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Beauty and the Beasts

Chapitre 1091

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Chapitre 1091

Chapitre 1091

Chapitre 1091/141677%~4 min de lecture708 mots

Elle lança un regard menaçant à et parvint à stopper son rire.

réussit à contenir son hilarité et se tourna pour gagner la chambre. Elle distinguait encore ses épaules qui se soulevaient et s'abaissaient. Il faisait visiblement des efforts considérables pour ne pas éclater de rire.

l'ignora et se tourna vers Muir, disant : « Nous t'avons enfin retrouvé. Pourquoi es-tu sorti ? Il tombe des cordes dehors. »

Au moment où partit, le corps de Muir se raidit comme face à un ennemi mortel. Le cœur serré, il attendit que le pose.

Il imaginait toutes sortes de reproches qu'elle lui adresserait, mais il n'avait pas prévu qu'elle lui parle avec douceur, voire avec une pointe de tendresse. Son corps déjà tendu se raidit encore davantage.

Depuis leur séparation au village des paons, ne lui avait plus adressé la parole sur ce ton.

Son esprit était en plein chaos, il avait perdu toute capacité de réflexion. Il ne pouvait que fixer, les yeux grands ouverts, la seule lueur dans son champ de vision.

paraissait encore un peu gênée. On le voyait à la façon dont elle avait tiré sur ses vêtements à deux reprises. Elle était toujours aussi belle.

Pourtant, elle l'était encore davantage à présent, d'une beauté éblouissante, radieuse. Elle dégageait aussi une douceur maternelle d'une séduction extrême.

Même s'il restait quelques traces de graisse sur son visage — ce qui n'échappa pas à l'œil perçant de Muir —, elle demeurait parfaite et sans défaut à ses yeux. Juste une touche de mignonnerie en plus.

En contemplant sa merveilleuse femelle bien-aimée, une impulsion monta de nouveau au cœur de Muir. Il voulait la ravager, l'emporter avec lui. Puisqu'il ne pouvait obtenir sa reconnaissance, il la enfermerait de force auprès de lui.

Au surgissement de cette pensée, elle frappa violemment son cœur comme un tsunami. Elle faillit engloutir entièrement sa raison.

« Crrr… »

Les griffes de Muir s'enfoncèrent dans le sol de pierre, produisant un grincement strident qui fit froncer les sourcils à , l'inconfort la ramenant à elle, ce qui poussa Muir à réprimer rationnellement l'élan de son cœur.

inspira profondément, rassembla son courage, puis dit : « Ne pars pas. »

'Puisque les choses en sont là, pourquoi diable pars-tu encore ? Tu ne vas pas me compliquer la vie, si ?'

était au bord des larmes. Elle n'avait jamais dit à Muir de partir, pourtant elle devait prendre la parole pour le retenir.

Elle avait trois compagnons à la maison. Dire une chose pareille la mettait mal à l'aise. Elle ne cessait d'avoir l'impression d'être inconstante en amour, de n'être qu'une moins que rien.

Quoi qu'elle rumine en elle-même, conservait une mine sincère. Son regard ne faisait que papilloter un peu vite.

Muir eut l'impression d'être foudroyé sur place, un bourdonnement lui monta aux oreilles. Il peinait à croire ce qu'il entendait.

'Qu'est-ce que Qingqing a dit ? Lui a-t-elle dit de rester ?'

Il n'osa pas manifester la moindre réaction, de peur d'avoir mal compris, ce qui aurait fait que se déteste encore plus.

Voyant que Muir ne réagissait pas, crut vraiment que sa voix avait été trop faible par culpabilité. Elle haussa délibérément le ton et dit : « Ne pars pas ! Tu es mon compagnon à présent, alors où comptes-tu aller ? »

Vraiment bouleversée, la voix de monta anormalement haut. Après avoir dit cela, son visage légèrement rouge devint écarlate. Elle se sentit encore plus gênée.

Les pupilles des yeux écarquillés de Muir se contractèrent intensément, et il en oublia soudain de respirer. Presque tous ses sens l'abandonnèrent. Il n'entendait plus le grondement de la pluie, ne percevait plus la température, ne sentait même plus s'il était encore en vie. La silhouette de la jeune femme dans sa vision était la seule lumière dans ses yeux, et aussi la seule existence qu'il pouvait percevoir de tous ses sens.

Son regard restait accroché au visage clair et délicat de la jeune femme comme s'il était tangible… comme s'il voulait user de ce regard pour l'imprimer au plus profond de ses prunelles, la graver dans son cœur.

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