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Beauty and the Beasts

Chapitre 323

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Chapitre 323

Chapitre 323

Chapitre 323/35591%~4 min de lecture745 mots

Jean regarda de nouveau Bai Qingqing. Bai Qingqing ne savait pas si c'était son imagination, mais elle eut l'impression que la femelle en face d'elle avait un peu plus bombé le torse, et que son attitude était devenue arrogante.

C'était un comportement courant quand une femelle ressentait la pression de la concurrence, mais Bai Qingqing avait l'habitude de ne pas se faire remarquer et ne connaissait donc pas ce phénomène. Elle ne comprit pas que Jean essayait de rivaliser avec elle.

« Je suis la compagne du roi singe. Le roi singe t'a fait du tort, et il a maintenant conscience de son erreur. Peux-tu lui pardonner ? » Jean parla avec une attitude arrogante, pourtant ses mots étaient ceux d'une soumission.

Bai Qingqing sourit. « S'il peut ramener Shuu à la vie, je lui pardonnerai. »

« Tu demandes l'impossible. »

Bai Qingqing trouva que cette personne était vraiment perspicace. Elle se rappela ce que Winston avait dit sur le fait que cette femelle devrait continuer à vivre dans la Cité des hommes-bêtes et ne souhaitait donc pas trop dégrader leur relation. Elle pinça les lèvres et ne dit rien.

« Quel bruit ! »

C'était la voix de Curtis.

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Bai Qingqing se hâta vers lui. En passant près de Jean, cette dernière tendit soudain la main.

« Qu'est-ce que tu fais ? » Winston bondit aussitôt, agrippant fermement le poignet fin de Jean.

Jean poussa un cri de douleur. « Tu me fais mal. »

Bai Qingqing se retourna aussi pour regarder Jean.

« Je n'ai vu qu'un cheveu sur ton épaule et j'ai voulu te l'enlever. » Le visage de Jean se plissa, affichant une expression comme si elle supportait une douleur immense. Elle tenait entre ses doigts un cheveu long et brun foncé.

Bai Qingqing connaissait la force des mâles et dit vite à Winston : « Lâche-la tout de suite. »

Winston lança un regard dubitatif à Jean avant de la relâcher. Jean saisit son poignet qui avait rougi, le cœur serré.

Mince. C'était encore un costaud. Un mâle comme lui ne servait à rien. Depuis quand manquait-elle de mâles ?

À cet instant, Curtis entra dans la grande salle, agitant sa queue.

Soudain, Jean eut l'impression d'être fixée par une bête sauvage. Tout le sang dans son corps se figea. Si elle avait eu des poils sur le corps, ils se seraient tous dressés sur la pointe.

Jean leva les yeux et son corps se raidit encore plus. Elle resta stupéfaite.

Mon dieu, c'était lui !

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Curtis jeta un regard distrait vers Jean avant de saisir la main de Bai Qingqing et de la tirer contre lui.

« Tu ne pars toujours pas ? »

Curtis ne leva pas les yeux, mais Jean sut qu'il lui parlait. Son corps eut l'impression d'avoir été dégelé instantanément. Elle serra la mousseline bleue dans sa main et se tourna pour partir, ayant l'air de fuir en déroute.

Bai Qingqing regarda le dos de Jean. Une fois qu'elle fut partie, Bai Qingqing marmonna : « Elle a vraiment peur de toi. »

« Tu ne demandais pas à quoi ressemblent les femelles sirènes ? » dit Curtis indifféremment. « Elle en est une. »

Les yeux de Bai Qingqing s'écarquillèrent.

Si Jean était une sirène légendaire, elle serait un peu déçue.

Bien que Jean fût belle, elle ne l'était pas à couper le souffle. Au moins, n'importe quel mâle de la Cité des hommes-bêtes ne lui serait pas inférieur. Si Curtis était une femme, il serait plus beau qu'elle.

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Elle se demanda à quoi ressemblaient les mâles de la tribu des sirènes. Puisque les femelles étaient déjà si belles, leurs mâles devaient être encore plus beaux !

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« Donc tu la connais. Pourquoi ne l'as-tu pas choisie comme compagne ? » demanda Bai Qingqing, mourant d'envie de potins, mais un peu nerveuse aussi. Vu comme Jean avait peur de Curtis, ce ne pouvait pas être qu'il l'avait maltraitée avant, si ?

Les yeux de Curtis lançaient des étincelles de fureur. « Je ne l'aime pas. »

Bai Qingqing ferma les yeux, boudeuse. Elle avait une confiance absolue en Curtis et ne daigna pas mentir.

Il n'aimait pas Jean, mais il l'aimait elle ? Bai Qingqing ne put retenir la joie dans son cœur et son visage rougit un peu.

Curtis lança un regard à Bai Qingqing au milieu de sa colère, et la colère dans son cœur s'apaisa graduellement.

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