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Beauty and the Beasts

Chapitre 1461

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Chapitre 1461

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La chair flasque de Frère Léopard frémit. « Qu’est-ce que tu veux ? »

« Rien. » Winston le fixa d’un regard calme et imperturbable. Au moment où Frère Léopard laissait échapper un net soupir de soulagement, il enchaîna d’une voix sans émotion : « Je ne fais que te rendre ce que vous avez fait aux miens. »

Après ces mots, il saisit le poignet de Frère Léopard et le serra à peine. Dans la baignoire, l’homme jeta un cri bien plus atroce.

Des tourbillons de sang frais dessinèrent un nuage rouge dans l’eau, tandis qu’un bras tordu et difforme venait se refléter à la surface. Quand on le releva, il ne restait plus qu’un poignet dénudé.

Le membre était rompu au milieu de l’os, mais le ligament tenait encore. À mesure qu’on le tirait vers le haut pour le tendre, Frère Léopard était si rongé par la douleur que chaque muscle de son visage convulsait. Ses yeux se révulsèrent, ne laissant plus voir que les blancs.

Winston n’avait nullement l’intention de le laisser boiteux. De l’autre main, il tira doucement sur le tendon. Il céda dans un craquement sec, comme une bande élastique, et rebondit brièvement.

Frère Léopard serrait désespérément son bras fracturé contre lui, tandis que des cris de supplice résonnaient sans interruption. Son sang imprégnait l’eau sans qu’il s’en rende compte, et ses gémissements changeaient de tonalité. Instantanément, l’eau de la baignoire virait au rouge éclatant.

Il pressa le moignon entre ses paumes jusqu’à former une masse informe, puis le lança sans ménagement dans la cuvette avant d’enfoncer la chasse. Il s’approcha alors de l’évier et se contempla dans le miroir tout en se rinçant les mains.

« Je n’ai aucune intention de tout raser. Tant que tu ne me cherches pas querelle, nous pouvons cohabiter sur ce même territoire. » Il referma le robinet, essuya ses mains sur sa taille, puis se dirigea vers la sortie.

La femme postée à l’extérieur fut si terrorisée qu’elle s’écroula sur place. Dès que Winston eut disparu, elle se glissa en hâte dans la salle de bains. « Frère Léopard, Frère Léopard, ça va ? Aaah ! »

Apercevant l’état épouvantable qui régnait dans la pièce dès son entrée, elle laissa échapper un cri strident et prit la fuite.

Par mégarde, Winston avait éclaboussé ses vêtements de sang. À son retour, il prit une douche et s’occupa de laver ses habits.

Lorsque rentra au château, elle croisa Winston en train de descendre l’escalier, déjà vêtu d’un simple peignoir.

Elle lui lança d’un air naturel : « Pourquoi te lavais-tu déjà à cette heure ? »

« J’avais besoin de me laver. » Winston s’approcha d’elle, y posa sa grande paume et passa les doigts dans sa chevelure avec une infinie douceur.

En présence de Winston, avait l’impression de redevenir une fillette. C’était exactement le sentiment qu’on éprouve envers sa propre fille.

Décontenancée par ses propres pensées, elle prit ses jambes à son cou, toute rougissante. Elle s’installa parmi les lanières fines entassées au sol et remit la main à la tresse du grand nid.

Les pupilles de brillèrent subitement. « C’est prêt ? Moi aussi, je veux tisser. »

le toisa avec un air de supérieur mépris : « Dépêche-toi d’aller prendre une douche. Tu crèves sous l’odeur de route. Regarde comme Winston veille à sa propreté, en prenant même une douche rien que pour rester chez lui. Allez, dis-le moi honnêtement : depuis quand tu ne t’es pas rincé le corps ? »

ferma immédiatement la bouche. Il n’était pas question qu’il avoue à sa compagne qu’il n’avait pas pris une seule douche depuis sept jours.

Ce n’est qu’une fois revenu au silence que ses traits trahirent son épuisement. Ses cernes marquées frôlaient désormais ses pommettes, et ses yeux injectés de sang dénotaient un manque de sommeil sévère.

Le cœur brusquement comprimé, le poussa doucement et ordonna : « Fonce te laver. Et file te coucher après. Demain, j’ai congé. »

Ce n’est qu’à cet instant que adopta une attitude docile et s’éloigna de sa compagne.

« Sss ~ » Curtis fit jaillir sa langue fourchue et fixa Winston d’un œil méfiant, comme pour le peser du regard.

avait lui aussi capté l’odeur du sang. Dès qu’il eut monté à l’étage, il lança sur un ton décontracté : « Winston, passe un moment ici. »

« Entendu. » Winston monta le suivre.

Curtis préféra rester en bas. Il s’installa auprès de et lui prodigua quelques conseils pour parfaire le tissage du grand nid commun.

Une fois installé dans la chambre, baissa le ton : « Crève le code, tu as été traîner ailleurs en secret ? »

Winston resta muet, interloqué. Sans lui laisser le temps de répondre, enchaîna : « Inutile de chercher des alibis. L’odeur ne ment pas. Où as-tu traqué ? Dis-le moi, je garde le secret. Accélère un peu, j’ai envie d’y aller aussi. »

Les commissures des lèvres de Winston vibrèrent légèrement avant qu’il ne rétorque : « Ce n’est pas le sang d’une bête. C’est du sang humain. »

L’enthousiasme quitta d’un coup le visage de , qui sembla aussitôt perdre tout intérêt.

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