La main encore glissée sous son soutien-gorge, tourna la tête et regarda Curtis avec des yeux de poisson mort. « Tu ris ? C'est pas de votre faute à tous, ça ? »
Si elle n'avait pas accouché, sa taille de bonnet aurait‑elle gonflé ? Elle faisait déjà un bonnet D, au départ, alors elle s'en fichait royalement d'aller plus loin, d'accord ?
Curtis cessa de rire, s'allongea et regarda se débattre.
Toc toc.
Un coup frappa de nouveau à la porte. Cette fois, c'est la voix de Maman Bai qu'on entendit.
« Qingqing, y a‑t‑il quelqu'un d'autre dans ta chambre ? » Maman Bai avait l'air anxieuse.
Le cœur de fit un bond, et elle enfilait prestement un T‑shirt par la tête. « Non. Qui d'autre pourrait bien être dans ma chambre ? »
« Ouvre la porte. » Pas de place pour la négociation dans le ton de Maman Bai. entendit des pas dehors et comprit immédiatement que son père arrivait aussi. Ce qui la paniqua encore davantage.
« Ah, attendez une minute, je m'habille. » En parlant, elle tira Curtis vers elle et lui fit signe de la bouche : « Cache‑toi, vite. Il ne faut surtout pas que mes parents te découvrent. »
Curtis acquiesça et sortit du lit tout nu. Sans même enfiler un bout de tissu, il sauta par la fenêtre.
n'y pouvait rien. Elle ne put que regarder, l'air dépassé, Curtis sauter par la fenêtre. Pendant ce temps, les coups redoublaient d'urgence. Elle se pinça les joues, recomposa son expression et alla ouvrir la porte.
Maman Bai se tenait au milieu, Papa Bai à ses côtés. Bai Xiaofan était là aussi, l'air hébété.
rit jaune. « Vous faites quoi, là ? »
Maman Bai la détailla d'abord avant d'entrer dans la pièce. Aussitôt, elle fronça le nez.
« Pourquoi tes couvertures sont par terre ? » demanda Maman Bai après avoir fait le tour de la chambre. Fixant l'embrasure de la fenêtre vide, elle fronça encore plus les sourcils. « Et pourquoi la fenêtre est cassée ? »
En parlant, Maman Bai contourna les couvertures pour aller vers la fenêtre.
Furry entra aussi dans la pièce avec tout le monde. À peine entré, il se mit à gratter la couverture par terre.
« Hé, va de l'autre côté. » le poussa doucement du pied, mais Furry ne broncha pas. Elle n'osait pas faire trop de mouvements. Les nerfs en pelote, elle serrait son pantalon si fort qu'elle en avait les jointures blanches.
Curtis ! Curtis ! S'il te plaît, ne te fais pas repérer !
Ah ! Mince alors ! Il est complètement nu !
Aïe, est‑ce qu'un passant pourrait le voir ?
« Probablement cassée par un gamin. Elle est cassée depuis hier. » n'osait même pas souffler. Elle se raidit et mentit. « Vous m'avez fait peur. Comment aurais‑pu faire entrer quelqu'un en cachette ? Même si j'en avais fait entrer un, je vous l'aurais présenté. »
Maman Bai passa la tête par la fenêtre et, scruteant les alentours, ne vit rien d'anormal. Quand elle se retourna, elle vit Furry soulever la couverture. Le lit avait l'air propre aussi, aucune trace de saleté. Ce n'est qu'alors qu'elle dit, dubitative : « J'ai cru entendre un rire d'homme, tout à l'heure. »
Sa fille avait toujours été obéissante et sensée, alors Maman Bai ne croyait pas qu'elle fasse n'importe quoi. Mais tous les trois avaient bien entendu ce rire, tout à l'heure…
« Oh, moi aussi je l'ai entendu. » acquiesça d'un air sincère. « Un homme passait dehors, tout à l'heure. Sans la vitre, l'isolation phonique est mauvaise. C'est pour ça que vous avez cru que ça venait de ma chambre. »
« Vraiment ? » Maman Bai poussa un grand soupir de soulagement. Voyant la réaction de sa mère, souffla elle aussi, le dos trempé de sueur froide.
« Ah, au fait. Pourquoi tu as dormi par terre au lieu du lit ? » Maman Bai posa une nouvelle question.
Comme venait juste de se détendre, son corps semblait un peu mou. Elle s'appuya contre le mur et répondit : « Le matelas Simmons est foutu ; il penche tout le temps vers l'extérieur. Du coup, j'ai décidé de dormir par terre, tout simplement. »
Ayant acquis de l'expérience dans le mensonge, elle s'y prenait maintenant avec bien plus de calme. Elle avait l'air plutôt convaincante.