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Beauty and the Beasts

Chapitre 1475

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Chapitre 1475

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Une fois et Zhang Xin installés dans la voiture, quelques agents les gardèrent à l’œil pendant que leurs collègues s’enfonçaient en montagne avec les chiens d’élite.

Peu après, ils en sortirent plusieurs cadavres.

Face aux policiers, se sentait terriblement mal à l’aise ; son corps semblait avoir cessé d’écouter ses ordres. Elle ne put que s’effacer au maximum pour gêner le moins possible leur présence.

Sa main posée sur l’appui-siège fut soudain recouverte par une paume chaude. Le sursaut fut si violent que eut un cri étouffé et retira sa main comme si elle avait reçu une décharge électrique.

« Zhang Xin ? »

La main de Zhang Xin resta suspendue un instant dans les airs avant de se retirer. Il sourit d’un air résigné. « J’avais presque oublié que tu avais un compagnon. Mais ta main est glacée. Tu vas vraiment bien ? »

secoua la tête. « Ça va. »

« Ne t’inquiète pas. Je vais sortir jeter un coup d’œil. » Zhang Xin ouvrit alors la portière.

Elle voulut le retenir, mais après avoir entrouvert les lèvres, elle se retint. Supportant son malaise autant qu’elle le pouvait, elle en fit autant.

Les corps étaient maculés de sang. Certains présentaient deux grandes ouvertures dans la poitrine, tandis que d’autres semblaient avoir été fracassés par un objet contondant. Ils étaient presque tranchés en deux. Tous avaient connu des morts atroces.

Au bout d’un rapide examen, elle courut jusqu’à la bordure de la route et se mit à vomir.

En se relevant, elle était totalement livide et n’avait plus aucune force.

Un froissement de feuillage attira son attention. Quand elle regarda vers cet endroit, elle découvrit sous le choc la tête de Winston.

« Pourquoi tu es encore là ? » murmura-t-elle sans ouvrir la bouche.

Winston découvrit les dents. balaya les alentours du regard et constata en effet que Curtis et Muir n’étaient pas loin. L’un s’était dissimulé dans la cime d’un arbre, tandis que l’autre veillait perché sur une grosse branche.

« Ces individus semblent être morts suite à des coups portés avec un objet contondant et une force considérable. À la façon dont leurs chairs ont été déchirées, il est évident que l’auteur des faits est d’une extrême puissance. Les plaies ont noirci, ce qui indique une intoxication. On ne peut exclure une attaque d’animaux sauvages. Nous verrons cela après l’autopsie », expliqua un agent au chef de police.

Le chef fronça vigoureusement les sourcils. « Ce sont les chefs des triades de notre ville ! »

« N’est-ce pas mieux ainsi, puisqu’ils sont morts ? » lança Zhang Xin sur un ton désinvolte. Il reçut immédiatement un regard noir du chef de police qui rétorqua d’une voix bourrue : « Amenez la jeune fille à la voiture ! »

Zhang Xin jeta un coup d’œil à et ajouta : « Papa, ça ne va pas très bien. On pourrait rentrer tout de suite ? »

« Mmm, vous avez raison, rentrez vite. » Tout en parlant, le chef donna l’ordre à ses hommes de charger les cadavres dans les véhicules.

Zhang Xin se précipita auprès de . Il s’avança de deux pas dans sa direction quand, avant même d’ouvrir la bouche, il s’exclama terrifié : « Papa ! »

Son cri capta immédiatement l’attention de tous, qui tournèrent la tête vers la forêt en suivant son regard.

« Un tigre ! » hurla quelqu’un.

Méfiant et soupçonnant le prédateur d’être responsable des morsures mortelles, le chef de police tira aussitôt à vue.

Ses collègues dégainèrent également leurs armes.

« Ne tirez pas ! » s’empressa-t-elle de crier en se redressant.

Winston esquiva sur le champ, lui lança un dernier regard inquiet avant de disparaître dans les profondeurs de la forêt.

Les agents enchaînèrent pourtant les rafales. C’est alors qu’une série de bruits inhabituels résonna. Lorsqu’ils tournèrent la tête, ils découvrirent sous le choc un serpent gigantesque.

Puis vint le battement d’ailes. Sans qu’on sache depuis combien de temps un grand aigle avait aussi squatté les environs, celui-ci fuyait à tout vent les coups de feu tout comme les autres animaux.

Paniqués, les policiers tirèrent coup sur coup. Ils ne mirent fin au barrage de balles que lorsque les bêtes disparurent de leur vue, profondément ébranlés. Ils se regroupèrent rapidement et s’échangèrent des regards interrogateurs.

« Nous sommes sûrs à quatre-vingts pour cent qu’il s’agit d’une attaque de fauves. » Le chef se tourna vers et soupira. « Mademoiselle, vous avez eu beaucoup de chance qu’on soit venus. Sinon, vous seriez morte, vous aussi, écrasée sous les griffes de ces bêtes. »

lâcha un rire gêné. « Merci, monsieur l’agent. »

« Mais pourquoi les animaux sauvages n’ont pas mangé les humains une fois qu’ils les avaient tués d’une morsure ? » demanda subitement Zhang Xin en posant sur elle un regard où perce une pointe d’interrogation.

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