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Beauty and the Beasts

Chapitre 1240

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Chapitre 1240

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« Qingqing. » Muir lui saisit les mains, l'air passablement agité. « J'ai pris ma décision. Élevons nos petits aigles dans la forêt de rochers. »

« Hein ? » n'en croyait pas ses oreilles. Pensant avoir mal entendu, elle le fixa, hébétée.

Muir l'enlaça avec force. Maintenant qu'il avait tranché, toutes ses inquiétudes s'envolèrent. Il ne restait qu'une joie profonde.

Enfin, il n'aurait pas à la quitter.

« J'ai décidé de couver nos œufs dans la forêt de rochers. » Muir lui prit le visage entre les mains, faisant naître une lueur excitée dans ses yeux noirs, où se reflétait le visage radieux de la femelle.

« Vraiment ? » fut transportée de joie. Elle demanda ensuite, inquiète : « Mais cela n'affectera-t-il pas le développement de nos petits aigles ? »

« Je les éduquerai avec plus de sévérité », déclara Muir d'un air grave.

Ce que Qingqing disait avait du sens. Le désert pouvait aussi tremper la volonté des hommes-bêtes aigles. L'environnement de la forêt de rochers et de la Falaise des Mers se ressemblaient. Pourvu qu'il les discipline durement, ils ne seraient pas nécessairement inférieurs à ceux qui grandiraient à la Falaise des Mers.

Quand ils seraient un peu plus grands, il pourrait les amener à la Cité des hommes-bêtes pour qu'ils s'habituent aux lieux. Ainsi, une fois adultes, ils ne seraient pas perdus comme lui, tout en faisant bonne figure.

Une fois ces mots prononcés, Muir balança son dernier fardeau. Il affirma avec certitude : « Nos enfants ne seront certainement pas inférieurs aux autres ! »

Contaminée par sa confiance communicative, hocha également la tête avec vigueur, d'un air assuré. « Mm ! »

Quatre jours plus tard, pondit effectivement un second œuf gris, de taille similaire au premier. À présent, son ventre était complètement plat.

Inquiets qu'il n'y en ait d'autres, ils attendirent délibérément quatre ou cinq jours de plus, avant que Muir ne s'envole vers la forêt de rochers avec les deux œufs d'aigle et une brassée d'herbes.

Pondre des œufs d'aigle n'avait pratiquement pas nui à , et elle put se mouvoir librement dès le lendemain. Son ventre ne devint même pas flasque. Elle avait simplement l'impression d'avoir maigri et éliminé le gras superflu de son abdomen.

Après avoir attendu fiévreusement à la maison pendant cinq jours, ne put plus tenir. Elle était bien décidée à déménager dans la forêt de rochers et à y vivre quelques jours pour attendre que ses petits aigles percent leur coquille.

Voyant qu'elle était totalement remise, les mâles de la maison n'élevèrent aucune objection.

Curtis n'avait aucune intention de veiller pendant que les enfants de Muir sortiraient de leur coquille, alors il resta au lit et fit le mort. proposa de l'y emmener.

Arrivé un pas après lui, Winston ne put que dire : « Alors, je m'occuperai des petits. J'apporterai la nourriture à l'heure. »

n'atteignait le cou de Winston qu'en se mettant sur la pointe des pieds. Les deux jambes enroulées autour de sa taille, elle posa un baiser sur ses lèvres. « Je te laisse la maison, alors. Allons-y ! »

Le toujours posé Winston parut soudain un brin retenu. Les bras ceinturant la taille de , il parla un peu plus vite que d'habitude. « Fais attention. »

On ne savait s'il parlait de maintenant ou de la forêt de rochers.

lui répondit par un large sourire. « Je ferai attention. Toi aussi. »

En parlant, elle regarda vers Curtis allongé dans le coin. Elle sauta à terre depuis les bras de Winston et fit un signe de la main, disant : « Je pars, Curtis. »

Ssss~

Curtis ne lui jeta même pas un regard, se contentant de lui tourner froidement la nuque.

Mais connaissant l'inimitié entre lui et Muir, savait que c'était la meilleure attitude que Curtis pût afficher. Aussi fut-elle tout de même assez contente.

boucla efficacement leurs bagages et les porta contre sa poitrine, avant d'aller vers et de s'accroupir. « Allons-y. »

« Mm. »

brûlait de la retrouver seul à seul, tandis que brûlait de voir Muir couver les œufs. Aussi le duo fut-il prompt dans ses mouvements et disparut-il de vue en un clin d'œil.

Winston porta une main à ses lèvres, la cicatrice sur son visage tressaillant légèrement. Un doux sourire se dessina sur sa bouche, le rendant moins féroce que d'ordinaire.

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