y aura pas de souci. »

Ah, tant mieux…… Mais il faut vraiment que je fasse quelque chose pour ma façon de parler…… En y pensant, j'ai soupiré sans m'en rendre compte, et Madame s'est inquiétée.

« Ça va ? T'inquiète pas, quoi qu'il arrive, on te protège. La ville, c'est pas effrayant. »

« Ah…… »

Y a un malentendu, je ferais mieux de rectifier.

« C'est pas ça. C'est pas la ville, le problème. »

« Ah bon ? Alors, quoi ? »

« En fait…… les mots. C'est bizarre, non ? Moi…… maintenant…… ma façon de parler…… »

« ……Comment dire…… »

« Trois ans…… j'ai pas parlé avec des gens…… il y a deux semaines…… quand -san est venu…… les mots venaient pas bien…… moi-même j'ai été surpris…… depuis deux semaines…… j'ai parlé aux slimes et c'est un peu revenu…… mais…… c'est encore bizarre. Ça guérit pas facilem… mupuh ! »

Quoi ?! Madame ?! Elle m'a serré dans ses bras ?!!

« C'est bon ! -kun ! On va y aller doucement, doucement, pour que ça revienne. *Sanglots*… Tu n'es plus seul maintenant. »

Elle pleure ?! …… Et je me rends compte que Mademoiselle et les hommes ont aussi les yeux humides ?! Pourquoi…… Ah, vu de l'extérieur, je passe pour un type super solitaire. Trois ans sans parler normalement, et parce que les mots ne sortaient plus, je m'entraînais à converser avec des slimes……

« C'est bon ! …… C'est moi qui ai choisi de vivre dans la forêt…… »

Après, j'ai répété un moment que j'allais bien, juste un peu abattu, mais sans effet, et je suis resté dans les bras de Madame jusqu'aux portes de la ville.

Arrivés à la porte, -san et -san sont sortis pour parler aux gardes, et apparemment ils ont réglé l'affaire de mon laissez-passer, car on m'a conduit, avec Madame et les autres, au poste de garde.

En fait, moi seul aurais suffi, mais Madame a tenu à venir parce qu'elle s'inquiétait…… Du coup, le guide et le garde responsable sont tout raidis de tension à cause de leur rang. Inconnu que vous êtes, désolé de vous avoir embarqués……

« Al, alalalors, ve, veuillez tou, toucher ce cr, cristal d'eau, s'il vous plaît. »

Il bégaye à en avoir la voix qui casse, ce type. Moi non plus je peux pas parler, ceci dit.

« Oui. »

J'ai touché le cristal docilement. Aussitôt, une lumière bleue en a jailli, et le regard stupéfait du garde a fait des allers-retours entre le cristal et mon visage.

« To, toi, viens un peu par ici. »

Il s'est passé un truc ? La lumière bleue, c'est "innocent", normalement…… C'est là que -san et Madame sont intervenus.

« Y a-t-il un problème ? »

« La lumière est bleue, il n'y a pas de problème, normalement ? »

« C, c, c'est vrai, la lumière était bien bleue ! Mais, mais, pour les récompenses ! Il y a un casier de bandit avec une prime sur la tête, on veut vérifier et verser la prime ! »

En entendant ça, les deux ont acquiescé. Mais la vérification et le paiement se feront ici, sous leurs yeux.

« Al, alors j'te demande, gamin, t'as déjà descendu un bandit à ton âge ? »

« Oui. »

« D'après le cristal, t'as abattu . C'est exact ? »

Euh, je sais pas. C'est qui, lui ?

« Qui est-ce, cette personne…… je sais pas. »

« On dit qu'il porte une lance toute rouge et une armure aussi rouge. Ça ne te dit rien ? »

À ces mots, un visage me revient. Cette lance était de bonne qualité, je l'avais mise direct dans ma boîte d'objets.

« J'ai la lance dans ma boîte d'objets…… Ça peut servir de preuve ? »

« Si tu l'as, montre-la. »

J'ai sorti la lance de ma boîte et je l'ai tendue au responsable. Il l'a examinée dans tous les sens, puis l'a brandie…… Au moment où j'ai senti l'homme y injecter sa magie, une flamme rouge a jailli de la pointe.

Quoi ?! Cette lance avait une fonction pareille ?! Moi aussi je pourrais le faire ? J'essaierai plus tard.

« Pas de doute. Une lance rouge qui crache le feu, arme magique. C'est bien la lance de . Je vais préparer la prime. »

L'homme a ordonné au soldat qui nous avait amenés d'aller la chercher. Le soldat est parti en courant. Pendant qu'on le regardait partir, l'homme m'a parlé.

« Mais…… t'as vraiment réussi à descendre , toi. Ce type a semé les aventuriers et les chevaliers maintes fois, c'est un costaud. Si ça te dérange pas, tu pourrais me dire comment t'as fait ? »

Même si tu me le demandes…… J'ai pas fait grand-chose, moi……

« J'ai été attaqué par des bandits…… j'en ai renversé un…… avant de mourir, il a dit qu'il avait été trahi par ses camarades, alors j'ai cherché autour…… et j'ai trouvé une grotte où ils faisaient la bringue. »

« Tu les as attaqués là-bas ? »

« Non. Je suis un mage d'invocation…… j'ai envoyé un slime poison dans leur tonneau de vin. »

« Ah, je vois. Comme ça, hein… Bien compris, je te remercie. »

Pile à ce moment, le soldat est revenu avec la prime. J'ai reçu mon laissez-passer et la prime, tout mis dans ma boîte d'objets, et on a quitté le poste. Les gardes du corps étaient déjà partis vers l'auberge, d'après les instructions, y avait personne dehors. À partir de là, pour faire visiter la ville à Mademoiselle, on y va à pied jusqu'à l'auberge.

Au passage, la prime de ce s'élevait à 700 petites pièces d'or, et me voilà riche du jour au lendemain. Qu'est-ce que j'en fais…… Après trois ans de cette vie, je vois pas du tout comment la dépenser. En tout cas, faut que je remercie ceux qui m'ont accompagné.

« Merci beaucoup. À tous. »

« C'est rien, fais pas de cérémonies. »

« Cependant, je n'aurais cru qu'il avait abattu ce . »

« Plutôt que ça, allons vite en ville ! »

« Hé hé, calme-toi, . »

« Mais oui ! C'est la première fois que je marche dans une si grande ville ! »

« Vraiment ? »

« Oui, comme je l'ai dit hier, c'est ma première sortie loin de la maison. Même pour les environs, je marche rarement comme ça. Et surtout, cette ville est la plus grande ville commerciale du territoire des Jamil ! Il y a peu d'endroits où il y a autant de monde ! »

« C'est vrai. »

Y a du monde, c'est sûr, mais connaissant Tokyo, ça me fait peu. Comparé à une gare ou un métro bondé, c'est des ordres de grandeur différents…… Ceci dit, pour une première ville dans un autre monde, je suis pas plus ému que ça. Les vieux bâtiments sont pittoresques, mais pas de quoi crier au miracle, et je ne vois pas de gens qui ressemblent à des races différentes, genre hommes-bêtes ou elfes…… Hé, Mademoiselle, vous vous emballez trop.

Elle se fait emporter par le flux des passants — enfin, flux façon de parler. Elle a clairement pas l'habitude de marcher en ville. C'est risqué, je cours la rattraper.

« Mademoiselle, par ici. »

« Ah, merci. C'est incroyable, tout ce monde, on dirait qu'on va se cogner contre quelqu'un. »

Elle s'arrête n'importe où dès qu'un truc l'intéresse, cette Mademoiselle…… Elle étale son manque de jugeote sans le cacher, alors forcément, les ennuis arrivent. Une femme arrive par derrière sur une trajectoire qui va la percuter à l'épaule gauche. J'attrape le bras de Mademoiselle pour la tirer vers moi et éviter le choc.

« Danger. »

« Tto…… Tch…… »

La femme a jeté un œil à Mademoiselle, qui n'a pas heurté, et à moi qui l'ai retenue, a claqué la langue et est partie. C'était bien une pickpocket, comme je pensais.

« Ah, merci. Ah ? C'est quoi, ça ? »

Encore…… Cette fois, un type dans la ruelle devant nous. Je choppe Mademoiselle avant qu'elle n'atteigne la ruelle et je l'attire contre moi en la portant presque.

« C'est dangereux de sortir comme ça. »

« Hein !? »

« Uo !? »

Du coup que je l'ai tirée, le type qui sortait de la ruelle au mauvais moment a dégringolé par terre.

« Y a quelqu'un qui sort de la ruelle. Faites attention. »

« Ah, merci…… »

J'ai prévenu Mademoiselle, puis je me suis approché du type pour lui parler.

« Ça va ?…… Vous n'êtes pas blessé, si ? »

« Ndaa kono ga…!? »

Le type a tenté de m'attraper au col de la main gauche, mais j'ai contré en écartant son bras de la main droite tout en le saisissant. En même temps, j'ai mis ma main gauche derrière son coude, j'ai caché le mouvement à Mademoiselle avec mon corps, j'ai tordu son bras et déséquilibré sa posture.

Il a failli tomber, sa parole s'est coupée net dans la surprise, mais je l'ai soutenu avant qu'il ne s'écrase, j'ai croisé son regard et je lui ai redemandé calmement.

« Vous n'êtes pas blessé, si ? »

« O, ouais…… Désolé, merci de m'avoir rattrapé. »

« Prenez soin de vous. »

Vraiment, se rater et s'en prendre à un gamin…… Bon, moi je suis un ossan à l'intérieur. Ces temps-ci, je sais plus trop si je suis un gamin ou un ossan……

« -san ! Allons voir par là ! »

Encore ?! Et puis jusqu'à quand vous me suivez, bande de criminels !!

Pendant un moment, j'ai dû me démener pour protéger Mademoiselle des pickpockets, des racketteurs et des ravisseurs en tout genre. Pour une raison quelconque, les gens de la maison ducale sont toujours prêts à intervenir, mais ils me laissent faire exprès. Ceci dit, la sécurité dans cette ville est pas terrible, non ?

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