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Breakthrough with the Forbidden Master

Chapitre 147

Breakthrough with the Forbidden MasterBreakthrough with the Forbidden Master
Chapitre 147

Chapitre 147

Chapitre 147/22067%~8 min de lecture1 519 mots

« Euh~, ah~, mesdames, messieurs, euh~…… ne partez pas encore ! La finale n'est pas encore terminée…… euh~, donc…… »

L'animateur, qui jusqu'ici hurlait à pleine gorge tout ce qui lui passait par la tête, cherche ses mots pour la première fois.

Pourtant chargé de superviser le tournoi, il semble bouleversé par l'oubli de la finale, une faute professionnelle majeure.

« Ah~, Mâchou…… dis donc…… tu vas bien ? Pas de problème pour enchaîner directement sur la finale ? »

« Aucun problème. Mieux : je n'ai pas encore livré un seul vrai combat aujourd'hui. »

« C-, c'est vrai. Alors, Tsukushi…… désolé de gâcher ton bonheur parfait, mais…… »

« O-, oui, c-, c'est vrai ! Oui…… je dois m'excuser auprès d'Earth-kun aussi…… ah, c'est vrai…… en fait, c'est Earth-kun qui devrait gagner…… »

« B-, bon ! Mesdames, messieurs ! On va lancer la finale telle quelle ! La supernova contre le surhomme, un choc taillé pour une finale, non, VRAIMENT taillé pour une finale ! Alors, s'il vous plaît, enflammez-vous ! »

« « « « O-, ooooh~ » » » » »

Une rumeur bizarre, vraiment bizarre, monte des gradins.

Tout le monde avait l'air déjà satisfait, donc franchement l'ambiance sent le superflu.

On sent dans l'air que tout le monde pense : « Bon, la victoire de Mâchou-san, c'est plié. »

« C-, ce… sale… »

L'idole de la nation. Populaire auprès des femmes, aimé et soutenu par tout le pays, sa force reconnue de tous.

Mâchou-san est littéralement le héros national.

De mon côté ?

« Pff. Pff. Tch, tch, tch ! C'est bon, Mâchou-san. Toi, tu te fais entourer, crier dessus, draguer à gauche à droite. Moi, je lis pas l'ambiance, alors si Mâchou-san perd et que tout le pays déprime, j'm'en fiche ! »

Dans le couloir avant l'arène, le poing contre le mur, je boude.

Parce qu'après l'emballement de la demi-finale, j'ai senti que tout le pays voulait la victoire de Mâchou-san.

« Hé, calme-toi. Ne perturbe pas ta concentration. »

« Mais noooon !! »

« Ah~, hum… Compris. P-, pauvre type… »

Traîna fait preuve d'une rare sympathie à mon égard.

Ça me rend encore plus pleurnichard.

Mais en même temps, quelque chose bouillonne en moi.

« Tch… tant pis… de toute façon… j'ai déjà gagné grâce au soutien des autres, mais j'ai jamais gagné GRÂCE au soutien des autres. »

C'est ça. À la capitale impériale, je n'entendais que du bruit parasite autour de moi.

Alors, tant mieux.

Terrain 100 % hostile ?

C'est en gagnant dans ces conditions qu'on prouve sa vraie valeur.

« Allez, vas-y, bordel de merde !! »

« Vraiment, quel pauvre type… »

Alors j'ai hurlé.

Depuis le début, je vise le titre. Je suis venu pour tous les battre.

Au fond, pouvoir me battre à fond sans arrière-pensée, c'est même ce que je voulais. Je me le suis imposé de force.

« Ne soyez pas trop aigri. Certes, les sentiments de tous envers Mâchou débordent maintenant, mais personne ne vous méprise, et encore moins ne souhaite votre défaite. »

« …… Tch…… pourquoi…… »

À ce moment, une voix familière retentit.

« Quoi ? La sœur de Tsukushi que tu chérissais voit son amour se concrétiser, non ? Reste dans les gradins à les féliciter avec les autres. »

« Quoi…… »

« D'ailleurs, pourquoi t'es là ? »

Pas besoin de voir le visage pour savoir qui c'est.

En claquant de la langue, je me retourne : c'est bien Sadis.

« C'est…… »

« Tch, tout le stade soutient Mâchou-san. La finale a même été oubliée, moi je suis laissé pour compte, et tu viens par pitié ? Par compassion ? Dans les deux cas, je me débrouille seul, alors retourne à ta place. »

Une agression gratuite, et j'en ai conscience.

Déjà énervé, c'est Sadis qui tombe sur moi, pile la personne qu'il ne fallait pas.

Je ne peux pas m'empêcher d'être dur.

Mais je n'arrive plus à réprimer cet esprit de contradiction : « Je vais le faire tout seul. »

Alors Sadis…

« Ce peut être de la pitié… mais peut-être aussi… que je te trouve plus pur qu'eux deux… »

« …… Quoi ? »

« Je ne sais pas bien l'exprimer. Je ne me comprends pas encore moi-même, alors je ne peux rien affirmer… mais… »

Toujours cette attitude, Sadis qui s'excuse quasi à chaque phrase.

Et à chaque fois, j'en ai mal au cœur.

Ces trois mois, combien de fois on a répété ce scénario ?

Mais aujourd'hui, Sadis ne se contente pas de me soigner et de partir, elle finit par…

« Go… »

« Go ? »

Le visage rouge, elle se met à gigoter, chose rarissime. Tellement inattendu que j'en suis coi.

Je penche la tête, sans saisir ce qu'elle veut dire.

Alors Sadis, décidée, relève la tête…

« Go-go, Earth-kun ! Allez-y, Earth-kun ! »

« He… hein… »

Honteuse mais déterminée, elle agite des pompons imaginaires, lève les jambes, crie de toutes ses forces pour m'encourager.

« T-, toi… »

« Je sais ! Tu me détestes peut-être, et mes encouragements ne sont peut-être qu'une nuisance… mais même ainsi… »

Sadis elle-même ne comprend pas. Pourquoi elle ne peut pas s'empêcher de m'encourager.

Mais comme pour les soins, elle n'a pas pu retenir ce « il faut que je fasse quelque chose »…

« Bon sang… Je t'ai dit que j'avais envie de passer à autre chose… que c'était assez, bordel. »

Et moi, incapable d'accepter franchement, je me calme pourtant un peu, pathétiquement.

Alors c'est vraiment bon, maintenant.

« Mais… même si… s'il y a quelque chose que tu peux encore faire… »

Pourtant, si je peux encore espérer quelque chose.

Je ne demande plus ce d'avant.

Ni mon cœur, ni mon avenir.

Mais… une seule chose me reste en travers.

À l'époque aussi, comme maintenant…

« Go-go, bocchama, allez-y, bocchama ! »

Elle m'a soutenu, mais il y a une chose qu'elle n'a pas faite.

« Au moins, « cette fois »… regarde jusqu'au bout. »

« …… Eh ? »

« Ma force… peu importe d'où vient la technique, qui me l'a apprise… regarde en pensant que c'est la force que j'ai arrachée à la sueur de mon front. Et sur cette base, regarde jusqu'au bout. »

À l'époque, je ne l'ai pas obtenu.

Je voulais juste qu'elle regarde.

« Juste regarder… ? »

« Ouais. Plus… ce genre de trucs… »

« ? »

Sadis ne se souvient pas. Elle n'a pas retrouvé la mémoire. Mais je l'ai dit quand même.

Pas la force du Grand Roi Démon, ni d'où elle vient. Juste ma force à moi, ma croissance… « Voici ce que je suis devenu », je veux qu'elle le voie.

J'ai fui la capitale impériale, coupé mes anciens liens.

Mais既然 nous sommes encore liés, et que je ne peux pas la chasser, alors au moins qu'elle fasse ça, et ça me suffira. Je lui ai dit ma vraie pensée.

« Alors, la supernova Earth ! L'élu parmi les hommes, digne de la finale, sors déjà !!! »

Et j'en finis.

« Regarde bien ! Et reconnais-moi ! »

Je n'ai pas pu l'obtenir au match devant Sa Majesté.

Gagner. S'emparer de la gloire. Être reconnu de tous.

Tout ça, maintenant !

« Bon sang, quel souci. Si t'es prêt… va ! Écrase-le ! »

« Ouais ! »

Et sur un dernier coup de pied au cul de mon maître, je m'élance.

« C'est parti, bordel de merde !!! »

« O-, oh oh oh, Earth, quelle détermination ! Il arrive en hurlant son ki-ai en courant ! C'est―――― »

« On commence comme ça !!! »

« …… Hein ? »

J'ai enfin atteint ce point. Plus une seconde à perdre, je l'ai crié en courant.

L'animateur reste coi, mais Mâchou-san, lui, a complètement changé d'attitude : il accueille mes mots comme une évidence…

« Moi, ça me va ! Qu'on commence ! »

« Hein, attends, Mâchou !? Non, c'est moi qui dois vous présenter tous les deux… »

« Nous, on s'est assez présentés. À partir d'ici, ce ne sont plus les mots… mais la force ! »

J'ai été rassuré par ces mots.

Visiblement, il a su basculer.

« Tant mieux ! J'ai cru que tu allais ramollir avec tout ce bonheur… alors je vais t'écraser, Mâchou-san ! »

« Hah, viens ! Honorons enfin la promesse d'il y a trois mois ! »

L'animateur peut dire ce qu'il veut, nous on s'arrête plus.

On se lance nous-mêmes, sans demander notre reste.

L'animateur, le public, pas prêts dans leur tête, n'arrivent pas à suivre. Qu'ils fassent avec.

Je vais leur montrer. Pas seulement à Sadis.

À tous ceux qui ne regardent plus que Mâchou-san, je vais prouver.

« Grande Surévolution : Percée !! »

Observation ? Stratégie ? Plus besoin de rien.

« Tout le monde, regardez-moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!! »

D'ici la finale, j'ai fait mon échauffement, mon corps est prêt à cent pour cent.

Tout est pour cet instant.

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