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Beauty and the Beasts

Chapitre 255

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Chapitre 255

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Chapitre 255/35572%~5 min de lecture806 mots

Bai Qingqing ressentait une légère douleur d'être saisie ainsi. Elle se débattit avant de lancer d'une voix dure : « Je n'en ai pas. »

Le visage de Shuu devint instantanément d'une pâleur extrême, et sa main qui agrippait celle de Bai Qingqing desserra son étreinte.

Bai Qingqing profita de l'occasion pour retirer sa main. Elle vit que ses deux mains avaient rougi, et qu'il y restait même quelques marques de doigts.

Shuu remarqua vite les marques sur les mains de Bai Qingqing et les saisit à nouveau. Mais bien plus doucement cette fois. « C'est ma faute. Je t'ai fait mal. Laisse-moi souffler dessus. »

Bai Qingqing ne savait comment gérer les minauderies de Shuu qui semblaient n'avoir aucune limite. Elle retira vivement sa main. « Il n'y a vraiment pas besoin. Ne me touche pas ! »

Anxieuse, Bai Qingqing poussa Shuu. Ce dernier, pris au dépourvu, recula de quelques pas avant de finalement se calmer.

Il regarda Bai Qingqing en silence un moment, ses yeux brillants encore, quoiqu'il ne parût pas heureux. C'était le chagrin qui se refléchissait depuis ses larmes sous le soleil.

« Tu peux me rejeter, mais tu ne peux pas m'empêcher de t'aimer. »

Shuu sourit, mais son sourire était vraiment déchirant. « Les plantes du château des singes ont toutes été apportées ici de divers endroits. Je te ferai visiter. »

« Pas la peine. J'attends Parker. » Bai Qingqing n'osait pas regarder le visage de Shuu, mais tourna la tête vers un grand arbre. Elle poussa soudain un cri interrogatif.

Les plantes de la cour avant restaient vertes en toutes saisons, mais cet arbre faisait exception. Il avait l'air laid, son écorce d'un gris-brun sale, et il occupait beaucoup de place. Bai Qingqing l'examina de près et le trouva de plus en plus familier.

« Tu le reconnais ? » Shuu demanda immédiatement.

Bai Qingqing secoua la tête, incertaine, et tendit la main pour toucher le tronc. Avant qu'elle ne puisse l'atteindre, sa main claire fut saisie par une plus grande.

« Ne le touche pas. L'écorce est rugueuse et tu risques de te blesser. »

Bai Qingqing retira sa main comme si elle avait reçu un choc électrique. Elle détourna la tête et s'éloigna à grandes enjambées par la porte arrière du château des singes. Entendant des pas la suivre rapidement, Bai Qingqing ne put que dire ceci pour le congédier : « Le roi singe a dit qu'il nous donnerait un sac de grains sauvages. Aide-moi à l'apporter. »

« D'accord. » Shuu accepta joyeusement et s'élança dans le château, tout content.

Bai Qingqing regarda le dos de Shuu s'éloigner et poussa un soupir de soulagement. Elle se retourna vers le grand arbre, gardant l'impression de l'avoir déjà vu quelque part.

Elle leva les yeux et son regard croisa par hasard une paire d'yeux perçants dans le ciel. Un aigle noir était perché au sommet d'un certain château de pierre.

Les hommes-bêtes aigles étaient tous hautains, et Bai Qingqing n'y réfléchit pas davantage. Elle franchit la porte et Parker, assis dans la salle principale, tourna les yeux vers Bai Qingqing. Il avait clairement entendu la conversation entre elle et Shuu et semblait fort en colère.

Bai Qingqing esquissa un sourire un peu coupable, essayant de mimer les mots pour dire : « Fais attention. » Elle glissa ensuite hors de la pièce vers les couloirs.

Shuu s'informa partout jusqu'à trouver où se tenait le roi singe. Il s'apprêtait à frapper et à entrer lorsqu'il surprit quelque chose de choquant.

« On va vraiment tuer Bai Qingqing ? » C'était la voix du roi loup.

Les yeux de Shuu s'écarquillèrent, et il retint son souffle.

« Ce n'est pas moi qui la tuerai, c'est Rosa. Souviens-toi, on ne sait rien. On a seulement rappelé les gardes de la tribu du loup dans le château. » La voix du roi singe était très froide, bien différente de ce qu'il montrait aux autres auparavant. Si ce n'était parce que Shuu connaissait bien sa voix, il n'aurait pas cru qu'elle appartenait au château des singes, celui qui était révéré par tous les hommes-bêtes.

Rappeler tous les gardes... Qingqing !

La respiration de Shuu s'accéléra, et il fit demi-tour pour courir en arrière.

« Qui est là ? » Au son de la voix du roi singe, la porte s'ouvrit d'elle-même avec un « bang ». Comme elle s'était ouverte avec trop de force, elle claqua contre le mur, battant d'avant en arrière plusieurs fois. Mais la personne qui l'avait ouverte n'était nulle part en vue.

Ce n'est qu'alors que le roi loup réalisa que quelqu'un était passé. Son nez tressaillit et il exhalta. « C'est Shuu. »

Le roi singe dit : « Vite, va l'arrêter. Il ne faut pas qu'il divulgue notre plan. »

« Oui. »

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