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Beauty and the Beasts

Chapitre 372

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Chapitre 372

Chapitre 372

Chapitre 372/63559%~5 min de lecture817 mots

Après s'être simplement reposé une nuit, la blessure de Muir n'affectait plus guère ses mouvements.

Dès l'aube, il s'élança et captura un écureuil dodue et vigoureux, avant de le faire rôtir près de la rivière, au pied d'un grand arbre.

Sentant le parfum, Bai Qingqing émergé de ses rêves pour rejoindre la réalité. Elle frémit du nez et ouvrit les yeux.

« Qui fait rôtir de la viande ? »

Bai Qingqing rampa vers l'extérieur. C'était un parfum très familier. À l'ail. Muir !

Ah, elle avait failli oublier que Muir avait emménagé dans le village des paons.

Muir gardait constamment un œil sur la direction de Bai Qingqing. L'instant où elle sortit, il la remarqua. Il se leva et se transforma en aigle, avant de voler vers elle.

Bai Qingqing lissa ses cheveux emmêlés, ne les ayant pas démêlés depuis un moment. Muir s'arrêta à côté d'elle et lui fit signe de grimper sur lui.

Elle posa le regard sur le sol en contrebas et se sentit un peu gênée tandis qu'elle enjambait prudemment la rambarde et tournait son corps pour s'asseoir sur le dos de l'aigle.

Muir vola avec stabilité, et sans trop de secousses ni de surprise, amena Bai Qingqing jusqu'à la rivière.

Ils venaient à peine de toucher le sol que Bai Qingqing poussa un cri. Se couvrant le visage de ses mains, elle scruta les alentours.

« J'ai oublié de me barbouiller le visage. »

Muir s'accroupit près du feu et retourna la viande rôtie. Des boules violettes étaient posées sur une feuille d'arbre à côté de lui.

« J'ai cueilli les boules violettes. Va vite te laver le visage. Je t'aiderai à les appliquer après. »

Ce n'était plus que par habitude que Bai Qingqing souhaitait cacher sa véritable apparence. Maintenant, elle s'en moquait éperdument. Elle dit : « En fait, c'est bon. Je n'ai plus la force de m'en occuper. »

Alva, tenant une pomme de pin bourrée de pignons, figea sur place.

« Je n'ai plus la force de m'en occuper. »

Parmi « eux », c'était probablement lui qu'elle avait le moins la force d'occuper.

Bai Qingqing alla jusqu'à la rivière et utilisait des herbes sans goût pour se brosser les dents quand elle entendit Muir dire derrière elle : « Alors n'en mets pas. »

Après s'être lavée le visage, elle alla néanmoins s'accroupir à côté de Muir et dit, désespérée, en lui tendant une boule violette : « Je ferais mieux de m'en mettre quand même. Si je n'en mets pas, ce sera plus embêtant. »

Muir sourit. Comme elle le souhaitait, il l'aida à appliquer la marque de naissance. Le regard de Bai Qingqing balaya l'épaule de Muir et aperçut Alva.

Le beau visage d'Alva afficha instantanément un sourire radieux tandis qu'il s'avançait d'un pas décidé vers eux.

« Ce sont les pignons frais que je viens d'éplucher aujourd'hui. Bien que ta source principale de nourriture ne soit pas les pignons, tes cheveux sont trop crépus. Si tu manges des pignons tous les jours, ils seront assurément brillants et luisants. »

Bai Qingqing fixa les pignons, stupéfaite. « Autant ? Tu les as tous épluchés ce matin ? Moi, je n'en épluche même pas autant en une journée. »

Alva baissa la tête, confus, et porta vivement les pignons devant elle.

« Tu es une femelle, donc bien sûr tu es lente à les éplucher. Nous, les mâles, n'avons pas besoin de cailloux. Une simple pincée, et ça s'ouvre. »

Ce fut seulement alors que Bai Qingqing comprit que Bella ne lui avait fait faire ça que pour la torturer.

« Quoi, éplucher des pignons ? » Muir les regarda avec doute dans les yeux. « Qingqing, pourquoi dois-tu passer une journée entière à éplucher des pignons ? Tu aimes les manger ? Dans ce cas, je les éplucherai pour toi plus tard. »

Bai Qingqing secoua la tête vivement. Après un instant d'hésitation, elle dit une demi-vérité : « Je n'avais rien de mieux à faire, alors j'ai aidé quelqu'un d'autre à les éplucher. »

« Non. » Alva haussa soudain le ton. Après avoir jeté un coup d'œil à Bai Qingqing et Muir, il dit d'un air honteux : « Je l'ai fait éplucher pour une femelle du village. Sinon… »

« Sinon quoi ? » Muir plissa les yeux, sa voix dégageant un sentiment de danger.

Jetant la prudence aux orties, Alva dit : « Sinon, je la chassais. J-je ne faisais que la menacer. »

Muir se leva sur-le-champ. Bai Qingqing pensa immédiatement : 'Oh non.' Mais avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, elle ne vit qu'une silhouette passer devant ses yeux, et Muir avait déjà foncé sur Alva.

Bien qu'Alva fût sur ses gardes, il fut tout de même projeté en arrière par un coup de poing avant même d'avoir pu distinguer clairement les mouvements de l'autre.

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