Bai Qingqing était une jeune fille, ou plutôt une jeune femme, qui se contentait facilement et n’avait pas beaucoup d’ambition. Il lui suffisait de rester blottie ainsi, silencieusement dans les bras de Parker, pour se sentir enveloppée d’une chaleur réconfortante et romantique.
Parker lui massait la taille avec tendresse et constata qu’il ne sentait plus aucune chair au niveau de sa taille fine. Il marmonna sur un ton reproche : « Pourquoi la chair a-t-elle disparu ? Avant de pondre tes œufs, il y avait bien plus de moëlleux ici. »
Sans le vouloir, elle rentra légèrement le ventre. « C’est parfait comme ça. » Sinon, elle aurait été trop gênée pour accepter la requête de Parker, sachant que ses mensurations étaient revenues à leur état initial.
Soudain, Parker se souvint de quelque chose et lâcha prise, s’agitant : « Vite, laisse-moi voir où passe ma marque de compagnon. »
« Fais attention, l’air frais passe sous la couverture. » Elle s’enroula la couverture autour d’elle sans ménage.
Parker glissa la tête sous la couverture, et Bai Qingqing sentit alors qu’on saisissait son sein. Son visage rougit immédiatement ; elle le repoussa en criant : « Gredin de léopard ! »
Parker sortit sa tête avec une expression exaltée, l’éclat doré de ses yeux brillant intensément. « Elle est vraiment sur ta poitrine. Je savais que c’était moi que tu préfères. »
À ces mots, Parker l’embrassa violemment, écrasant ses lèvres contre les siennes.
Paralysée par la surprise, elle resta silencieuse, souffrant de ses incisives heurtées. Elle tourna la tête vers le bloc de pierre.
« Chut ! » Fit-elle signe de taire en posant un doigt sur ses lèvres, ignora le frisson et souleva la couverture.
Baissant la tête, elle songea que c’était fichu.
Sur son corsage blanc comme neige, un léopard rugissant, crocs découverts, apparaissait. Son attitude et son expression dégageaient une arrogance telle qu’elle donnait envie de lui coller une raclée. Même Bai Qingqing ne supportait pas de le regarder droit. Elle imaginait mal comment Curtis réagirait en apercevant cette marque de compagnon.
Fallait-il conseiller à Parker de passer un moment à la cape ?
Ouï ! C’était même impératif !
Parker recouvrit vite Bai Qingqing de la couverture et la réprimanda : « Tu fais preuve d’une insouciance totale. Tu vas prendre froid. »
Elle eut un frisson en tirant fort sur la peau d’animal. « Mettons nos vêtements. Va chercher mes affaires pour m’aider. »
« D’accord », répondit Parker en se levant.
« J’ai fait chauffer de l’eau. » La voix grave de Winston résonna depuis la pièce voisine. Le parfum dans la chambre continuait de s’échapper vers le salon. Grâce à son odorat fin, il savait pertinemment quel état de désordre régnait à l’intérieur, et il avait préparé l’eau chaude bien avant.
Très gênée, Bai Qingqing enfouit la moitié de son visage dans la couverture.
Impossible que Winston ait écouté leurs conversations pendant tout ce temps, non ? Au ciel ! Qu’un trou s’ouvre sous ses pieds !
« Merci », lança Bai Qingqing vers la porte de la chambre, avant de donner un coup de pied dans Parker à travers la couverture. « Apporte-le vite. »
Parker s’étira, un sourire aux lèvres, puis écarta la tapisserie.
Winston tenait la bassine d’eau chaude, lançant apparemment un regard distrait vers Parker. Même si le parfum de mâle s’y mêlait également, il ne parvenait pas à masquer la douceur folle qui s’en échappait.
Sa prise se resserra sans qu’il puisse le contrôler, ses doigts s’enfonçant dans la pierre de la bassine.
Le regard de Parker devint tranchant ; il saisit de force la bassine d’eau. « Y a-t-il autre chose ? »
Winston reprit ses esprits, relâcha son emprise et murmura : « Non. »
« Hmph. » Parker jeta un coup d’œil aux empreintes digitales laissées sur la bassine de pierre, puis à celle de paume sur le chambranle, et une volonté meurtrière envahit son cœur. Pourtant, en se retournant, son visage retrouva aussitôt son expression douce. « Qingqing, je vais t’aider à te sécher. »
« Tu peux simplement laver le torchon et me le passer. » Assise sur ses talons, toujours enroulée dans la peau d’animal, l’expression de Bai Qingqing se figea soudain.