Voyant à quel point chérissait l'argent, Curtis comprit qu'elle n'en avait pas beaucoup. Probablement à cause de ça, elle ne vivait pas très bien. En tant que son compagnon, peu importait qu'il ne puisse pas subvenir à ses besoins. Mais il devait même utiliser son argent.
Il devait gagner de l'argent le plus vite possible pour que Neige soit débarrassée à jamais de ce fichu sentiment d'insécurité.
Gagner de l'argent et te soutenir — si ces mots sonnaient ringards, ils étaient pratiques. Rien que ces mots suffisaient à faire battre le cœur des femmes. De plus, comprenait les sentiments de Curtis pour elle.
À ses oreilles, c'étaient les paroles les plus touchantes et les plus romantiques au monde. Elle gloussa et se blottit contre la poitrine de Curtis avec une expression béate.
« Allez, dépêche-toi de dormir. Il faut se lever tôt demain », dit .
« Mm. » Curtis s'allongea à plat avec elle dans ses bras. Regardant les ampoules brillantes comme en plein jour au plafond, puis l'obscurité totale dehors, il demanda d'un ton perplexe : « C'est quoi ça ? Une sorte de boule lumineuse ? »
Il en avait vu beaucoup de ces points de lumière avant d'entrer. Quand le ciel s'assombrissait, les points de lumière au sol étaient plus nombreux que les étoiles dans le ciel nocturne. Il avait voulu en cueillir une pour l'offrir à Neige, mais contre toute attente, elle avait éclaté avant qu'il ne puisse le faire. Elle l'avait même percé et lui avait donné une sensation d'engourdissement dans tout le corps.
Une idée frappa soudain , et elle s'étendit sur la poitrine de Curtis en disant d'un air sérieux : « Ah, oui. C'est un appareil électrique. Ne le touche pas pour rien. Ça peut tuer. »
Curtis dit : « Tu parles de la substance toxique qui engourdit ? »
Le coin des lèvres de tressaillit. « Tu n'as pas été électrocuté, par hasard ? »
« J'en ai effectivement croisé une dehors. Mais ça va, dès que j'ai retiré la main, l'engourdissement s'est arrêté », dit Curtis sans s'en soucier.
se porta la main au front, puis le tira pour le faire asseoir et lui présenta toutes sortes d'appareils électriques. Bien que Curtis n'eût pas peur, il n'avait pas spécialement envie de se faire électrocuter à nouveau, donc il mémorisa tout ce qu'elle dit.
…
Bang ! Bang ! Bang !
Il faisait encore sombre dehors. Dehors, les routes étaient éclairées d'une lueur brumeuse, tandis que dans la chambre, et Curtis dormaient profondément quand le claquement de la porte se fit soudain entendre.
Curtis, sur le qui-vive,’ouvrit les yeux abruptement. Pas une once de sommeil dans son regard alors qu'il le rivait sur la porte de la chambre.
« Réveillez-vous, le petit-déj' est prêt ! » La voix de Bai Xiaofan retentit depuis l'extérieur.
L'heure du petit-déjeuner avait sonné. avait dormi jusqu'ici parce qu'elle avait perdu son portable et n'avait donc pas mis de réveil.
Par habitude, elle voulut d'abord traîner au lit. Mais sentant la vigilance de Curtis, elle se força à émerger.
« C'est bon. C'est mon petit frère », chuchota . Puis elle cria vers la porte : « Je suis réveillée ! »
Curtis se glissa alors sous la couverture et enroula ses bras longs, fins et doux autour de sa taille.
dit en souriant : « Je dois me lever maintenant. Tu peux dormir encore un peu. Ne fais pas de bruit. Ce serait terrible s'ils découvrent que tu es là. »
Ssss~ Curtis répondit paresseusement, réticent à quitter le corps chaud de sa compagne.
Non sans mal, se dégagea de ses bras et commença à s'habiller.
À la maison, elle portait son pyjama décontracté à grande élasticité. Qu'elle grossisse ou maigrisse un peu, elle arrivait toujours à y entrer. Là, en enfilant son soutien-gorge, à son grand dam, constata qu'elle n'arrivait plus à le mettre.
Mon dieu ! Comment je vais sortir aujourd'hui ?!
fit tout son possible pour fourrer ses seins dans son soutien-gorge, mais quoi qu'elle fasse, ils débordaient. Elle était au bord de la crise de nerfs.
Fallait-il qu'elle pique le soutien-gorge de sa mère ? Ça semblait jouable, vu que ses parents allaient bientôt partir travailler.
Juste au moment où les yeux de roulaient dans tous les sens à force de réfléchir, Curtis, curieux, sortit la tête pour regarder, n'entendant plus aucun bruit de sa part depuis un moment.
« Tu veux… » À mi-phrase, Curtis se mit soudain à pouffer.