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Beauty and the Beasts

Chapitre 1467

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Chapitre 1467

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Immédiatement, les hommes dans la voiture passèrent en état d'alerte, comme prêts à affronter un ennemi redoutable alors que le pilote foulait à fond la pédale.

tourna la tête et s'écria avec joie : « C'est Curtis ! »

Frère Léopard poussa un soupir de soulagement et demanda : « Qui est-ce ? »

lui adressa un sourire vicieux et répondit : « C'est quelqu'un de bien plus difficile à gérer que Winston. Au moins, Winston m'écoute parfois, mais pas lui. Vous allez vraiment devoir faire attention. »

Vers l'arrière, commença à s'inquiéter pour eux. Son ton, si réaliste qu'elle parlait d'une situation réelle, réussit à effrayer les occupants de la voiture.

L'expression glaciale du visage de Frère Léopard se figea, et il rétorqua férocement : « Tu ferais mieux de t'inquiéter d'abord pour toi-même ! »

À ces mots, il ordonna impatiemment au chauffeur : « Accélère et débarrasse-toi de lui ! »

« Fast and Furious » s'enchaîna instantanément sur la chaussée. Les véhicules filèrent à toute allure, s'insérant partout où un créneau se présentait. faillît s'envoler, ballotée de gauche à droite entre ses deux compagnons.

Elle tournait avidement la tête vers l'arrière pour observer Curtis et remarqua qu'il conduisait tout aussi imprudemment. Malgré son inexpérience au volant, il fonçait sans la moindre hésitation.

Quand Frère Léopard changeait de voie, il veillait encore à éviter les autres véhicules, mais Curtis roulait purement selon ses désirs, éraflant celui de gauche et cognant celui de droite. On aurait dit qu'il souhaitait envoyer valser toutes les autos qui bloquaient sa route.

En le regardant conduire, le cœur de remonta jusqu'à sa gorge, puis ce fut la détresse qui la submergea lorsqu'elle cria : « La nouvelle voiture de ma famille ! Vous devez me dédommager ! »

« Tais-toi ! Sale salope ! » hurla Frère Léopard.

Les deux hommes assis aux côtés de la retinrent aussitôt. Elle se tut rapidement, et ce n'est qu'alors qu'ils relâchèrent leur prise.

Voyant ce qui se passait dans l'autre véhicule, Curtis serra le volant si fort qu'on eût dit qu'il voulait le briser. D'une seule main, il attrapa son téléphone et composa le numéro de .

Une sonnerie résonna soudainement dans la voiture tendue, effrayant même les hommes faits. Frère Léopard décrocha précipitamment le portable de et posa l'appel.

« Remets-la-moi ! » ordonna Curtis en fixant intensément la voiture de tête, sa voix sinistre transmise à l'autre véhicule par le téléphone.

Frissonnant le long de sa colonne vertébrale, Frère Léopard se remémora soudain les propos de : cet homme était nettement plus dangereux à gérer que Winston.

« Et si je refuse ? » lança-t-il en sortant la tête par la vitre pour examiner la place du conducteur du véhicule qui les talonnait de près. Grâce au reflet lumineux sur le verre, la silhouette à l'intérieur apparaissait floue. Pourtant, Frère Léopard parvint à distinguer un couple d'yeux rouge sang, semblables à ceux d'un démon.

Curtis soutint son regard sur les yeux de son interlocuteur et articula chaque mot avec précision : « Ou alors je te tue ! »

Aucune émotion ne filtrait de ses prunelles. Celui qui prononçait de telles menaces d'un ton si neutre était indéniablement une personne au caractère extrêmement violent, ayant déjà assassiné d'innombrables personnes.

La pomme d'Adam de Frère Léopard monta et il ingéra péniblement sa salive. Soudain, une voix féminine parvint à ses oreilles.

« Aide-moi à lui dire de rouler moins vite. Ne casse pas la voiture ! »

implora .

Frère Léopard tourna la tête et la fixa, incrédule, pendant un long moment. Son regard semblait murmurer : D'où sort cette crétine ?

Le cœur serré d'inquiétude, voyant que Frère Léopard ne répondait pas, tourna le regard vers le véhicule de Curtis, le feu de l'anxiété brillant dans ses yeux.

Conduire était déjà dangereux en soi. Mener ce genre de course sur la route mettrait d'autant plus en danger les autres usagers. Même s'il parvenait enfin à les rattraper, la force martiale de Curtis soulèverait des soupçons. Ce serait catastrophique s'il poussait le bouchon trop loin et finissait dans les journaux.

Curtis était par ailleurs considéré comme une célébrité. Tout ceci nuirait gravement à sa réputation et à sa carrière. Rien d'avantageux ne pouvait résulter d'un tel comportement.

Impossible de savoir si c'était grâce à ses paroles ou parce qu'il avait compris son regard, mais Curtis ralentit effectivement son allure.

La distance entre les deux voitures ne tarda pas à s'accroître. Tous les hommes du compartiment poussèrent un soupir de soulagement.

Après avoir raccroché, Frère Léopard se cala contre son siège, gagné par un malaise croissant.

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