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Banished from the Hero's Party

Chapitre 24

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Chapitre 24

Chapitre 24

Chapitre 24/15715%~10 min de lecture1 994 mots

« Donnez-moi tout le médicament à l'étoile de mer grise que vous avez ! »

« Je suis désolé, nous avons aussi des commandes d'autres cliniques, alors trente doses au maximum. »

« Oh, vous en avez autant en stock ? Ça m'arrange ! Les autres pharmacies sont déjà en rupture. »

Le médecin de la clinique Christopher, qui donne sur la rue du Conseil, acheta le médicament avec un grand sourire.

Deux mois après l'apparition de l'intoxication de Johnson, des patients étaient amenés à l'hôpital chaque jour à Zoltan, et le médicament à base d'herbe étoile de mer grise, utilisé pour les premiers secours, se vendait comme des petits pains.

« Ritt, tu tiens la réception à partir de cet après-midi. Moi, je m'occupe de la préparation des médicaments. »

« Compris. Cela dit, la situation est terrible. »

« Oui, ce n'est plus de la drogue, c'est du poison. »

La drogue est certes effrayante, mais le handicap ronge le corps lentement. Le but de la drogue est d'obtenir du plaisir, comme l'euphorie ou un sentiment de libération, et même si elle mène à une dépendance sévère qui détruit le corps, elle ne produit pas une grande quantité de patients graves en quelques mois.

« Pourquoi utilisent-ils une drogue aussi dangereuse ? La dépendance est-elle si forte ? »

Je l'ignore. Les médecins interrogent les patients, dit-on, mais ceux-ci ne font que répéter qu'ils peuvent devenir un nouveau moi-même, sans donner d'explication claire.

« Il paraît que les voleurs, les compagnons d'Albert, utilisaient aussi cette drogue. »

« Quoi ? »

La tragédie de l'autre jour était-elle aussi causée par la drogue ?

« Cette drogue n'est pas normale, hein ? »

« Le Conseil, qui pensait d'abord l'interdire par étapes, a jeté son honneur aux orties et lancé une répression. Le responsable, Dan, va probablement être viré. »

Pauvre type. Je ferais bien de lui apporter un médicament pour l'estomac.

« Toutefois, vu qu'on ne connaît toujours pas sa nature, il s'agirait d'un nouveau médicament que même un détenteur de compétence de composition supérieure, appelé de l'extérieur, ne peut pas analyser. La possibilité d'un médicament d'elfes sauvages semble bien réelle. »

Il ne doit y avoir sur le continent que quelques personnes, comptables sur les doigts d'une main, qui possèdent la compétence de composition suprême, au-dessus de la supérieure. Moi-même, je n'ai de contact direct qu'avec une haute-elfe, la sorcière impératrice « Baba Yaga l'Hiver », venue chercher du mithral à la ville d'argent de Muzali. Baba Yaga est une figure légendaire qui possède la bénédiction « Reine de l'Hiver », une bénédiction de classe Witch dont on n'a confirmé que deux détenteurs dans l'histoire.

Les compétences de production comme la composition, qui n'influencent pas directement le combat, ont une valeur légèrement inférieure. C'est parce qu'elle a dépassé le niveau 60 et obtenu une énorme quantité de points de compétence que Baba Yaga a pu acquérir cette compétence.

« L'analyse par compétence est donc concrètement impossible. »

« Y a-t-il une méthode d'analyse en dehors de la compétence de composition ? »

« Hum, c'est difficile. Si on connaissait les ingrédients, il y aurait encore des moyens. »

Il existe bien une méthode qui consiste à examiner la nature des ingrédients et à remonter par la connaissance.

Mais ce n'est pas courant et les documents sont écrasamment rares. Personne ne cherche à découvrir par le savoir ce qu'une compétence révélerait instantanément.

« Il va falloir que j'aille à nouveau cueillir des herbes. »

La guilde des aventuriers a aussi lancé des demandes de collecte d'herbe étoile de mer grise, mais aller en cueillir dans le lieu de reproduction des chimères, où elle pousse abondamment, c'est à peu près moi seul qui le fais. S'ils ont la force de vaincre une chimère, les aventuriers ne regarderont même pas une demande de collecte d'herbes, même si le prix de rachat a un peu augmenté.

Je n'ai pas l'intention de partir à l'aventure, mais en tant qu'apothicaire, je ferai tout ce que je peux.

***

« Euh, Albert, tu vas vraiment le faire ? »

« Qu'est-ce que tu dis, maintenant qu'on est arrivés jusqu'ici ? »

Au marmonnement de la prêtresse, Albert répondit par un regard glacial.

Pourtant, le mage de terre, le guerrier, et le voleur qui venait de les rejoindre, tous arboraient la même expression inquiète que la prêtresse.

« Pourquoi nous devons-nous faire ça... »

Le guerrier marmonna tout bas.

Albert réprima l'envie de hurler et enjoignit ses compagnons à le suivre.

Le groupe d'Albert se trouvait dans une grotte côtière au sud de Zoltan.

Y vivait un monstre appelé scrag, un géant à la figure bestiale, à la peau bleue et rugueuse, haut d'environ quatre mètres.

Le scrag est une variété de troll géant, aussi appelé troll marin.

Selon la croissance de leur bénédiction, les scrags sont à peu près de niveau 9 chacun. Contrairement aux trolls ordinaires, d'une cruauté sans bornes, les scrags ne sont pas des monstres qui dévastent tout aveuglément...

« Ils ont une face d'écrasé de singe, mais les scrags chérissent les enfants de leur tribu plus que tout. Au point qu'aucun ne meurt de faim. »

Le mage de terre expliqua.

Les scrags pêchent eux-mêmes, mais ils comptent encore plus sur le pillage pour leurs revenus. Quand des scrags venus par la mer forment un village, tout va bien d'habitude, mais une fois la saison de reproduction passée et les enfants nés, ils se mettent à attaquer les villages environnants pour rassembler nourriture et matériel.

Ils répètent cela chaque année, augmentent leur nombre et bâtissent un « royaume » de scrags.

« C'est pour ça qu'on les éradique avant qu'ils n'entrent en saison de reproduction. »

« Mais les scrags, c'est du travail pour un groupe de rang C, non ? »

Les scrags possèdent une capacité de régénération qui recolle instantanément un bras arraché, mais ils ont une faiblesse : le feu. Une seule Boule de feu, le sort standard que les porteurs de bénédiction de type mage apprennent en atteignant le niveau 4, met la plupart des scrags hors de combat et fait perdre leur régénération aux survivants.

Tant qu'un allié capable de lancer Boule de feu a du mana, ce n'est pas un adversaire à craindre.

Même sans Boule de feu, il existe des sorts utilisables dès le niveau 1 : Flèche de feu, qui tire une flèche enflammée, et Mains brûlantes, qui projette une petite bouffée de flamme depuis la paume.

Les sorts de feu excellent à l'attaque et permettent des offensives puissantes à des niveaux plus bas que les sorts d'eau ou de terre.

Le fait que le feu soit leur point faible abaisse d'autant la dangerosité du monstre.

« Les aventuriers qui ont glandé tout l'été sont débordés par les demandes laissées à l'abandon. Tant que les scrags ne sont pas en saison de reproduction, leur dangerosité est faible, personne ne prendra la demande. »

En plus, c'est plus rentable de les abattre après qu'ils aient commencé à piller. Le butin est une source de revenus importante pour les aventuriers.

« C'est pour ça que nous le faisons. Ceux qui ont la force ont l'obligation de l'employer. Sachez que plus longtemps on garde l'épée au fourreau, plus c'est un péché. »

À la harangue d'Albert, ses compagnons le louèrent « Comme on s'y attend d'Albert », mais leurs yeux flottait un mépris évident.

Fais-le tout seul, alors !

Albert secoua légèrement la tête.

La bénédiction d'Albert est « Le Champion ». Niveau de bénédiction : 24. C'est la bénédiction d'un héros qui surmonte les difficultés et accomplit de grands exploits. L'une des bénédictions supérieures de type guerrier ; son impulsion est de prouver sa force au monde, de laisser son nom dans l'histoire.

Comparée à sa grande ambition, les bénédictions vulgaires de ses compagnons sont bien trop petites. C'est ce que pensait Albert, plein de dédain. Pourtant, lui-même, incapable de tirer parti de cette bénédiction puissante, avait échoué à Zoltan.

« Allons-y. »

Albert dégaina son épée.

« Ah, euh, cette épée... ? »

La prêtresse regarda l'épée à la forme bizarre qu'Albert tenait.

La lame était épaisse et semblait lourde. La garde était petite, on dirait qu'on s'y couperait les doigts facilement.

Et surtout, la pointe était arrondie, sans fonction de « pointe » pour percer.

C'était une épée de bourreau.

« J'ai cassé mon épée précédente, et je pensais qu'une épée magique de cette qualité ne se trouverait pas facilement, mais un colporteur m'a cédé une perle rare, j'ai eu de la chance. »

Cette épée, parsemée de rouille çà et là, contrastait avec l'armure neuve et étincelante d'Albert.

« Elle n'a pas de signature. Mais son tranchant est exceptionnel. Je l'ai nommée "Voie de l'Éventreur" (Vorpal Blade). »

La prêtresse utilisa la magie Détection de la magie, qui visualise le pouvoir magique.

Instantanément, elle fut submergée par une aura écrasante et s'assit brutalement.

« Désolé, j'aurais dû t'avertir. On ne sait pas qui l'a forgée, mais c'est un chef-d'œuvre créé avec la compétence de fabrication d'arme légendaire. La seule arme qui surpasse cette épée, c'est probablement "L'Épée sainte de chute des démons" que possède la héroïne Luthy. Rien qu'en voyant son aura magique, un niveau médiocre se fait écraser. »

« U-une telle chose chez un simple colporteur... ? »

Assise par terre, la prêtresse exprima son doute.

Albert lui adressa un sourire amical et lui tendit la main.

« J'ai eu de la chance. »

Face à cela, la prêtresse ne put rien ajouter.

***

Le groupe d'Albert avait déjà conquis la majeure partie du nid des scrags.

Il ne restait plus que la dernière pièce.

Comme c'était une grotte, il n'y avait pas de porte, et Albert et les siens pénétrèrent dans la salle.

« Ah... »

Devant ce spectacle, la prêtresse poussa involontairement un cri.

Il y avait trois scrags. Vu leurs mamelles pendantes, c'étaient toutes des femelles.

Mais la scrag assise, protégée par les deux autres, cloua la prêtresse sur place.

Son ventre était enormement gonflé.

À cet instant, toute l'excitation du combat, jusqu'à l'impulsion de sa bénédiction, s'envola. Son éthique, et plus encore sa part de femme, résonnèrent avec l'expression de cette scrag acculée, qui pourtant s'apprêtait encore à se battre.

« N-non... »

La prêtresse recula d'un pas. Sa pensée se paralysa, respirer lui devint pénible.

Mais,

« Il y en avait déjà une qui portait des petits. Bien fait d'avoir agi vite. »

Albert dit cela sans la moindre émotion. Il fonça droit devant, abattit aisément les deux scrags qui essayaient de protéger leur congénère.

La dernière scrag, pour ses compagnons morts et pour son enfant à naître, poussa un rugissement de combat. Un rugissement qui semblait lui déchirer la gorge.

« Hmph. »

Face à la mère scrag qui levait ses griffes pour se battre jusqu'au bout, Albert ricana et balaya son épaisse épée d'un seul coup.

Cette attaque arracha, trop facilement, trop vite, deux vies.

Le combat était fini.

Quand elle s'en rendit compte, des larmes coulaient des deux yeux de la prêtresse.

« Ça va ? »

Albert lui parla d'une voix calme. La main qui venait de trucider la mère scrag se posa sur son épaule pour la consoler.

« Pourquoi... »

La prêtresse, sans pouvoir réfléchir, dit ce qu'elle pensait. Elle ne put s'arrêter.

« Elles aimaient juste leurs enfants ! Nous sommes pareilles, non, elles étaient peut-être bien plus nobles que nous ! »

« Ce n'est pas vrai, ce ne sont que des monstres. »

« Par exemple... si nous leur donnions de la nourriture et qu'en échange elles protégeaient les environs des autres monstres, une telle relation aurait pu être possible, non ? »

Albert sourit doucement. C'était l'expression d'un adulte qui fait la leçon à un enfant qui ne comprend pas la raison.

« Nos bénédictions ne le désirent pas. »

Ah, oui... ce monde est rempli de combats.

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