« C'est normal, vu qu'il fait froid aujourd'hui », dit Winston.
n'avait vraiment pas le courage de s'asseoir à nouveau sur le carrelage glacé du parterre, alors elle se rassura. *Je suis si bien emmitouflée, personne ne va me reconnaître.* Puis, elle se blottit contre la poitrine de Winston en toute quiétude et se mit à manger.
« C'est brûlant, c'est délicieux. » croqua dans le pilon de poulet, puis le leva vers Winston. « Je te nourris. Ne le tiens pas avec tes mains, sinon tu vas te les graisser. »
Winston appréciait beaucoup ce genre d'interaction avec sa compagne, alors il acquiesça avec plaisir. Il mordit une toute petite bouchée sur une partie sans sauce du pilon et laissa les morceaux les plus savoureux pour elle.
s'occupait de nourrir tous les deux, tandis que Winston s'occupait de lui essuyer la bouche. Ils se partageaient la tâche et profitaient de la compagnie l'un de l'autre en toute décontraction.
« Allons voir un film après avoir mangé. Y a un film d'horreur qui cartonne en ce moment. J'ai envie d'aller le voir. » Tout en parlant, prit une petite bouchée de poulet. À en juger par les apparences, elle était à peu près rassasiée.
Winston l'aida à essuyer la graisse au coin des lèvres. Face aux demandes de sa compagne, il n'aurait naturellement pas refusé. « D'accord. »
exulta en son for intérieur, et son appétit sembla s'améliorer. Elle croqua une nouvelle bouchée de poulet frit.
Bip bip !
Quelques bips stridents retentirent soudain au bord de la route. fronça les sourcils et,levant les yeux, aperçut un taxi s'arrêter sur le bas-côté juste en face d'eux.
Aucune voiture ne bloquait le passage devant, et la couleur de la voiture lui semblait familière. Le cœur de fit un bond, et elle s'éloigna instinctivement de Winston.
Mais quoi qu'elle fasse pour se décaler, elle restait assise sur les genoux de Winston. Vu de loin, il n'y avait pas grande différence.
La vitre du taxi baissa, et un visage furieux en sortit. « , viens ici tout de suite ! »
« Papa ! » bondit instantanément des genoux de Winston. L'esprit vide, elle marcha vers le taxi, le pilon de poulet à la main.
Comment une telle coïncidence était-elle possible ? Tomber nez à nez avec son père. C'était vrai, comme dit le proverbe : « Qui trop souvent monte à la montagne finit par rencontrer le tigre. »
Winston avait secrètement filé ses parents et reconnut Papa Bai sur-le-champ. Fronçant les sourcils, il la suivit.
Papa Bai ne put contenir sa colère et descendit de la voiture. Sans se soucier d'être en plein air, il pointa Winston du doigt et l'interrogea : « Qui est-il ? »
Voyant que la situation tournait mal, les deux hommes de main de Winston jaillirent prestement du véhicule, la main déjà à la taille.
Winston leur fit signe de ne pas approcher.
Bien que saisis par son aura, la rage dans le cœur de Papa Bai ne retomba pas. Ne pouvant s'en prendre à Winston, il ne put que s'en prendre à . « Monte en voiture. »
« Mm. » obéit et marcha vers le taxi, et Winston fit mine de la suivre.
Papa Bai tendit le bras pour lui barrer le passage. « Je ramène ma fille à la maison. Qui es-tu ? »
« Papa. » tirailla sa veste et récolta aussitôt un regard noir en retour.
« Eh. » soupira et dit doucement : « C'est mon copain. »
Auparavant, elle avait admis que Curtis était son copain parce que ses autres compagnons n'étaient pas encore arrivés. Maintenant que tout le monde était là, par équité, n'avait pas prévu d'en présenter aucun comme son petit ami.
Mais à présent qu'elle était prise sur le fait, elle ne pouvait plus tant faire attention.
Le cœur de Winston explosa de joie, et ses émotions se lurent sur son visage. Cependant, alors que les commissures de ses lèvres se relevèrent involontairement, la profonde cicatrice sur sa joue fut tirée, rendant son expression un brin féroce.
L'expression de Papa Bai, elle, était encore plus terrifiante. Après avoir jeté un coup d'œil à Winston, il saisit le poignet de sa fille et la tira de force vers la voiture.
« Rentres à la maison avec moi ! »
« Papa ! »
Ce n'était pas l'intention de de résister, mais elle trébucha tout de même en étant tirée. Winston fit de grandes enjambées et s'interposa devant eux, barrant le passage à Papa Bai.
Papa Bai leva la tête avec méfiance et regarda le visage de Winston. L'angle était très désavantageux, car Winston dépassait d'une bonne tête. À son mètre soixante-quinze, Papa Bai n'atteignait même pas les épaules de Winston. Impossible d'imposer une quelconque prestance face à lui.